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Creux Lies › Goodbye Divine

cd • 8 titres

  • 1Jungle
  • 2Misunderstanding
  • 3Becoming
  • 4PS Goodnight
  • 5Renegade
  • 6Lore
  • 7I wish I was you
  • 8Wicked

extraits vidéo

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line up

Ean Clevenger (chant), Barry Crider (guitare, choeurs), Kyle Vorst (basse), David Wright (synthé, programmation)

remarques

https://creuxlies.bandcamp.com/music

chronique

Pourtant, j’avais hésité…Il y en a eu tellement de ces groupes prometteurs surgissant comme la nouvelle sensation du post punk, changeant presque aussitôt de registre ou peinant à renouveler l’inspiration à peine les gallons gagnés (Bloc Party, O Children, Neil’s children, etc). J’avais craint le même sort pour Creux Lies mais leurs énigmatiques pochettes, les quelques sonorités partagées sur le web m’ont poussé à jouer la carte de la confiance et j’ai eu raison, j’aime ce groupe de plus en plus. Moi qui fustige l’aspect trop aseptisé de nombre de formations contemporaines, je ne peux que reconnaître en ces Américains des musiciens consciencieux à l’écriture riche et soignée, équilibrant de ce fait une production un peu lisse mais finalement adaptée au propos. Car d’emblée le combo a assumé l’aspect pop de sa musique et c’est encore le cas ici, une belle pop volontiers mid-tempo, fluide, triste, un peu froide, empruntant davantage aux Cure seconde période, à un Depeche Mode cold wave, Tears for Fears même qu’à Joy Division. Pas de production dépouillée, le son est ample, céleste, riche mais parsemé d’ombres, sans étouffer le pouvoir de la mélodie. Ean Clevenger est un chanteur doué et son timbre proche de Roland Orzabal fait mouche dans ces atmosphères; même quand Creux Lies s’engagent sur les pas de New Order (‘Misunderstanding’), sa voix fait pencher l’émotion du côté obscur. Voilà une autre qualité moins ressentie sur le premier opus mais existant pourtant, le goût du détail. Vocalement (écoutez les intonations de ‘I’m lost’ sur ‘Jungle’) mais aussi niveau arrangements: le choix des sonorités de clavier (renforçant le feeling new wave 80’s au sens créatif), certains éléments de percussions… Le groupe signe ici une belle collection de morceaux dont les moments forts demeurent pour moi ‘PS Goodnight’, ‘I Wish I was you’, ‘Jungle’, lesquels raviront sans doute les fans des Cure époque ‘Disintegration’ et les détracteurs qui reprocheront cet aspect. Pourtant, je trouve que la voix de Ean Clevenger, son choix de mots pour les paroles marquent une différence émotionnelle même s’il est évident que cette impression de tristesse nostalgique hante le disque. Pas à outrance non plus, les Américains sont en pleine possession de leurs moyens, dégagent une passion communicative et ne manquent pas d’un humour décalé (cf le clip de ‘PS Goodnight’). J’ignore ce qu’il en sera d’un troisième opus mais pour l’heure, cette paire d'albums résonne gagnante dans mes oreilles.

note       Publiée le lundi 1 novembre 2021

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Richard › samedi 13 novembre 2021 - 18:02 Envoyez un message privé àRichard

Et moi comme un imbécile qui avais lu trop vite "PS Goodbye" mon titre préféré des Chameleons... Autrement, cette galette me plait bien plus que la précédente. Le groupe semble ne pas désirer s'enfermer dans les sonorités un peu (trop ?) caricaturales que dessinait The Hearth. Moins noir en apparence, avec des nuances de gris que ne renieraient pas Simple Minds ou Tears For Fears. Intéressant.

Note donnée au disque :