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Charles Mingus › Mingus ah um

9 titres - 46:28 min

  • 1/ Better Git It in Your Soul (7:26)
  • 2/ Goodbye Pork Pie Hat (4:52)
  • 3/ Boogie Stop Shuffle (3:46)
  • 4/ Self Portrait in Three Colors (3:11)
  • 5/ Open Letter to Duke (4:59)
  • 6/ Bird Calls (3:17)
  • 7/ Fables of Faubus (8:20)
  • 8/ Pussy Cat Dues (6:35)
  • 9/ Jelly Roll (4:02)

enregistrement

New York City, USA, 5-12 mai 1959

line up

Willie Dennis (trombone), Booker Ervin (saxophone ténor), Shafi Hadi (saxophones alto et ténor), John Handy (saxophone alto, clarinette), Jimmy Knepper (trombone), Charles Mingus (contrebasse), Horace Parlan (piano), Dannie Richmond (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
post bop > hard bop

Avec ce premier disque pour Columbia, Mingus aligne, une fois de plus, une superbe collection de titres, comme à presque chacune de ses nouvelles apparitions sur un label (ce fût le cas avec "Pithecanthropus Erectus" chez Atlantic, et ce le sera sur Impulse! avec "The Black Saint and The Sinner Lady" d'ici peu). Contrairement à ses essais précédents, Mingus semble ici garder la volonté de ne pas trop se disperser en se concentrant sur chaque titre individuellement, apportant chacun une couleur qui lui est propre. Évoluant à sept musiciens parmi lesquels on retrouve les fidèles Booker Ervin, Horace Parlan, John Handy, Dannie Richmond, Jimmy Knepper et Shafi Hadi, la musique de "Mingus Ah Hum" possède ce côté maîtrisé qu'un brûlot comme "Blues & Roots", par exemple, ne laissait pas transparaître. Maîtrisée, la musique de Mingus l'a toujours été, et se doit de l'être quand on se permet autant d'excentricités mélodiques, harmoniques et rythmiques au sein d'une même pièce. Seulement la production quasi clinique de Teo Macero semble dépouiller la musique de Mingus de l'essentiel ; cette vibration, cette résonnance si particulière qui en fait une musique vivante. Teo Macero et Miles Davis, en dépit de leurs coups de gueules réguliers, étaient faits pour s'entendre tant ils partageaient une même vision des choses. Mais le côté abrupt et bourru de Mingus apparaît difficilement dans cette suite de titres pourtant brillants, au raffinement de plus en plus poussé. L'audacieuse ouverture de "Bird Calls" s'en sort avec les honneurs, mais pour le reste, l'album est couvert d'éloge pour des titres indispensables comme "Better Git It in Your Soul", "Goodbye Pork Pie Hat" ou le pamphlet "Fable of Faubus". Avec "Mingus Ah Hum", on gravite autour du coeur de Mingus, on observe, on apprécie, on se délecte du spectacle, mais on n'y entre pas pour y prendre part comme c'était le cas autrefois.

note       Publiée le jeudi 12 septembre 2002

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notes

Note moyenne        12 votes

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Klarinetthor › lundi 16 octobre 2017 - 16:20  message privé !

savoureux, raffiné. Un grand nombre de classique du Mingus.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › jeudi 24 décembre 2009 - 17:43  message privé !

Assez savoureux.. Je me souviens de la première fois que j'ai écouté ce disque : une grande incompréhension suivi d'un sourire béa face à tant de talent. Allez hop je le ressort, un grand classique du jazz.

Note donnée au disque :       
Coltranophile › jeudi 23 juillet 2009 - 14:14  message privé !

Même si je ne l'ai pas sorti depuis longtemps, "Mingus Ah Hum" n'est pas un disque de plus dans la discographie énorme du bonhomme. C'est un disque phare, qui peut paraître trop appliqué, mais qui révèle une facette non négligeable et pourtant souvent négligé de l'artiste. Effectivement, la prod' de Macero donne l'impression de dénaturer la musique de Mingus en la tirant vers un jazz "propre". Mais pour qui connaît des disques comme "The Jazz Experiments of Charles Mingus", "A Modern Jazz Symposium.." ou "Pre-Bird" (où pour le coup, la musique semble fort rigide) cela s'avère une idée fausse, la preuve la plus éclatante en sera le "Let My Children Hear Music" avec le même Macero aux manettes. C'est la facette tendant vers le Third Stream de Mingus avec tout de même sa patte bien à lui. Mingus là où on ne l'attend pas forcément.

The Gloth › jeudi 23 juillet 2009 - 13:56  message privé !

J'ai maintenant écouté tous les Mingus chroniqués sur Guts, et celui-ci est un de mes préférés. Je n'aime pas trop "The Clown" par contre...

dariev stands › jeudi 23 juillet 2009 - 13:25  message privé !
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que veux-tu mon cher necropropro, "la vie est belle, le destin s'en écarte, personne ne joue avec les mêmes cartes, le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu'il dévoile, tant pis, on est pas né sous la même étoile"... Mingus a eu son 6/6 avec "the black saint...",quand aux divergences parfois étonnantes entre les grosniqueurs, c'est parce que chacun à son système de valeurs bien précis. C'est pour ça qu'on est relativement peu nombreux au regard de l'éclectisme du site... si tu trouves un autre site qui chronique à la fois Mingus et Maiden ET évite ce problème, je t'en prie...