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Tequila & The Actual Matrix › Radio Therapy

cd • 13 titres

  • 1Dungeon
  • 2Yesterdayz gone
  • 3Kick start
  • 4Silouette
  • 5Many
  • 6Since I've been loving you
  • 7Yellow ball
  • 8History
  • 9Come in
  • 10Tiger lilly
  • 11Control
  • 12Shattered
  • 13Dungeon part 2

extraits vidéo

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line up

Tequila Mockingbrid (chant, basse), Sean Thomas (musique)

remarques

chronique

Styles
funk
ovni inclassable
psychédélique
noise rock
trip hop
Styles personnels
los angeles parano / very bad trip 0

Qu’est-ce qui transforme l’action et le mode de vie de quelques artistes en une scène ? Il faut quelques acteurs supplémentaires, promoteurs, barmen, disquaires, fans, ainsi qu’une poignée d’endroits pour fédérer ce petit monde. Concernant la scène deathrock de Los Angeles, une personne-clef trop peu reconnue doit être signalée, Tequila Mockingbird. Chanteuse de jazz fortement impliquée dans la scène punk, elle organisera divers événements essentiels notamment l’un des premiers programmes TV dédiés à ce nouveau courant. Aujourd’hui encore elle est des plus actives dans la préservation de l’héritage du mouvement; amie de Gitane Demone et de nombreux artistes de la scène deathrock originelle ou actuelle, elle n’en a pas pour autant délaissé son amour du jazz ni son côté touche-à-tout. La version féminine de Don Letts ? Un peu facile; toujours est-il qu’hors Los Angeles, son influence n’est pas assez reconnue. Après recherche, j’ai mis la main sur l’un de ses projets, gutsien au possible et pas aisé à définir…Rien que le départ, ‘Dungeon’, imaginez un morceau de Prince tournant au ralenti saupoudré d’un zeste de trip-hop sur plus de huit minutes pour évoquer la démarche d’un mec défoncé qui avance en se tenant au mur, les gratte-ciels au dessus de sa tête ondulant comme des vagues sous un soleil pas net pailleté d’étoiles. La suite ne s’avère pas plus confortable. Il est clair que Tequila a une super voix avec ce grain typique des Noirs que bien des Blancs leur envient; je n’arrive pas à m’ôter de la tête l’idée d’une version ralentie de Prince avec tessiture plus grave. Aucune mélodie confortable pour autant, sur certains passages on a même l’impression qu’elle est complètement bourrée et improvise n’importe comment… Et pourtant, l’air de rien, de manière subtile, ce chant étrange retrouve son fil, révèle sa trame, leurrant sans cesse l’auditeur. La production est brute, toujours dans une forme de saturation, sans réel espace pour respirer; un beat, des guitares barrées, quelques effets tripés pour une musique qui semble tisser un décor pour permettre à la voix d’expérimenter, presque un prétexte plutôt qu’un accompagnement. On oscille entre trip-hop noisy liquéfiant (‘Silouette’) et attaques plus agressives (le terrifiant ‘Yellow ball’) avec des expérimentations piochant à tous les râteliers: noise, psychédélique, indus, trip-hop, ‘gospel même (‘Comme in’), funk des marécages... Un bad trip plutôt glauque et déstabilisant qui étonnamment parait s’apaiser légèrement de lui-même sur des chansons telles que ‘Come in’, ‘Tiger lilly’ avant de repartir de plus belle en version plus colérique, moins vaseuse. Plutôt lourd à s’enfiler d’une traite mais sans concession, le bazar de l'horreur !

note       Publiée le mercredi 10 novembre 2021

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