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Dead Souls Rising › Miroir illusions

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allobroge      dimanche 12 juin 2022 - 09:51
Richard      dimanche 12 juin 2022 - 07:48
Shelleyan      samedi 11 juin 2022 - 22:55

cd • 11 titres

  • 1Out of the world
  • 2Wandering
  • 3Triangle
  • 4Falling down
  • 5Sharp love
  • 6Jungle Betty
  • 7Sad arpèges
  • 8Chimère
  • 9Doppelganger
  • 10House of love
  • 11Mon cavalier

extraits vidéo

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line up

Alastrelle (chant), Sébastien (chant, instruments)

remarques

https://deadsoulsrising.bandcamp.com/

chronique

‘La mort n’est pas la fin’, chantait ce cher Bobby Dylan et heureusement, parce que de la mort, il n’en reste plus beaucoup dans cette musique; de l’âme par contre… Certes, ce quatrième opus risque de peu passer sur Radio Camping cet été et c’est bien dommage, un remède à la médiocrité est toujours le bienvenu, mais le ton général, en parfaite continuité avec l’opus précédent, est plus lumineux que jadis. C’est que s’isoler du monde ne se limite plus au silence des cimetières ou le refuge des murs de cathédrales comme le prouve un ‘Out of the world’ aux accents latins de cinéma, délicat, empli d’espace, évoquant volontiers une forme de solitude méditative à l’ombre d’une terrasse dans l’un de ces villages du Sud aux murs blancs, laquelle se conclut par une vibrante et passionnée partie vocale dont l’émotion ne se démentirait pas auprès d’amateurs de fado. Doit-on en déduire que l’aspect jazz-rock sombre, âpre mais groovy de ‘Falling down’ est une manière de poursuivre la danse en pénétrant dans un autre tableau ? Pourquoi pas ? Mais ce ne sont pas les limites qui sont reines ici car le duo explore de nombreuses ambiances qui certes puisent clairement leurs influences dans des racines gothiques mais les racines, plus l’arbre dans son entier. Les pièces d'un puzzle que chacun sera libre d'assembler à sa guise. Poursuivons ce faux fil d’Ariane vers le beau ‘Sharp love’, profond, grave, dans ses atmosphères gothabilly explorées par les deux chants dans un jeu de répons du plus bel effet. Mais l’âme intranquille ne saurait s’en contenter, elle n’a pas oublié cette tristesse ressentie face à la mer sous le soleil de ‘Out of the world’, elle a besoin de s’isoler, alors elle s’enferme dans une maison de planches, dans la pénombre avec pour seules compagnes une guitare aux accents hispaniques lointains et une scie musicale ('Sad arpèges'). Quelle prestation vocale ! Un coup de tonnerre au dehors rappelle que la douleur ne se laisse pas semer ainsi, le rythme s’installe, l’électricité aussi, sans chercher à déranger le chant, mais l’insécurité a rappelé sa présence au dehors. D’autant que tout n’est pas calme et volupté ici, le dépouillé ‘Chimère’ renoue de loin avec des accents plus gothiques mais de manière dépouillée, sans en faire des tonnes. ‘Wandering’ est nettement plus torturé, plus appuyé aussi, tant dans les accords que les pirouettes vocales. ‘Jungle Betty’ avec son beat technoïde, ses percussions roulantes, sa guitare serpentine et électrique (magnifiques lignes) nous saisit sans ménagement pour nous balancer d’un coup de pied sous les néons d’un dancefloor torve et sensuel. Histoire de se détendre à l’étage supérieur en s’envoyant un cocktail, ‘Doppelganger’ nous envoie des pichenettes chavirées et grisantes. Je vous révèle aussi que l’excellent ‘Triangle’ nous ramène d’un saut en arrière, vers les années goth 80’s ? Vous l’aviez pressenti ? C’est mieux que de s’envoyer des gommettes d’acide, non ? Chaque chanson semble un univers en elle-même malgré des références obliques, des clins d’oeil continuels entre elles comme si on franchissait les cadres de nouveaux tableaux, anciens, contemporains et futurs. Après un tel chamboulement des sens, ‘Mon cavalier’ et ses airs de berceuses au coin du feu aussi bien qu’au coin d’un bar apaise le rythme cardiaque et clôt avec pudeur et beauté un album incroyable qui malgré ses diverses chambres n’a rien d’un opus décousu, la voix se faisant le fil d’Ariane au choeur des orchestrations prenantes, variées, mesurées à l’once quasi parfaite. Non, ce n’est pas la mort qui prévaut ici mais bien l’âme…

note       Publiée le samedi 11 juin 2022

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jacques d. Envoyez un message privé àjacques d.

"Death Is Not The End"... Nick Cave et ses Bad Seeds, "Murder Ballads" ?!

Richard Envoyez un message privé àRichard

Belle chro pour un disque qui réussit sans pour autant faire table rase de son héritage à renouveler avec réussite le genre.

Note donnée au disque :