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Maximum Paradise › In the dead of winter

cd • 9 titres

  • 1Petrified
  • 2Dogs on fire
  • 3In the dead of winter
  • 4Child of the rain
  • 5Only friends hurt
  • 6Hell
  • 7Psalm 23
  • 8Departure
  • 9Death cannot kill us

enregistrement

Enregistré et produit par le groupe; Bergerac, France.

line up

Ludovic Monier (chant, guitare, clavier), Anthony Nonell (guitare), Vincent Trémault (basse), Pete Shifter (batterie)

remarques

https://maximumparadise1.bandcamp.com/releases

chronique

‘Influences : The Cure, Joy Division, Nick Drake, Nirvana, Killing Joke, Burzum, The Sound, Christian Death, Les Chants de Maldoror, Robert Schumann’, oui, il y avait possibilité de s’entendre et ce fut le cas. Maximum Paradise, c’est ce grand jeune homme propre sur lui, apprécié des gens du quartier mais quand même, il porte un peu trop exclusivement des costumes gris. Et puis, il est un peu pâle, il devrait sortir plus souvent, ouvrir ses volets… Leur pop alternative a de ça, elle dégage une tristesse de persiennes closes, d’intérieurs sépia, d’où les couleurs vives sont bannies. Bien sûr, parfois, le grand jeune homme ouvre la lucarne et fait coucou au voisin post punk. Ils ne se parlent pas souvent mais ils ont senti assez vite en se regardant de loin qu’ils avaient beaucoup en commun. Comment se saisir d’une pop indie britannique, lui insuffler quelques pointes de colère (les riffs de ‘Petrified’, l’excellent ‘Dogs on fire’, ‘In the dead of winter’, ‘Only Friends hurt’ ou l’efficace ‘Death cannot kill us’), laisser geler sur le rebord de la fenêtre durant les nuits d’hiver et décorer d’une pincée de charbon. Car à tant vivre les rideaux tirés, l’obscurité n’est jamais si loin. On ne se méfie pas de la musique de Maximum Paradise, la voix de leur chanteur n’est pas déchirée, encore moins grave, elle sonne même assez douce teintant les mélodies d’une belle aura pop dont se dégage pourtant un parfum d’étrangeté, quelque chose de torve avec un zeste de décadence qui rebutera les trop naïfs. Ce d’autant que les compositions sont riches, variées, alternant les clairs obscurs, les instants faussement paisibles et quelques attaques marquées, le cristal de certaines guitares et l’âpreté électrique des autres. Oui, il y a décidément quelque chose d’intriguant derrière cet album, une sorte de cloison secrète qu’il faut savoir dénicher. Ainsi quand Maxime chante ‘I’m in hell, this is what it looks like’, il le fait avec un naturel si désarmant que ça en devient troublant, bien plus que s’il le hurlait (magnifique morceau au passage). Quand ‘Psalm 23’ débarque en roulements on s’attend à quelque chose de colérique mais la suite brouille largement les pistes en empruntant aux Cure de ‘The Blood’ accompagnés d’un guitariste metal. Peut-être que le combo y gagnerait à plomber légèrement son aura mais n’y perdrait-il pas ce voile de mystère qui à l’image de la pochette du disque promet certaines choses pour en apporter d’autres, différentes, par des sentiers détournés ? Chacun jugera. Disque plein de potentiel, bien produit, exécuté avec talent (même si à mon sens, les musiciens se retiennent un peu trop parfois, notamment le batteur)… Toujours se méfier du gentil voisin si propre sur lui, ses volets fermés renferment des secrets que tou(te)s ne seront pas disposé(e)s à entendre. Tant pis pour eux (elles), personne ne les avait prévenu(e)s !

note       Publiée le lundi 22 août 2022

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