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Pink Floyd › A Momentary Lapse of Reason

  • 1987 • EMI records EMD 1003, CDP 7 48068 2 • 1 CD

cd • 11 titres • 51:10 min

  • 1Signs Of Life
  • 2Learning To Fly
  • 3The Dogs Of War
  • 4One Slip
  • 5On The Turning Away
  • 6Yet Another Movie
  • 7Round And Around
  • 8A New Machine (Part 1)
  • 9Terminal Frost
  • 10A New Machine (Part 2)
  • 11Sorrow

line up

David Gilmour (chant, guitare, claviers, programmation, production), Nick Mason (batterie, effets), Richard Wright (piano, claviers, orgue, chœurs)

Musiciens additionnels : Carmine Appice (batterie), Bob Ezrin (production, claviers, percussions), Jim Keltner (batterie), Tony Levin (basse, chapman stick), Bill Payne (orgue), Jon Cari (claviers), Pat Leonard (synthétiseurs), Michael Landau (guitare), John Halliwell (saxophone), Tom Scott (saxophone), Scott Page (saxophone), Darlene Koldenhaven, Carmen Twillie, Donnie Gerrard, Phyllis St. James (chœurs), Steve Forman (percussions)

remarques

chronique

Le Flamant Rose a perdu les eaux. Il peut mettre bas, et nos enceintes accueillir poupon Gilmour. Péridurale : synthétiseurs. Pardon ? Floyd ça veut pas dire Flamant ? Mais Pink ça veut bien dire Rose, ouf ! Et Gilmour, c'est un peu le "Pink" dans "Pink Floyd", hein ?... Deux ! Séparés, fâchés, le Gilmour et le Waters. La Cloche de la Division a déjà sonné depuis belle lurette. Même si rentré au bercail, le Richard... Amputé d'un membre dit vital - son cerveau ? - le vaisseau est réactivé sans trop y croire, aidé par une armada de claviers. Musique d'ambiance reaganienne, mais débarrassée de l'attirail idéologique bien lourdingue made in Roger. J'suis un peu vache avec Roger, cet oncle politico-chafouin, car il faut lui reconnaître la paternité de quelques beaux morceaux (sans blague ?) Mais son Orwell ballonné et ses obsessions socialo-relou ne sont pas du tout indispensables à la candeur glucosée de Gilmour, qui lui s'intéresse peu à la valse du monde, et préfère traire ses rêves, loin de la ferme des animaux. De toute façon même sans évoquer la Finale Croûte, cible aussi facile que le présent disque, faut quand même dire que The Wall ne casse pas des briques (j'ai toujours préféré Starmania - plus digeste, plus de bonnes chansons). Gilmour fait un peu gentil benêt, à côté du démiurge Waters ? Tant mieux : le paradis lui est au moins entrouvert ; même si son premier album sans Roger n'est pas à la hauteur de son sens inné de la mélodie en cyprine de nuage, qui a irradié un peu tout le monde, de sa protégée Kate Bush à d'autres de cette génération sensée trancher avec les "dinosaures des seventies". Exit le Mur des Lamentations, bye bye le concept-album double-peiné : place aux posters de dauphins dans la salle de bains. Goût de commodités un jour, goût de waters toujours. Place à l'émotion en flottaison molle dans les tempos durs, place aux souvenirs flous étirés en océans placides, à bord d'un cargo de jour. Percussions plus-ancrées-tu-meurs dans le panorama des années 80, AOR AOC... Étant plus du côté Gilmour de la force, sans pousser du manichéisme, quand j'écoute "Le Floyd" des années post-psyché je veux surtout de quoi vagabonder mentalement, je veux du naïf et du meuhgnon, en étendues confortables mais assez profondes si jamais me prends l'envie d'une petite balade en scaphandre... Et le mimi dans Pink Floyd, c'est quand même un peu Dada Gilmou qui l'incarne, de ses fins doigts de soie à sa bouille de couille ravie (cf. livret). Même fatigué, même si ses blues de veau anglais peuvent faire pitié... Je n'dis pas non à des soli de Gilmour pour danser avec des cétacés volants ("Yet Another Movie" !) Il est toujours le bienvenu dans mes matins sans pensées sales intrusives. Même quand il se vautre avec complaisance dans le soap opera sans scénario... Car à bien réécouter ce disque, c'est quand même un peu beaucoup à Éric Serra que je pense ("Terminal Frost"). C'est un peu le risque, quand on flirte avec les dauphins. Je ne veux pas être gratuitement méchant avec RXRA, hein (bisous à la B.O. de Subway), mais question troussage de marsouin, Gilmour fera quand même plus aromatique avec le second retour du groupe, sept ans plus tard... Ici on est pas dans le grand bleu à l'âme de la Division Bell, mais dans le poster sonore des années 80 dans ce qu'elles peuvent avoir de plus agréablement quelconque. Pour moi qui adore cette décennie c'est douillet en fond sonore, mais ça ne fait pas souvent plus. Ni assez classe ni assez vulgos, malgré ce putassax à rendre jaloux le Gainsbarre d'alors, tant il tape bien au fond des esgourdes, sur le poussif gospel totalitaire "Dogs of War", tentative de tube composée par une machine à laver fatiguée.

