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Frank The Baptist › Road omen

cd • 11 titres

  • 1Road omen intro
  • 2Like vandals did (when in Rome)
  • 3Texture messages
  • 4Angry kids of jealous gods
  • 5The wweep
  • 6Till the day
  • 7Second Halloween (you better run)
  • 8Die, die my darling
  • 9Waltzifer
  • 10Venomenon
  • 11The lotus

informations

Blackstone Studios, Berlin, Allemagne.

https://alice-in.bandcamp.com/album/road-omen

line up

Frank Vollmann (chant, guitare), Julio Cardador (basse), Gerrit Haasler (guitare), Salomon Bosse (batterie)

Musiciens additionnels : Fez Wrecker (orgue), Nico Lippolis (batterie)

chronique

Plus que jamais, le pays avait besoin de lui…Violences, tension, racisme, heurts civiles, paraissent dorénavant constituer le quotidien de la nation… Frank le Baptiste sa guitare sur l’épaule reprit donc le chemin… Des studios européens car il s'y sent comme un poisson dans l'eau. Cinquième opus pour cet artiste étrange à l’identité artistique spéciale et unique alignant près de vingt ans de carrière. Dès les premières notes, on retrouve le style du combo, ce post punk goth flamboyant et lyrique puisant son engrais tant dans la première vague goth qu’une forme soft de deathrock avec quelques oeillades garage de côté (le splendide ‘Die, die my darling’). Comme ses prédécesseurs, ‘Road omen’ séduit dès la première écoute mais de manière incomplète pour cultiver un certain mystère et inciter aux écoutes nombreuses. L’impression mélodieuse, le punch des arrangements captent d’emblée; pourtant nul hit réel qui se détache entièrement, juste de quoi titiller. Et découvrir ensuite la beauté et la richesse des parties de guitare, la rigueur de la rythmique, tribale sans lourdeur, les arrangements redoutables. Dès la troisième écoute, tous ces éléments comme un code décrypté explosent ensemble. La musique de Frank the Baptist n’est ni 100% glauque ni triste ni même mystique, elle se situe dans une forme de bulle au milieu de tout cela, capable qu’elle est de motiver, donner de l’énergie sombre mais en remuant d’étrange manière la tripaille histoire que l’auditeur se sente tout chose, comme dans une autre dimension. Les tubes regorgent en réalité, l’excellent ‘Angry kids of jealous gods’ déclinant à lui seul toutes les possibilités du groupe, de la retenue à l’explosion lyrique, mais aussi la palette vocale de Frank Vollmann, du grave aux aigus. Retenons ‘Like the vandals did (when in Rome’), ‘Till the day’ et ses ambiances blues gothique urbain ou même un ‘Second Halloween (you better run’) plus dépouillé, limite post punk. Il existe donc bien des groupe capables de développer une identité marquée, identifiable rapidement. Frank the Baptist en font partie. Cet étrange prêcheur à chapeau claque et à la prose alambiquée ne cesse de surprendre, émerveiller, comme ces films dont on raffole tellement qu’on peut les regarder plusieurs fois par an sans se lasser. Pour ma part, je n’espère qu’une chose, un sixième disque.

note       Publiée le vendredi 11 mars 2022

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