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Limp Wrist › Facades

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Dioneo      mardi 27 septembre 2022 - 11:58

lp • 11 titres • 28:17 min

  • A
  • 1Facades0:56
  • 2Thick Skin1:36
  • 3Wrap Yourselves in Me1:34
  • 4They Tell Me2:15
  • 5Square One2:11
  • 6Como Vos1:56
  • 7A Little Nervous2:06
  • 8Don't Want You2:40
  • B
  • 9In My Mind4:41
  • 10Dead Artist3:49
  • 11Systems in Place4:26

extraits vidéo

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enregistrement

Face A enregistrée et mixée par Jack Shirley au studio Atomic Garden en mai 2016. Face B produite par Scott Moore et mixée par Don Pyle.

remarques

chronique

Seize ans après leur premier sans-titre à pochette drague-aux-gogues... Calmés, les Limp Wrist ? Du tout. Un peu plus épais sur la pochette – et plus que jamais : comme sortis direct d'une planche de Tom of Finland (version pas-le-temps-ni-l'envie-de-sculpter-pecs-et-abdos, toutefois). Bon. Et le son ? Et bien, lui aussi s'est épaissi, alourdi un poil – un gros poil, OK. Ça vous presse plus fort sur le poitrail ou le reste. Ça hurle toujours autant, même plus fort et plus déchiré par moments – ils ont toujours de quoi. Un coup en espagnol comme chez Los Crudos – Como Vos (traduction si je ne me trompe pas du Just Like You balancé en anglais sur leur éponyme de 2008...). Puis si : quelques « subtilités » de plus qu'aux débuts – des chœurs tout aussi gueulés que le chant principal, qui font des espèces d'harmonies rudes, des variations de textures dans les embardées de gratte, qui partent par instant dans des dérapages encore plus noisy. C'est tout ? Allez, presque. Euh... « PRESQUE ». Parce que ça, OK, c'est pour la FACE A. Et la B ?

Ah.

La B, eh bien... Elle part TECHNO, carrément ! House. Une version full-libido – avec des séquences trance qui vrillent dans le noir et viennent rendre dingue, échauffé. Du kick qui te pulse au train... Allez, approche-toi, Étranger. On est bien non ? … On a CHAUD ? Et cette fumée... Au vrai oui : cette fois c'est là, pour l'ambiance complètement BACKROOM. Le son tourne de plus en plus salace. Une deuxième voix vient ramper par dessous, autour de l'autre. Les claps, les hi-hat claquent bref et saturés. On ne sait pas trop si tout ça est programmé, joué « triggé » sur leurs instruments. Parfois il y a ces grincements qui ressemblent à la guitare punk habituelle – mais samplé, découpée, triturée, salopée. Tout le temps il y a la basse enflée qui se frotte et fait suer. Ça râle et ça dit toujours « viens-y » – versant partouze comme versant « qu'on en discute, si t'étais venu dans le pit pour casser de la tarlouze ». C'est la face nuit du truc – la face AFTER, comme je vous pointais ailleurs. Ce qu'il y a : c'est que ça se tient aussi bien que la face punk-hardcore du machin, de l'objet – que ça ne fait pas plus genre importé, langue étrangère. Que ça ne dément d'aucun des deux côté de la chose ce trait qu'ils ont, depuis le début – de taper dans le parfaitement identifiable, d'envoyer en concentré tout ce qui fait qu'on reconnaît ce qui se joue – que c'est « du » (punk HC), « de la » (tech/house interlope) sans jamais que ça tombe dans l'ordinaire, que ça bascule dans le sans identité. Parce que ça dit toujours ce qu'ils ont à dire – et que ça lâche pile ce qu'il faut pour qu'on écoute et qu'on y revienne, que ça donne à réfléchir autant qu'envie, autant que pour bouger.

« Tous les artistes sont morts » ? Ça laisse la place à ceux qui se pointent pour autre chose – pour se faire du bien sans que ce soit se divertir, diversion, que ça diffère de « la vraie vie ». Ça conclut sur un truc qui cause des « Systèmes en Place ». Avec cette basse qui dézingue les micros en faisant vibrer les vis, ce son qui crisse (synthé ? Guitare ? … encore une fois : on n'est plus sûr de rien), raye le nickel des clous des cartouchières. Et la lanière qui craque – et vlà ton bas qui file sous le stroboscope qui hache tandis qu'autour, ça s'agite encore plus. Mais dans une sorte de ralenti. Allez... Autant se laisser aller – de toute façon, ça a beau suer de partout, que ça s'égosille ou bien que ça feule... On s'est rarement senti si SAFE qu'ici. Pas venu ici pour s'écraser... Pas plus que pour cette connerie d'axiome : « écraser ou être écrasé ». (Enfin... Après, c'est question de goût. Bref, vous m'aurez compris : poil ou pas, entrez ou pas. Et puis si vous entrez : profitez bien de la fête où on n'abdique rien).

note       Publiée le mercredi 21 septembre 2022

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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En tout cas ce disque vous inspire côté tags ! "Musique sacrée", euuuuh ? (Istanboul Mood, mouahah, c'est malin...).

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Eh eh... Oui, ils sont généralement plutôt explicites en image comme en parole et en son, voilà. Un côté "si jamais, des fois que vous en doutiez".

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Tallis Envoyez un message privé àTallis

Ce n'est pas le terme que je cherchais... Disons qu'elle annonce bien la couleur.

Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Oui... Elle est un peu sobre hein ?

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Tallis Envoyez un message privé àTallis

De d'là, c'te pochette, quand même...