Vous êtes ici › Les groupes / artistesPPanzerfaust › The Suns of Perdition - Chapter III: The Astral Drain

Panzerfaust › The Suns of Perdition - Chapter III: The Astral Drain

détail des votes

Membre Note Date
Marco      vendredi 29 juillet 2022 - 20:37
Rastignac      vendredi 29 juillet 2022 - 11:20

cd • 9 titres • 47:41 min

  • 1Death-Drive Projections10:37
  • 2The Fear (Interlude)01:29
  • 3B22: The Hive and the Hole07:04
  • 4The Pain (Interlude)00:38
  • 5Bonfire of the Insanities07:28
  • 6The Fury (Interlude)01:21
  • 7The Far Bank at the River Styx 06:49
  • 8Enantiodromia (Interlude)05:55
  • 9Tabula Rasa06:20

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Connectez-vous pour les écouter.

enregistrement

Produit par Greg Dawson au BWC Studio, Kingston, Ontario, Canada. Masterisé par Sergey Lazar à CDM Records, Moscou, Russie.

line up

Brock Van Dijk (guitare, voix), Goliath (voix), Thomas Gervais (basse), Alexander Kartashov (batterie)

remarques

Sorti en CD, vinyle, et en ligne. Photographie par Adam Jones et Anandajoti Bhikkhu.

chronique

Panzerfaust n'est ni un groupe de reprises de Darkthrone, ni un groupe allemand adepte de NSBM, ni un jeu de mot sur l'œuvre de Goethe mais un groupe de black metal bien massif venu de l'Ontario au Canada, fédéré autour d'un gars, Brock Van Dijk alias "Kaizer" qui adolescent s'est mis à lire un maximum de bouquins, s'est posé des milliards de questions, a gratté de la guitare et dû écouter des masses de BM brutal ou "orthodoxe" comme on dit dans les rédactions de nos régions. Et, au détour d'écoutes sans fins, ponctuées de ruminations intéressantes sur le temps qu'il fait, je tombai donc sur leur dernier album, fruit d'un travail contrarié par les restrictions des libertés publiques récentes dues à une croissance de pneumopathies casse-burnes à l'échelle mondiale. Ce disque, comme le titre l'indique est le tome III d'un ensemble, qui, après écoute, continuera (conclura ?) une sorte de cycle sur une tonalité très… "atmosphérique" ? Avec des références de plus en plus abstraites à la guerre et l'existence, sa fragilité, sa bizarrerie vu que, lorsqu'on nomme son groupe à partir du modèle d'un lance-grenades antichars nazi, ben forcément cela porte à garder ce genre de thématiques en tête, et pas qu'en se rasant le matin, et pas non plus en trouvant la guerre aussi cool qu'un petit-déjeuner avec Ernst Jünger, mais plutôt en labourant toutes les terreurs qui y sont associées… Il faut peut-être y voir aussi une tentative d'écrire de la poésie mystique, comme on retrouve chez les Deathspell Omega et compagnie mais on a tout à fait le droit d'en avoir rien à carrer et préférer la concentration sur cette musique sacrément envoutante à une exégèse hasardeuse, faite de suppositions et d'ignorance sur les intentions des auteurs - vu que c'est ma spécialité, l'extrapolation, je parle en connaissance de cause ! Oui, la musique est prenante ici, grâce à de longs morceaux se dépliant sur les fondations bien tonitruantes de voix puissantes, d'une batterie neurosienne à souhait sachant péter un câble et revenir à des cadences plus facilement étiquetées black metal - boudiou, le "Far Bank at the River Styx" entre autres envoie bien le pâté-croûte ! Une musique qui se pose sous le signe de l'épique, avec des couches et des couches de guitare suivant des mélodies qui vont briser vos nuques, les moments les plus posés rappelant les plus jolies notes laissées par les groupes Isis et consorts, quand ils avaient le talent pour faire s'enfoncer la conscience de l'auditeur dans des édredons stupéfiants, dans une sorte de torpeur ici pleine de riffs entassés les uns sur les autres, portée par des roulements de toms et des nappes de synthé, de piano, laissant présager au fond de l'imaginaire des paysages sombres parce que c'est le propos du disque, mais aussi un peu ce qu'on veut bien voir ou entendre tellement les auteurs ici laissent d'espace à la musique instrumentale et donc au bon vouloir de votre psyché sans paroles. Une belle surprise encore que ce Panzerfaust cuvée 2022, d'un groupe qui a déjà bien creusé son bout de chemin et que je ne prends qu'en cours de route, encore une fois à la bourre ! Un groupe bien classieux depuis mes oreilles, en tournée européenne cet été, et qui pourrait, si vous êtes alléchés par ce genre de musique, valoir le coup d'être apprécié en concert.

note       Publiée le vendredi 29 juillet 2022

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "The Suns of Perdition - Chapter III: The Astral Drain" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "The Suns of Perdition - Chapter III: The Astral Drain".

notes

Note moyenne        2 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "The Suns of Perdition - Chapter III: The Astral Drain".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "The Suns of Perdition - Chapter III: The Astral Drain".

Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
avatar

Ah oui Uada c’est un des autres poulains de Eisenwald. Je me demande sils font pas un festival un peu comme fait van record avec une majorité de leur « rooster »… le genre de moment de musique de gourmet.

Note donnée au disque :       
stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

Ouf, cette claque que j'ai prise en live hier... A la fois Panzerchrist et Uada d'ailleurs!

Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
avatar

Je serais bien allé les voir à Lyon... mais, comme dirait Vonnegut je peux pas, "c'est la vie". :-(

Note donnée au disque :       
stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

Connaissais pas, mais je vais les découvrir en concert après demain sur Marseille!

Marco Envoyez un message privé àMarco
avatar

C'est mortel Panzerfaust ! Celui-là est un chouia moins black que les précédents, on croirait du Dirge par moments !

Note donnée au disque :