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Hante. › This fog that never ends

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Shelleyan      lundi 10 janvier 2022 - 21:26

cd • 10 titres

  • 1Bienvenue en efer
  • 2Hate vs love
  • 3In cold water
  • 4Noir
  • 5Burning
  • 6My destruction
  • 7Shadow boxing
  • 8Dépendance
  • 9Infinite particles of us
  • 10This fog that never ends

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line up

Hélène de Thoury (chant, musique, production)

Musiciens additionnels : Box von Dü (guest sur 'Burning')

remarques

https://hante.bandcamp.com/

chronique

Le brouillard comme une matrice de renaissance, de purification, une forme de maquis où l’on se recroqueville pour se libérer violemment de ses chaînes…’Tu m’as dit, l’histoire s’arrête’, ‘Je t’ai dit, je n’ai pas peur de toi’, ‘Tu m’as dit, pose ton revolver’, ‘Je t’ai dit, bienvenue en enfer’, le ton est donné dès le début, assuré, froid comme une paire d’épaule qui se retourne et délaisse son passé sans un regard, sans se retourner. Le timbre désincarnée d'Hélène de Thoury sied parfaitement à cette atmosphère cinématographique évoquant la fougue de Minuit Machine musicalement avec une touche glacée en modifiant la portée. Car la vraie gageur est bien là, comment conférer une identité propre au side-project d’un des groupes dark electro hexagonaux les plus passionnants de ces dernières années. Si la Française n’y parvient pas totalement (comment le pourrait-elle en tant que génitrice des deux projets ? Et dans la mesure où c’est génial, on s’en branle), ce second essai confirme que Hante. n’est pas une redite de Minuit Machine, plutôt une demi-soeur qui ne participe pas à tous les repas de famille le dimanche. Cette patte demeure unique, une manière de créer une musique froide, riche, tantôt épurée, frôlant parfois le mystique dans son amplitude (‘In cold water’, ‘Shadow boxing’), proche d’une forme de confidence même par moment sans que l’on sache vraiment si l’artiste s’adresse à nous ou à elle-même (‘Noir’, 'Dépendance'). On ne va pas épiloguer sur son sens affuté tant de la composition que de la production (et même du mastering), avec pour résultat non seulement des mélodies tueuses mais aussi, c’est plus rare, des atmosphères vraiment fortes et profondes; comment cette femme peut-elle écrire autant en demeurant aussi constante dans la qualité ? ‘The fog that never ends’, travail que l’on devine très personnel, est assurément l’évocation d’un horizon bouché, angoissant mais pas réellement étouffant, plutôt une espèce d’espace à apprivoiser avant de s’y régénérer, y muer, se purger comme avec une saignée. J’ignore qui étaient les sorcières à se pencher sur son berceau mais Hélène de Thoury a de l’or dans les doigts et la bouche et de l’obsidienne dans la tête.

note       Publiée le lundi 10 janvier 2022

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