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Iamtheshadow › Embracing the fall

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Aplecraf      samedi 17 septembre 2022 - 20:02
Shelleyan      vendredi 16 septembre 2022 - 22:05
Richard      dimanche 18 septembre 2022 - 07:35

cd • 11 titres

  • 1Remembrance
  • 2Reaching the ground
  • 3Embracing the fall
  • 4All I know
  • 5The skin
  • 6Fall apart
  • 7Follow
  • 8Lifelines
  • 9Closing
  • 10Into your eyes
  • 11Flowers come winter

line up

Pedro Code (chant, synthé, guitare, programmation), Vitor J. Moreira (synthé), Herr G (basse)

remarques

https://iamtheshadow.bandcamp.com/music

chronique

IamTHEshadow pas IamAshadow, ça marque déjà une différence quant à la sympathie qu’un nom peu m’inspirer mais trève de considérations stériles. Cette Ombre-là, riche d'une belle discographie (quatre disques au compteur), se décline en trois et vient du Portugal, un pays dont nous recevons trop rarement des nouvelles alternatives, manque qu’une Ombre-soeur, le label North Shadows Records, entend bien aider à combler. L’obscurité développée par le trio est de celles qui danse ses formes troubles qui se créent, se déforment, sur le mur quand la lumière tente de reprendre ses droits. Mélancolique et trouble, elle puise ses racines dans une new wave 80’s repeintes en anthracite moderne; on songe volontiers à Clan of Xymox à leurs débuts pour l’aspect planant mais elle conserve une forme de frappe conquérante évoquant davantage un duel de corps entre deux silhouettes aux yeux charbonneux qui se désirent autant qu’elles se repoussent. Le groupe affectionne en effet les rythmes claquants, secs, en avant au mixage, qu’il enveloppe de claviers gris, de basses rondes (discrètes au mixage mais tapissant le second-plan en continu malgré tout) gardant aux chansons une touche sensuelle confirmée par le beau timbre profond du chanteur. Difficile d’ailleurs de ne pas songer parfois à l’influence de Depeche Mode (‘Flowers comme winter’) au sens noble du terme. L’écriture semble s’articuler autour de cet axe tripartite en raison d’une production volontairement dépouillée qu’une écoute attentive révèle fourmillante de détails en réalité. L’impression dominante est celle d’un calme triste mais pas résigné, d’une tranquillité obscure qui se protège de la main face à l’intensité d’une lumière adverse, s’élève malgré les nombreuses références à la chute et au déchirement. Beaucoup de formations contemporaines oeuvrant dans le genre sont menacées par le syndrome de la production 'clinique' et flatline, Iamtheshadow n’y échappent pas mais ils esquivent de justesse en variant suffisamment les ambiances, en passant par des titres lents (‘Liflines’) et d’autres plus rapides (‘Into your eyes’), sans oublier des instants plus pesants, d’autres plus planants, avec un souffle limite érotique, même si les tons anthracites dominent du début à la fin. Impeccablement composé, bien produit, parfaitement maitrisé. Presque trop ? Ce serait mon petit ‘bémol’ mais totalement subjectif, je souhaiterais que l’ensemble se lâche davantage émotionnellement, ose perdre un peu de contrôle sur sa musique. Cet album enveloppe réellement l’auditeur, comme une ombre, et s’écoute volontiers d’une traite, tel un tout (en feuilletant le splendide livret). N’est-ce pas le sens de son nom ?

note       Publiée le vendredi 16 septembre 2022

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Richard Envoyez un message privé àRichard

Un groupe qui dès son premier album reprend Winning de The Sound ne peut pas être foncièrement mauvais. Un seul reproche pour moi concernant les Portugais, mais il est quand même de taille. Je les trouve bien trop gourmands et cette gourmandise crée de nombreuses longueurs qui m'empêchent pleinement d'adhérer au final au trio.

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