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Interpol › The Other Side of Make-Believe

  • 2022 • Matador OLE1875CD • 1 CD

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Klozer      samedi 26 novembre 2022 - 15:48
born to gulo      mercredi 23 novembre 2022 - 09:25
Shelleyan      mercredi 23 novembre 2022 - 08:53
Raven      mercredi 23 novembre 2022 - 03:01
Richard      mercredi 23 novembre 2022 - 17:23
Aladdin_Sane      mercredi 23 novembre 2022 - 10:32

cd 1 • 11 titres • 45:40 min

  • 1Toni
  • 2Fables
  • 3Into The Night
  • 4Mr. Credit
  • 5Something Changed
  • 6Renegade Hearts
  • 7Passenger
  • 8Greenwich
  • 9Gran Hotel
  • 10Big Shot City
  • 11Go Easy (Palermo)

line up

Paul Banks (chant, basse, guitare), Daniel Kessler (guitare, piano), Sam Fogarino (batterie)

Musiciens additionnels : Flood (voix), Richie Kennedy (voix), Juliet Seger (voix), Jacob Tressider (voix)

remarques

chronique

Interpol et moi ça fait deux, mais je ne fais pas partie de ceux qui leur crachent dessus, surtout depuis qu'ils sont globalement admis comme rincés. Interpol se dédaignent sans problème, mais même rincés, ils sont impossibles à détester. Pourquoi donc ? Mais parce qu'ils restent "classes", voyons, c'est d'ailleurs toujours ce qu'il faut dire sur eux, même quand ils sont chiants : "Interpol, ils ont la classe". Tout le monde sait ça. Enfin, pour ma part, Interpol, ce groupe de post-punk de bureau d'entre tous les groupes de post-punk de bureau, depuis le début, depuis la sortie de leur premier et les photos dans Rock Sound avec la tête très civile des musiciens du haut de leurs costards thermocollés : ça ne m'a jamais attiré. Pas plus que Placebo, avec qui ils concourent au nom de groupe le plus nase possible. Mais Interpol sont des musiciens polis, qui font l'effort d'être élégants pour leur prochain, et j'ai pu apprécier Turn on the Bright Lights (comme à peu près tout le monde semble-t-il) en écoute de fond, comme plus tard une "Lights" tout court, aux relents tragiques. Tout ce qu'ils ont fait de mieux a été fait en mieux avant eux, mais ils savent soigner l'audience, les Popol Déjà-Vu. Alors un jour, en 2022, je suis tombé sur un Interpol tout neuf, et j'ai regardé d'un œil plus blasé que le Poinçonneur des Lilas après son millionième trou cette pochette plus-austère-tu-meurs, qui donne un assez bon indice sur la teneur de leur n-ième album : Interpol en 2022 c'est morne, c'est sans idée ni envie, et ça a l'air de s'ennuyer à en crever. Cela en souhaitant nous faire partager l'expérience, bien entendu. Nous voici face à l'exemple-type de l'album 100% en demi-teinte, sans éclat. Avec l'hagard bidule "Big Shot City", la crispée "Mr Credit" ou la tristouillissime "Gran Hotel" comme éventuelles tourneries, mais vraiment en se forçant à désigner deux-trois morceaux, parce qu'en fait l'album est uniformément dans ce ton détaché-grisâtre-"c'est juste ça la vie". Tout y évoque la misère affective la plus plate autant que l'absence de motivation à écrire, à jouer. De la guitare qui riffote au chant qui chantoune, des mélodies jolies qui s'oublient, aux crissements et ânonnements conjugués puis mis en boîte pour mieux passer à autre chose. Interpol est rincé de chez lessivé, ouais, gavé de Lexomil, et joue avec application, en regardant le ciel sans oiseaux que découpe l'unique fenêtre du studio, pensant à des objets qui l'attendent à la maison, dans un tiroir, sur une table. Mieux que des êtres humains. Nous sommes en 2022 et Interpol propose une musique si dévitalisée, à ce point "on joue le canon sur la tempe parce qu'il faut sortir un nouvel album", que je n'ai même pas la motivation de la critiquer. Car The Other Side of Make-Believe, même s'il est ennuyeux, "sans compositions mémorables" comme dirait le pigiste, contamine tout de même bien l'humeur avec la sienne, post-post-post-terne... Il est cet album tristement fade, fadement triste, qui ne donne envie d'en parler ni en bien ni en mal - ou tout court. Interpol y vit sa musique comme un Jean-Claude Romand vivait sa journée au travail, fixant le tableau de bord, immobile face aux moulures du plastique usinées sans imagination. Scrutant pendant des heures sa texture vaguement granuleuse, sa teinte grise quelconque, en se disant "et nous ne sommes que lundi".

note       Publiée le mercredi 23 novembre 2022

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Ah ? Richard se démarque du peloton, dommage garçon, on avait une belle homogénéité, aussi lisse et inoffensive que le disque...

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No background Envoyez un message privé àNo background

Une écoute a suffi pour ne pas avoir envie d'y retourner. Tout est dit dans la chro, un tel niveau de fadeur, ç'en est presque fascinant.

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Je dirais même plus qu'exactement. La chronique est plus le disque que le disque lui-même (qui, comme elle le dit, n'est pas vraiment réel, un genre d'album de Schrödinger).

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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C'est exactement ça...J'ai pas pu franchir le cap de l'achat cette fois

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