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Suzi Sabotage › Postmodern dystopia

cd • 8 titres

  • 1Sacrifice
  • 2Persona non grata
  • 3На севере
  • 4Frenzy
  • 5Distance
  • 6They can't breathe
  • 7The world is a heartache
  • 8Sacrifice (Carnal machinery remix)

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line up

Suzi Sabotage (chant, musique)

remarques

https://suzisabotage.bandcamp.com/

chronique

Si vous êtes du genre à chanter dans la douche, j’espère que vous avez la peau solide et que votre facture de gaz ou d’électricité est à jour… Ou alors simplement évitez d’écouter ‘Postmodern dystopia’ avant de poser les orteils dans la baignoire sinon on risque de vous y retrouver deux jours plus tard, chantant à tue-tête sous la flotte. De nos jours, c’est simple, tout le monde (re)trouve le goût du synthé et chacun y va de son projet dark cold minimal wave mais comme toujours, il y a celles et ceux qui font ça bien et les autres. Suzi Sabotage appartient clairement à la première catégorie et plutôt sur les hautes marches du podium. Pourquoi ? Le traitement des sonorités pour commencer, classiques mais bien sélectionnées, traitées avec soin pour un maximum d’ambiance (le tout servi par un très bon mixage), la richesse des arrangements ensuite, sans en faire des tonnes non plus. Chaque titre conserve une approche fraîche, directe, immédiate, tout en évitant des schémas trop prévisibles. Les climats varient également, ouvertement dansants (sans que ce ne soit péjoratif) sur l’excellent ‘Sacrifice’, plus menaçants sur le très bon ‘Persona non grata’, hivernal et triste (‘На севере’) sans que ne se dissipe jamais une impression de noirceur froide ou de froid obscur selon les points de vue. Tous ces éléments ne suffiraient pas sans la pièce-maîtresse qu’est le chant de Suzi. La jeune femme se surpasse comme jamais et nous livre, parfois au sein de la même chanson, l’étendue de ses possibilités. Il y a quelque chose de magique dans cette voix résonnant comme l’appel d’une sorcière des profondeurs de la forêt pour avertir, menacer, charmer, se démultiplier en une farandole sabbatique hypnotique. Une autre qualité à signaler est qu’aucun titre ne s’égrène de manière linéaire; on croit se couler dans une ambiance que de nouveaux éléments viennent enrichir la donne. Ces compositions sont donc de celles que l’on écoute, d’autant que les paroles véhiculent des idées fortes, même si, inutile de la cacher, ‘Postmodern dystopia’ est aussi une usine à tubes (‘Sacrifice’, ‘Persona non grata’, ‘They can’t breathe’, ‘The world is a heartache’). J’ai beau être peu friand de remixes, celui de ‘Sacrifice’ qui clôt le disque ne gâche rien, conservant la puissance de l’original en proposant une relecture plus dansante mais efficace (bon, c’est Jacques Saph qui l’a réalisé, pas un débutant). Si vous êtes perdu(e) dans la jungle des productions estampillées cold synthie ou dark wave, pourquoi ne pas commencer par les meilleurs trucs ? Ce cd en fait partie.

note       Publiée le dimanche 10 avril 2022

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Richard Envoyez un message privé àRichard

Je reprends mes mots que j'avais laissés dans une de tes chroniques Shelleyan de Virgin In Veil il y a dix mois : solide dark wave, glaciale au possible et un poil répétitive. Pas de changement en vue cette fois :)

Note donnée au disque :