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To End It All › Scourge of woman

lp • 9 titres

  • 1Lure
  • 2No hero's death
  • 3Beast filth
  • 4Mouths searchong for the breats
  • 5Instinctual force
  • 6Cages bleed shiver and shake
  • 7Future aborted
  • 8In cases of rape and incest
  • 9Burning rapists

line up

Joy Von Spain (chant), Masaaki Masao (musique)

remarques

https://toenditall.bandcamp.com/

chronique

Culture du viol, ‘toutes des salopes sauf maman’, ‘la mère de mes enfants’, ‘Quoi ? Te siffler, c’est un compliment’, ‘mal baisée’, ‘un peu hystérique’, salaire non-équivalents pour les mêmes diplômes… Phallocrates, petites bites de merde dissimulées par les pseudo-justifications de religions monothéistes disposées à excuser leur faiblesse de ne pas pouvoir résister aux tentations induites par les viles pécheresses que sont les femmes ou crispés au volant de grosses cylindrées… Assez, bordel ! Il faudra bien en finir un jour avec les éléments d’un quotidien jugé normal où être une femme reste risqué et dangereux… Comme promis en conclusion de ma chronique du ‘Ligeia’ de Eye of Nix, voici To End it All, projet parallèle de leur chanteuse et du mec en charge des manipulations. ‘Le fléau de la femme’. Le titre est net, tranchant, à l’image de sa pochette… À mon goût, une perle de dark ambient industriel claustrophobe, angoissant, soutenue par l’extraordinaire voix polyvalente de Joy Von Spain (vous ai-je soufflé à quel point j'adore sa voix ? Oui ?), capable de rugissements bestiaux du type version adulte de ‘l’Exorciste’ (‘Beast filth’ le bien nommé) aussi bien que de passages chantés aux limites du néoclassique (l’excellent ‘Mouths searching for the breast’), sans oublier les récitations froides comme l’acier ou les litanies rituelles (‘In cases of rape and incest’). Musicalement, aucun son clair, tout est coups sourds, bruits, grincements, dans des textures saturées (‘Burning rapists’) aussi bien que parfaitement dépouillées et réduites à la moelle minimale (‘In cases of rape and incest’)… Facile. Tu parles, un vrai travail d’orfèvre où chaque son est pesé au milligramme près, où chaque silence est calculé, où l’on prévoit la moindre seconde de réverbération. ‘Scourge of Woman’ est une bête affreuse prête à mordre, déchiqueter, tellement emplie de colère froide et de menace que le moindre coup de griffe sera létal mais en phase d’approche comme pour laisser une chance à l’adversaire. ‘Tu es foutu, ta seule option est de déposer les armes et tu seras épargné'. Car paradoxalement, le message inconscient de cette œuvre forte, anxiogène, glauque et glaçante, pourrait être positif : il est encore temps d’éradiquer définitivement la culture du viol, de transformer le mot 'patriarcal' en terme obsolète moqué par les jeunes générations ; en effet, la rage mortifère exprimée par ce disque (et bien d’autres, je songe notamment aux albums de Hide) est si terrifiante que si un jour la digue pète, le tsunami balaiera tout sur son passage.

note       Publiée le samedi 22 janvier 2022

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Bah ça peut aussi, "LE politique" plutôt que "LA politique", quoi, comme dans "tout est politique", pour l'extension du truc au-delà de la gestion des parcmètres municipaux ou mondialisés... - "Tout" y compris les réactions du type "ah c'est politique ? ben j'écoute pas", dans cette acception - par exemple au sens ou "l'art c'est à part si c'est engagé dans quelque sens que ce soit ça n'a pas de valeur - ou juste, je ne veux rien avoir à faire avec", bah c'est déjà un positionnement politique... Après je ne dis pas hein, les adeptes du "rah ça porte pas un discours social, c'est de l'art d'agrément bourgeois j'écoute pas", c'est pas forcément moins œillères, comme sortie. (Mais bref, chacun.e écoute bien ou pas à son gré hein, après tout, et le débat est de toute façon trop vaste pour tenir en échange de com sous une chro, voilà).

Message édité le 24-01-2022 à 12:54 par dioneo

Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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lol "politique". La politique c'est comment répartir les deniers publics pour le bien commun, pas une discussion sur les droits fondamentaux de la personne.

ledl Envoyez un message privé àledl

Dommage, je n'écouterai pas: les albums politiques, très peu pour moi.