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Kiki Hitomi › Karma no kusari (カルマの鎖)

  • 2016 • Jahtari JTRLP08 • 1 Téléchargement Web

téléchargement • 10 titres

  • 1Tabidaichi (Departure)
  • 2Nightwalkers
  • 3Yellow Story
  • 4Every Time You Knock Me Down
  • 5Pink no kimono
  • 6Nen nen korori
  • 7Karma no kusari
  • 8Yume no hana
  • 9Samurai Spoon
  • 10Galaxy

line up

Kiki Hitomi (production, chant), disrupt (production)

Musiciens additionnels : Space Ape (6)

remarques

Artwork : Kiki Hitomi https://jahtari.bandcamp.com/album/karma-no-kusari

chronique

Styles
dub
electro
reggae
chanson
trip hop
musiques du monde
Styles personnels
enka novo-dub 8-bits

Un jour où elle devait se faire chier dans la froidure de Leipzig, alors qu’elle s’était roulée un petit sdeh, comme on dit dans sa région natale d’Osaka, Kiki Hitomi a eu une révélation : les mélismes des chanteurs d’enka entendus dans sa jeunesse et le dance hall style de Horace Andy, c’est kif kif bourricot. Signée sur le bien nommé label Jahtari (vous l’avez ?), Kiki, désormais hors King Midas Sound, s’embarque alors dans un voyage intergalactique tout en 8 bits et grosses basses qui ronflent, avec du riddim bricolé à l’ancienne, sans ordinateur dans les parages, bien dubbé à la japonaise. Et comme point de départ… oh bordel… oh putain de bordel de merde !!!! Kiki a repris le thème des planètes agricoles de Wing Commander Privateer !!! Même pas besoin d’allumer un cône, pétage de durite immédiat aux seules évocations que cette courte piste ambient très Floydienne font renaître en moi ! Bienvenu dans le cosmos, mais vu de l’intérieur du CPU, de l’enka-dub tout en pixel art qui rabote avec ses textures fignolées dans une atmosphère d’enfumage de processeur qui surchauffe, la petite voix nasale de Kiki dans son anglais aussi accentué que n’importe quel toaster jamaïcain, roulant du r et chaloupant d’une langue à l’autre. C’est une présence comme venue d’ailleurs, une voix sortie des machines, serpentant à travers les cables, prise dans l’écho, s’affirmant comme un esprit malin descendu par l’opération de substances chimiques au-delà des mers et des continents. Et c’est « Pink no Kimono », novo-enka interprétée sur un balancement synthétique techno-cheapos tout aussi digne d’un karaoké déglingué de Tobita que d’un tableau sonore de Monkey Island II. Globalement, ça plane pour elle, même quand c’est presque trip-hop fantomatique glougloutant dans un océan de nappes un peu effrayantes, ou ce court titre éponyme au psychédélisme new-ageux pas très net. Et puis toujours ce bonheur de la rythmique lo-fi sur laquelle viennent ce poser ces mélismes rêveurs, merveilleux « Yume no Hana », novo-dub au refrain d’enka bien pathétique, à la mélodie parfaite, toute 8-bits qu’elle soit. Oui, on y revient toujours à cette histoire de peu de bits, mais si le nom du label n’était pas suffisant pour mettre la puce à l’oreille (y a Atari dedans, qui au passage était à la base une référence à la lutte sumo, soit le choc des deux lutteurs au début du combat), si l’excursion du côté d’une planète de Privateer n’était pas une introduction assez claire, Kiki Hitomi sample pour son dernier envol la BO du jeu Dune (celui de Cryo, les vieux savent), de Stéphane Pick, mélangée aux sons de l’Ensemble Nipponia, formation classique des seventies, pour un résultat passablement phatt en terme d’ouverture des perspectives cosmiques. Hitotsu no ai, Kiki-san !

note       Publiée le mardi 16 novembre 2021

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Damodafoca › jeudi 18 novembre 2021 - 10:41 Envoyez un message privé àDamodafoca

A noter que Disrupt c'est son mari. Du coup il est pas juste un guest : il produit et sort le projet. Album plutôt cool, dommage qu'elle ait quitté KMS sans explication.

Rastignac › mercredi 17 novembre 2021 - 17:47 Envoyez un message privé àRastignac
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Qu’est-ce que c’est bon cette chose ! Ça me fait vibrer le processeur.

Message édité le 17-11-2021 à 17:47 par Rastignac

(N°6) › mercredi 17 novembre 2021 - 12:29 Envoyez un message privé à(N°6)
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Ah, c'est pas la première fois qu'on me fait cette remarque. La note on s'en fout (d'ailleurs je remonte d'une boule hors-chro !), en vrai, mais peut-être que me mettant moins de pression sur un album cool, je suis d'autant plus enthousiasme. 8-bit c'est pas littéral (quoiqu'il y ait bien des sons qui sonnent vraiment pas loin), mais aucun doute sur le voyage, décollage au spatioport derrière le karaoke à 4h20.

Message édité le 17-11-2021 à 12:32 par (N°6)

Note donnée au disque :       
Aplecraf › mercredi 17 novembre 2021 - 12:00 Envoyez un message privé àAplecraf

Un voyage spatial 8 bit, de ce que je lis, tu as attisé ma curiosité N°6 je vais y jeter une oreille. La chronique laissait plutôt entendre que tu noterai 5 boules curieusement.