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Current 93 › If a city is set upon a hill

  • 2022 • HomAleph HOMℵ 5 • 1 CD digipack

cd • 7 titres

  • 1If a city...
  • 2There's no zodiac
  • 3Joke moon
  • 4Clouds at teatime
  • 5A clumn of dust
  • 6The child, and fire
  • 7...is set upon a hill

extraits vidéo

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line up

David Tibet (chant, récitation), Aloma Ruiz Boada (violon), Alasdair Roberts (guitare sèche, guitare électrique, synthé, autoharpe, choeurs), Rita Knuistingh-Neven (piano, voix), Michael J.York (flûte, duduk, pipeau), Reinier Van Houdt (piano, voix), Andrew Liles (clavier, guitare, électronique), Ossian Brown (drones)

remarques

'The title of this album was inspired by my readings in the Akkadian Omen series DIŠ URU ina mēlê GAR (šumma ālu ina mēlê šakin)—"If A City Is Set Upon A Height". Once the wedges were formed, and correctly understood, the words fell from my eyes.'

chronique

Styles
dark folk
ovni inclassable
spoken word / lecture / poésie
Styles personnels
nusery rhyme mystico-pastorale

'Bon-jour, je suis Shelleyan XZ, le robot chro-ni-queur, biiip, je suis pro-gram-mé pour ana-lyser froidement, biiip, le dernier al-bum de Current 93. Gliiitch, on con-nait la formule, cette po-ésie apocalyptico-pastorale, on en a marre, biiiip’. *Désactivation* Il manque aux machines un coeur pour comprendre ce qu’est un disque car oui, les mécanismes de ‘If a city is set upon a hill’ sonnent connus désormais. David récite des textes sibyllins, mystiques et poétiques aux accents d’une musique mélancolique et délicate comme un crépuscule dont les étoiles seraient le violon, le piano, la flûte, la basse, la guitare, quelques cuivres à peine perceptibles même. Le ciel de cette prose unique ondule et évolue comme une mer vespérale avec des instants de tension durant lesquels les vagues enflent (‘There is no zodiac’), des instants de paix et de beauté (‘If a city…’, ‘Joke moon’) où l’onde s’apaise. Toujours ces symboles pastoraux, ces images obsolètes, un peu comme sur la faïence de la pochette (représentant le meurtre d'Abel), la cruauté en moins, cette galerie de personnages improbables (the butcher, the baker, the candlestick maker, the beggar…); on connaît le goût de David Tibet pour les nursery rhymes et personne d’autre que lui ne peut les traduire ainsi dans leur beauté et leur noirceur. Sauf que là où je diffère de mon collègue robotisé, c’est que j’ai un coeur et qu’il bat sans que je ne le contrôle à l’écoute de cette musique. Cette symbiose entre musique et narration, si elle a perdu son effet de surprise depuis belle lurette agit là où ça fait du mal et du bien, l’âme. Les harmonies sont si délicates, profondes, vespérales, les mélodies si belles qu’il est difficile de ne pas se frotter un peu les yeux, quant à David, cet étrange troubadour, non seulement sa diction unique fait mouche encore et encore mais en plus, il chante presque parfois (‘If a city…’), rendant l’ambiance plus émouvante encore. L’album, comme plusieurs de ses prédécesseurs est un créateur de bulles, des bulles hors de ce monde comme des décors pastoraux imaginaires, fantasmés, tels qu’ils étaient représentés sur nombre de miniatures, bijoux, gravures, pièces de vaisselle d’époques révolues, des sanctuaires où l’on a envie de se lover pour oublier le tumulte de ce monde, s’endormir à la lueur de la voix féminine achevant ‘…Is set upon a hill’ comme une berceuse. David Tibet est la version adulte d’un magicien sorti des livres d’enfance.

note       Publiée le vendredi 1 avril 2022

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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@ Krakanov peut-être parce qu'en parallèle, il sort beaucoup de travaux plus dark ambient et collabore à de nombreux projets

Note donnée au disque :       
zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Un tantinet chiant

kranakov Envoyez un message privé àkranakov

Pas mal écouté maintenant. Très clairement déçu à la première écoute - tant tout y semblait convenu : des lignes mélodiques en monologue intérieur, aux arrangements feutrés et en mille-feuilles, en passant évidemment par l'éternel présent d'un soliloque dont nous sommes un rien trop familiers. Grâcieux, compétent, agréable - mais, somme toute, un peu indifférent...

Il faut reconnaître que la décision de reconduire la quasi totalité des collaborateurs du précédent aurait dû m'amener à réviser à la baisse mes attentes. Quoique "The Light is Leaving Us All" m'ait bien plu à l'époque - la faute à cette cotonneuse production, à ce long poème cyclique dont certains vers ressassés d'une piste à l'autre causaient des télescopages temporels du meilleur effet -, je pense tout de même que Rita Knuistingh Neven et Reinier Van Houdt, principaux artisans de ces deux opus, n'ont pas tant à dire que ça - et ce n'est pas Andrew Liles qui saura extraire d'eux la substance musicale qui fait défaut à ce disque.

Alors, oui, je suis content que ce nouvel album reconduise la flûte si mystérieuse et le duduk si rare de Michael J. York dont j'ai tant aimé les apports mélodiques chez le dernier COIL. Oui, je trouve intéressant de demander à Ben Chasny et ses guitares mélancoliques de laisser place pour les bourdons uniques d'Ossian Brown. Mais, pourquoi, alors que Tibet s'est risqué à tant de registres différents entre 2006 et 2018, avec tant de collaborateurs différents, faire paraître, quatre ans après, un disque qui ne diffère que si peu ?

Vain questionnement, hein...

Note donnée au disque :       
Sartoris Envoyez un message privé àSartoris

Je ne l'ai écouté qu'une fois avant de devoir partir à l'étranger pour le boulot, j'ai eu l'impression que la voix de David Tibet avait passé un cap, qu'elle se fendillait un peu, qu'elle devenait comme ces vieux bois patinés et veinés. L'âge avance et les modifications vocales que ce processus induit n'enlèvent rien à l'émotion mélancolique.

vampyrlost Envoyez un message privé àvampyrlost

chaque nouvel album de current 93 est un bonheur pur . tres tres peu d'artistes ont ce pouvoir chez moi .