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Burning Gates › Wounds

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Shelleyan      samedi 14 janvier 2023 - 22:17

cd • 8 titres

  • 1Catch
  • 2Oblivion door
  • 3Shadows of the past
  • 4Waxfire
  • 5Your secrets II
  • 6Towards dawn
  • 7World of lies
  • 8Emerald

enregistrement

Aqualuce Studios, Turin, Italie, avril-mai 2000.

line up

Michele Piccolo (chant, guitare), Andrea Canella (guitare, programmation), Daniele Tartagila (basse), Igor Cavalleri (batterie)

Musiciens additionnels : Davide Bo (batterie)

remarques

https://burninggates.bandcamp.com/. Disponible également sur l'excellent coffret 'Aqualuce Years' sorti chez Swiss Dark Nights.

chronique

Cela s’était ressenti sur ‘Aurora Borealis’, moins d’influences post punk goth du début des 80’s, les Transalpins étant revenus à leur amour des Fields of the Nephilim, non en tant que clones mais en tant qu’eux-mêmes, même si le chant avait commencé à expérimenter avec quelques teintes plus gutturales, ce qui se confirme ici. On ne va certes pas cacher que ça sonne un peu comme (‘Watch’) mais comment en vouloir à des gens si talentueux ? Surtout que les Burning gates évitent le syndrome du sanglier aux gros sabots de buffle qui caractérisent trop de formations inspirées des Anglais. Car eux demeurent plus proches de ‘Dawnrazor’ ou ‘The Nephilim’, soit du gothic rock, certes musclé mais évitant la lourdeur malvenue et metal-friendly des guitares (Love like Blood ont fini par s’y casser les dents). Malgré des qualités évidentes, cette patte italienne notable, inutile de s’enfouir la tête sous le châle noir et sexy posé sur la chaise, après trois disques de très haute envergure, ‘Wounds’ marque clairement un essoufflement. Non dans le soin apporté tant à l’écriture qu’aux arrangements ou la production mais dans l’identité et l’efficacité. Même s’ils ne sont pas des copieurs stériles, le groupe me parait emprunter davantage et ouvertement aux influences, ce qui en soit n’a rien de grave sauf que le résultat, sans être décevant, est quand même moins excitant. Les parties de guitare font très bien le boulot, avec des vraies réussites mais c’est moins personnel; quant à la voix, même si Michele n’abuse pas des aboiements à la Carl McCoy, il en use un poil trop à mon goût. Il n’en a pourtant pas besoin, c’est un bon vocaliste et ses modulations de timbres moins souterraines justement participaient à l’ADN du combo. Les pièces sont moins riches en rebondissements et sans sonner ennuyeuse, on se surprend à ressentir légèrement l’impression de durée ('Emerald' entre autres...). Pour recadrer les choses, bien des disques du style n’atteignent pas la cheville de celui-ci mais quand un groupe place d’emblée la barre aussi haut, on est vite sensible aux chutes de pression. Les changements de personnel amorcés sur 'Aurora Borealis' (basse), confirmés par un nouveau batteur cette fois-ci ont-ils joué un rôle ? Mon ressenti n’a rien d’une coïncidence, suite à cette sortie suivra un hiatus de 15 ans avant un retour en force prouvant probablement que les artistes avaient besoin de faire un break. Cela dit, pour les amateurs du genre, pas de raison non plus de bouder cet opus, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

note       Publiée le samedi 14 janvier 2023

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