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The Funeral Factory › Isolation daisies cold war

cd • 23 titres

  • 1Disciples
  • 2Lies
  • 3Cause #12
  • 4Isolation daisies
  • 5Effect #35
  • 6Paint it black
  • 7Stupid man
  • 8She's got a problem
  • 9Shells
  • 10Cold war
  • 11Epilogue
  • 12Cast a shadow (on my soul)
  • 13Questions
  • 14Abduction
  • 15Cremation dream
  • 16Carousel of lies
  • 17People need to be killed
  • 18So Elvis
  • 19Heartbreak hotel
  • 20Purpose extinction
  • 21Cast a shadow (instrumental)
  • 22Shells (Philipp Glass mix)
  • 23Free James Brown (Broken Bass String Improv)

extraits vidéo

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enregistrement

The Living Room Studio, Sundae Sound, Westward Club, Sunridge Mall, Calgary, Alberta, Canada.

line up

Religion Darc (chant, guitare, choeurs), Religion White (chant féminin, clavier)

Musiciens additionnels : Jim Cote, Grant Sim (basse), Bob Cote (batterie), Jimmy Carver (piano), Seema Ganatra (sitar), Frank Lockwood (percussions), Gib Monks (saxophone), Tom Dill (basse, guitare), Janine Bracewell (choeurs féminins), Rikki Harrow (voix d'enfant), Ted Wayne Wilson (voix d'opéra), Ohama (effets)

remarques

Titres 1-15 extraits de 'Isolation daisies cold war'; les morceaux 16-20 viennent du mini 'Living with ghosts'.

chronique

Non, je ne referai pas la même erreur. Après avoir revendu trois fois ‘Dreams less sweet’ de Psychic TV avant de décider que c’était un chef-d’oeuvre, un cas d’école chez moi, il me fallait tirer la leçon de l’expérience. Le destin décida de me tester en mettant entre mes mains et surtout mes oreilles ‘Isolation Daisies Cold War’ du groupe Funeral Factory, en réalité une compilation complète de leurs travaux (un LP et un mini). ‘Waow, c’est quoi, cette daube que je me suis acheté ?’. Drôle de truc construit un peu sur le modèle des albums-concepts des Beach Boys eux-même inspirés des Beatles avec des pièces de pop sans batterie derrière lesquelles on devine pourtant un sentiment nettement plus amer et tordu que les interludes ‘Cause #12’, ‘Effect #35’ (le premier martial et inquiétant, le second sous forme d’une chorale) accentuent. Ok, le sitar de ‘Isolation daisies’ fait écho à la reprises des Stones mais à ce premier stade, le doute m’assaillait telle une nuée de poux de canards après une baignade dans le lac mais je tins bon. ‘She’s got a problem’ commença à agir telle la douche revigorante. Toujours une pièce de pop mais cette fois franchement barrée, avec saxo fou, bruits bizarres et le chant qui part en cacahuète, fausse ouverture pour un ‘Shells’ nettement plus glauque comme une version rock wave de Pink Floyd. Les paroles sont grinçantes as fuck, même les plus bouchés comme moi commencent à flairer les déluges d’humour noir et de second degré au vitriol. Là, sésame ! Avec ‘Cold War’, tout s’illumine (façon de parler), cet album pue l’essai expérimental indus psychédélique dans une ambiance gothique, le bidule chelou faisant feu dans toutes les directions, inclassable mais remarquablement cohérent à appréhender comme un tout même si quelques titres se dégagent (là ne semble pourtant pas le but des artistes). Retour à la case départ, comme au Jeu de l’Oie, et imprégnation sérieuse. Il serait mentir que d’affirmer que ce skeud est génial et ne compte aucune longueur mais force est de reconnaître que cet étrange mélange d’influences tripées des 60’s passées à la moulinette du cynisme et du désenchantement des 80’s avec une velléité d’expérimenter en plus tient la route et dégage un charme malsain, triste parfois. Peu importe qu’on ne capte pas toujours quelle porte on pousse et où elle mène (Alice le savait-elle ? Qu’elle porte du noir aujourd’hui ne change rien). A priori, ce qui constituait le LP s’achève sur une récitation glacée sur lit de guitare, cliquetis de synthés, choeurs angéliques, bruits sombres, une merveille (Current 93 aurait pu se promener pas loin). Maintenant qu’on est amis, quel dommage de se quitter déjà ! La bonne nouvelle est que le cd ajoute le mini du groupe qui s’enchaîne sans le moindre souci dans une veine encore plus ironique et glauque, comme une version suicidaire de Strawberry Switchblade (le chant féminin évoque beaucoup), à moins qu’il ne s’agisse de Psychic TV tant le glauque ‘Heartbreak hotel’ (impossible à identifier tant il diffère de l'original) avec ses cris désespérés, ses basses plombées, son glissando serpentin eût pu être interprété par le collectif britannique (il suffit aussi de voir le look de hippies funèbres des deux protagonistes). En bonus, on retiendra une parodie complètement barrée de James Brown. Bref, une oeuvre qui ressemble à un kaléidoscope sans couleur qu’on aurait laissé choir et qu’on a tenté de recoller avec du chewing-gum coupé d’acide et de charbon, pas évidente, qui demande à être apprivoisée et de prendre le temps mais fascinante dans sa démarche désespérée.

note       Publiée le mercredi 19 janvier 2022

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