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Burzum › Det som engang var

cd • 8 titres

  • 1Den onde kysten
  • 2Key to the gate
  • 3En ring til aa herske
  • 4Lost wisdom
  • 5Han som reiste
  • 6Naar himmelen klarner
  • 7Snu mikrokosmos tegn
  • 8Svarte troner

enregistrement

Grieghallen Lydstudio, avril 1992

line up

Greifi Grishnackh (tous les instruments)

remarques

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chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
black metal

Cet album se situe dans la suite logique de son prédécesseur. Les vocaux sont toujours aussi extrêmes, les guitares toujours aussi saturées et l'atmosphère toujours aussi sombre. Oui, mais là, c'est beaucoup moins bon ! Les riffs sont moins percutants, beaucoup moins accrocheurs. "Lost wisdom" réussit quand même tant bien que mal à tirer son épingle du jeu. Le reste n'est pas à la hauteur de la réputation de Varg je trouve, il sait faire beaucoup mieux et même si c'est pas non plus mauvais, les autres albums valent largement plus le coup. À n'en point douter, le moins bon des albums du groupe. De plus, les instrumentaux aux claviers et autres titres d'ambiance sont beaucoup moins inspirés que sur le premier album, dommage qu'ils en deviennent si ennuyeux. Heureusement pour nous, la suite sera meilleure...

note       Publiée le mardi 25 juillet 2000

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
true black

Pourquoi pourrait-on considérer "Det Som En Gang Var" comme la pierre angulaire indirecte de la discographie de Burzum ? Plus abouti que "Burzum" et "Aske", plus varié que "Hvis Lyset Tar Oss" et moins stigmatisé que le monstrueux "Filosofem", cet album est une sorte de pot-pourri de tout ce que Count Grishnackh a à nous offrir, du riff brut aux ambiances, en passant par sa vision du black metal. La prod est assez souple et reste old school sans être inaudible, et la tenue des instruments est plus que correcte, vu que le bonhomme n'est pas un manchot.
Concrètement il se passe quoi ? Déjà une intro carrément thrash, avec un riff complètement génial, et là c'est la transition. Grishnackh prépare ses ambiances, les construit au moyen d'arpèges langoureux et traînants, les instruments rentrant chacun leur tour. La boucle est alors lancée. D'une manière générale lente et curieusement balancée, l'atmosphère s'échappe vaporeusement des enceintes mesure après mesure, et on se laisse emmener au rythme du chant si particulier, spécialement aigu, plaintif et écorché. Ce que Burzum arrive à offrir, c'est un true black assez contemplatif malgré son minimalisme, sentiment renforcé par les deux instrumentaux du milieu d'album. Le premier, "Han Som Reiste", donne un avant-goût de la période strictement ambient qu'entamera plus tard le compositeur. C'est une parfaite illustration de sa capacité à pondre avec, disons-le franchement, trois notes de merde sur un Bontempi, une ambiance onirique et agréablement surannée. Le second instrumental, "Naar Himmelen Klarner" ? Le même à la guitare. Après ce double intermède, arrive la grosse gifle. "Snu Mikrokosmos Tegn". Écouter ce titre dans un petit village de montagne, c'est le voyage dans le temps assuré. Après un riff d'entrée rapide relativement classique, le bougre Grishnackh nous gratifie d'un splendide mid-tempo aux effluves étranges et mystiques avec le plan de basse de l'année, qui s'étale pendant plusieurs minutes pour notre plus grand plaisir.
"Det Som En Gang Var" incarne donc à mes yeux la cohérence de la diversité musicale de son géniteur, et il serait vraiment dommage de s'en priver, tant l'inspiration est au rendez-vous.

note       Publiée le lundi 10 décembre 2007

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notes

Note moyenne        95 votes

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Maradona › vendredi 22 novembre 2019 - 18:26  message privé !

C'est clair qu'il a du cachet çui-ci

Note donnée au disque :       
(N°6) › vendredi 22 novembre 2019 - 16:29  message privé !
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Je l'aime bien celui-là, justement les instrumentaux apportent quelque chose à l'atmosphère sans tomber dans le minimalisme totalement abusé (mais pas dénué de charme) à venir. Le chant porcin de Varg correspond tout à fait à l'idée que je me fais d'un Orc bien remonté. D'ailleurs c'est drôle, étant donné sa vision du monde, qu'il s'identifie aux Orcs plutôt qu'aux Elfes… Il a pas du tout bien compris au Seigneur des Anneaux en fait, l'ami Louis…

Note donnée au disque :       
Twilight › vendredi 22 novembre 2019 - 13:08  message privé !
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c'était donc ça....son côté Ravi Shankar, sans doute ^^

Maradona › vendredi 22 novembre 2019 - 09:11  message privé !

looool

Note donnée au disque :       
born to gulo › vendredi 22 novembre 2019 - 07:58  message privé !

Nan mais son meilleur disque il vient à peine de sortir, et il s'appelle Demon Solar Totem, c'est lui qu'il faut écouter.