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Eurythmics › 1984 (for the love of Big Brother)

  • 2001 • Disky VI 646712 • 1 CD

cd • 9 titres

  • 1I did it just the same
  • 2Sexcrime (nineteen eighty four)
  • 3Fore the love of Big Brother
  • 4Winston's dairy
  • 5Greetings from a dead man
  • 6Julia
  • 7Doubleplusgood
  • 8Ministry of love
  • 9Room 101

extraits vidéo

informations

line up

Annie Lennox (chant, musique), Dave Stewart (musique, voix)

chronique

‘Il ne s'agit pas de savoir si la guerre est réelle ou non. La victoire n'est pas possible. Il ne s'agit pas de gagner la guerre mais de la prolonger indéfiniment. Une société hiérarchisée repose sur la pauvreté et l'ignorance. Leur version devient vérité historique. Et rien d'autre ne peut avoir existé. Le but de la guerre est de maintenir la société au bord de la famine. La guerre est menée par l'élite contre ses propres sujets. Son objectif n'est pas de vaincre en Eurasie, en Asie, mais de garder sa structure sociale intacte.’. Génial Orwell, écrivain et penseur si clairvoyant, pragmatique, incontournable. ‘1984’, son chef-d’oeuvre sort au cinéma la même année. Premier imbroglio, c’est la production Virgin Films (filiale de ? Allons… Chez qui était signé le duo à votre avis ? ) qui commande cette b.o. au groupe, le réalisateur en ayant demandé une autre plus orchestrale qu’il s’étonnera méchamment de ne pas entendre au montage final (on me souffle dans l’oreillette qu’il existe une version limitée vite retirée du commerce du film avec). Malgré les quelques controverses, l’album aligne quand même deux hits dont le colossal ‘Sexcrime’ et le beau ‘Julia’ plus réussi mais moins reconnu. Pour faire le bon Suisse, je vais classer. Evoquons d’abord les titres chantés. ‘Sexcrime’ avait tellement d’atouts pour fracasser la baraque qu’il fallait bien que le duo merde quelque part. Rien à dire sur le départ, c’est du Eurythmics rythmé, synthétique, glacé, avec une Annie Lennox magistrale dans son rôle de domina… Ne voilà-t-il pas qu’ils viennent tout gâcher avec un final saturés de remplissages vocaux ridicules (notamment les ‘du du du boum boum boum’ devenus classiques désormais) ? Remarque vaguement similaire pour la face B du single (le tout premier que j’aie jamais possédé), ‘I did it just the same’. Pop glaciale à rythmique claquante, petite mélodie interlope en arrière-plan, progressivement gâchée par les vocalises de Annie Lennox. ‘For the love of big brother’ m’interroge et je suis bien obligé de lâcher le morceau que j’entendais garder comme surprise pour le clafoutis final: comme b.o., ce skeud ne remplit pas bien son rôle. Peu des compositions collent à 100% avec l’ambiance glauquissime et déprimante du film. On retiendra éventuellement le bon ‘Greetings from a dead man’, new wave sombre aux percussions mécaniques et lourdes, peu chaleureuse, pour laquelle on ne comprend pas bien une fois de plus la présence des vocalises de la chanteuse parfaitement inutiles même si pas pourries pour autant. ‘Ministry of love’ a quelque chose d’un ‘Radio Gaga’ plus malsain, seyant donc parfaitement à l’atmosphère. Toujours cette voix mais ses intonations claquantes confirment le paysage soviétique industriel en vogue tant dans ‘1984’ que dans l’imaginaire new wave de l’époque. L’instrumental tristounet ‘Winston’s diary’ s’écoute mais ça pourrait être mieux donc pour éviter de vous faire languir davantage, je dirais que mieux vaut appréhender cet album comme un opus d’Eurythmics, rien de plus. Du coup, je suis obligé de parler de ‘Julia’, sorte de ballade féérico-spatiale mal adaptée au film mais une très belle chanson mésestimée où la voix de Annie Lennox a quelque chose d’un parallèle féminin oblique de Bowie du plus bel aloi. Le paradoxe est que la contrainte cinématographique a forcé Eurythmics à développer une touche atmosphérique sombre qu’ils n’auraient sûrement pas travaillée volontairement mais, maladresse dans l’exercice, le combo ne peut s’empêcher d’imprimer trop fortement sa propre patte, foirant du coup ses devoirs cinéastes et ne produisant sous son nom qu’un album certes aguicheur et non dénué de qualités mais incomplet ou bancal quand même. Très dommage. ‘L’ignorance, c’est la force.’. Vous voilà faibles. 3,5/6

note       Publiée le dimanche 20 mars 2022

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