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Burning Gates › Nel profondo

cd • 7 titres

  • 1Intro: Lilith
  • 2To the moon
  • 3Nel profondo
  • 4Fuocco di cera
  • 5Distruggere il tempo
  • 6Giocchi di guerra
  • 7Muro nero

enregistrement

Aqualuce Studios, Turin, Italie.

line up

Michele Piccolo (chant, guitare), Andrea Canella (guitare), Giulio Forsi (basse), Davide Bo (batterie), Diego Merletto (clavier).

remarques

Ce premier essai est inclus avec des bonus sur l'excellente compilation 'The Aqualuce Years' sortie chez Swiss Dark Nights. https://swissdarknights.bandcamp.com/album/the-acqualuce-years

chronique

50 balles pour une K7 ? En même temps, certains maquignons du business peuvent en réclamer 300 ou 400 sans sourciller, donc… Bref, inutile en tout cas de les claquer pour celle des Italiens de Burning Gates, elle figure dorénavant en version cd sur l’excellente compilation produite par le non moins excellent label Swiss Dark Nights. 1995, Lilith nous accueille dans les bras du chaos sur fond de nappes de clavier mélancoliques, de remous sombres, de grincements de guitare en suspension… D’emblée, bien que débutant, le groupe démontre le soin qu’il tient à apporter non seulement à ses compositions mais aussi aux atmosphères. L’influence principale est nette: Fields of the Nephilim, à ceci près que pas question de jouer la carte des vocaux spéléologiques, ceux de Michele sonnent plus décadents, passionnés, avec un mix les intégrant presque au niveau des instruments conférant au tout un climat hanté. Les Italiens savent aussi ne pas perdre de vue l’aspect direct d’une mélodie et l’importance de frapper net. C’est là qu’ils révèlent leur seconde carte, les influences goth de la première vague avec des rythmiques roulantes et tribales qui complètent la touche sombre et organique de base, parfois à l’intérieur du même morceau (‘To the moon’, ‘Fuoco di cera’) permettant d’aligner plus de sept minutes au compteur sans dégager de lassitude. On pourrait rétorquer que le plan début en mid-tempo pour poser des atmosphères et exploser aux trois quarts de la chanson peut devenir un gimmick convenu. C’est là que la sens de la mélodie et le goût du détail font la différence; par exemple, l’agencement des compositions. L’instrumental profond, triste, ‘Shine’ tombe pile au bout moment. Après avoir travaillé beaucoup le schéma évoqué, ce break marque une pause avant de repartir sur les chapeaux de roue dans un climat légèrement différent assez typique des formations italiennes (Artica entre autres), ce moment où elles prennent une petite distant ce des influences, laissant de surcroit la beauté de la langue de Dante guider le rythme des mélodies. Histoire de ne pas conclure en pleine montée d’adrénaline, Burning Gates ont l’intelligence de laisser retomber la pression par une pièce plus lente, lourde mais emplie d’espace qui certes se terminera à grande vitesse mais aura permis de diluer un brin l’obscurité avant une fin nette, l’écho de quelques mots plutôt qu’un fadeout de merde. On ne peut que remercier Swiss Dark Nights d’avoir inclus ce premier album (même si plusieurs compositions seront retravaillées pour le premier vrai cd) dans cette collection capturée aux Studios Aqualuce car imaginer un essai de cette qualité seulement disponible sur K7 frise le crime (je ne suis pas fétichiste, éventuellement de certains pieds mais certainement pas de bandes fragiles). Remarquable de professionnalisme pour une formation pourtant à ses débuts. A noter que le clavier n’est autre que Diego Merletto qui s’en ira fonder the Frozen Autumn…

note       Publiée le samedi 14 janvier 2023

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