note       Publiée le mardi 5 avril 2022

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GrahamBondSwing Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Eh ben, il a fallu les attendre ces chroniques du Floyd tardif... On est gâté pour la peine : "Final Croûte" "AOR AOC" ah ah ah. Bon, j'ai forcément du mal à être objectif avec un groupe qui est aussi important dans ma vie que l'eau gazeuse ou les albums d'Asterix. Donc, après une copie K7 pleine d'extraits de The Wall et WYWH qui était déjà le truc le plus extraordinaire (dans le sens premier) musicalement parlant dans l'environnement immédiat de ma prime jeunesse sous Giscard, je vois passer, quelques années plus tard, ce vinyle dans le living-room et je suis fasciné par tout un tas choses à peine compréhensibles à ce stade : l'artwork mega-classe, des musiciens complétement effacé derrière leur oeuvre (c'est qui ces mecs, ils sont américains ? c'est un vrai groupe ou c'est un concept ? Ils sont connus à quel point ? Ah c'était eux aussi "I don't need no E-Duké-tion" ? C'est super bizarre de pas sortir de disque pendant aussi longtemps) et puis la musique dont je pense naïvement que le style est absolument unique (ce qui n'est pas complétement faux non plus, mais c'était une pensée archi-candide)... Le vinyle a disparu au bout d'une ou deux semaines (c'était un prêt : encore un nouveau concept !), mais a marqué durablement mon imaginaire...

Message édité le 06-04-2022 à 21:35 par GrahamBondSwing

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nicola Envoyez un message privé ànicola

One Slip, On The Turning Away ou Terminal Frost, ils ne puent pas du cul non plus.

C’est, pour moi, plutôt le disque qui m’a réconcilié avec eux, après le pompeux The wall.

Message édité le 06-04-2022 à 19:06 par nicola

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SEN Envoyez un message privé àSEN

Je me souviens qu'à la sortie de l'album il n'y avait déjà plus que les irréductibles fans de Pink Floyd pour écouter ce disque... J'aime bien les 3 premiers titres perso ^^

Message édité le 06-04-2022 à 18:53 par SEN

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Raven Envoyez un message privé àRaven
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Putain, LA GÉODE. C'est exactement la prod de cet album ! Très bien vu ! Géode wave.

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo  Dioneo est en ligne !
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Tiens, de celui-là je ne me rappelle que Learning to Fly, pas sûr du tout d'en avoir entendu plus d'ailleurs... Pas le pire morceau du Dire Straits période croisière dans mon souvenir.

Bon, conneries à part faut dire que Pink Floyd, je suis moyen preneur au mieux passé Meddle grand max, donc c'est pas un avis forcément "éclairé" hein. Mais n'empêche voilà quoi : le Floyd de ces années-là, pour moi, la (les) chro(s) évoque(nt) assez bien la vague impression que j'en garde : un côté Eric Serra, ouais, exactement, de la musique pour projections top-technologiques à la Géode (je sais pas trop où en était Yann Arthus Bertrand à l'époque mais pour ce genre d'images euh, "belles", quoi). Ça se confond aussi un peu avec les vidéos multicaptation dans des stades etc. des concerts Tubular Bells versions/déclinaisons je ne sais combien que mon pote fan de Mike Oldfield s'acharnait à me passer, avec chaque fois plus d'invités et d'écrans et chaque fois moins de substance.

Bon... Puis la différence c'est que de mon côté je peux pas encadrer Subway - le film comme la chaîne de sandwiches, décolorés et insipides pareils, avec ou sans Christopheur Lémbeurte, quoi, ni à peu près quoi que ce soit qui soit siglé Besson, en fait... Donc sans doute que c'est pas trop pour moi ouais - tout ça pour ça ? - ce disque à pochette internat-à-la-belle-étoile.

Message édité le 06-04-2022 à 12:12 par dioneo