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Mahavishnu Orchestra › Birds of fire

10 titres - 40:11 min

  • 1/ Birds of Fire (5:46)
  • 2/ Miles Beyond (4:42)
  • 3/ Celestial Terrestrial Commuters (2:53)
  • 4/ Sapphire Bullets of Pure Love (0:23)
  • 5/ Thousand Island Park (3:22)
  • 6/ Hope (1:58)
  • 7/ One Word (9:56)
  • 8/ Sanctuary (5:05)
  • 9/ Open Country Joy (3:56)
  • 10/ Resolution (2:10)

informations

Trident Studios, Londres, Angleterre, 1972

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

line up

Billy Cobham (batterie), Jerry Goodman (violon), Jan Hammer (synthétiseur), Rick Laird (basse), John Mclaughlin (guitare)

chronique

  • jazz rock

On remet les couverts et on repart pour un tour. "Birds of Fire", comme on pouvait s'y attendre, prolonge le festival pyrotechnique amorcé sur "The Inner Mounting Flame". Contrairement à son prédécesseur, ce nouvel album semble mieux balancé et plus varié dans ses textures et ses recherches d'atmosphères ou d'ambiances (le bluesy "Miles Beyond", le bref délire électronique de "Sapphire Bullets of Pure Love"). Ainsi, l'acoustique prend une place non négligeable, se traduisant par un meilleur équilibrage des dynamiques, que seuls "Dawn" et "A Lotus on Irish Stream" laissaient transparaître sur leur précédent effort. C'est le cas pour "Thousand Island Park" (qui annonce les explorations hindoues de McLaughlin avec Shakti), "Open Country Joy" ou le menaçant comme la foudre, "Sanctuary". A côté de cela, on retrouve trois compositions qui suivent la trame éprouvée mais toujours irrésistible des progressions d'accords ("Birds of Fire", "Hope" et "Resolution") qui feront, et pour longtemps encore, des émules. Et puis, il y a le cas délicat de la pièce de résistance, "One Word", au final la plus horripilante de la session car elle s'apparente trop à un étalage impudique de savoir faire plutôt arrogant. Et pourtant, on ne peut que s'incliner face à la maestria des musiciens et ce dialogue à trois voix de plus en plus rapide entre le violon de Jerry Goodman, le clavier de Jan Hammer et la guitare de McLaughlin, pendant que la section rythmique de Rick Laird et Billy Cobham (qui y va, bien sûr, d'un impossible solo dont lui seul a le secret) maintient l'édifice de bien belle manière. Bref, "Birds of Fire" n'a pas usurpé son titre : ces musiciens sont, bel et bien, des oiseaux de feu, et leur musique, incandescente, se consumme à vos oreilles dans le grésillement de la lave en fusion.

note       Publiée le jeudi 12 septembre 2002

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Note moyenne        25 votes

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Nicko Envoyez un message privé àNicko
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Modification de l'année de sortie pour ce disque. Il est sorti en 1973. N'oubliez pas de modifier vos Top...

Message édité le 05-12-2023 à 22:24 par nicko

Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Certes, la pyrotechnie est millimétrée (pour reprendre un terme de la chronique) et on en prend vraiment plein les oreillettes. Il reste assez de poésie épileptique et quelques reprises de souffle ("Sanctuary") entre deux apnées pour que la boursouflure ne prenne pas toute la place comme ce sera le cas par la suite (Bordel, One World- c'est à la fois fascinant et irritant avec ce Cobham en boucher aux doigts de fée). Épuisant.

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Gros Bidon Envoyez un message privé àGros Bidon

Voila un vinyle qui a trainé des années dans ma discothèque sans que j'y attache un intérêt quelconque. Je dirais même que le peu d'écoutes m'avaient laissé un arrière gout de travail prétentieux et bâclé. En plus, je n'ai jamais beaucoup apprécié la guitare couinante de John Mclaughlin. Mon regard retombant pas hasard sur cet album, je me lance ce jour dans une nouvelle écoute. Bien m'en a pris. Moi qui pensais arrêter l'écoute après 2 minutes, me voila glissant de titres en titres avec un plaisir non dissimulé. Est-ce mon age ou la virtuosité des musiciens mais je trouve beaucoup de qualités à cet album. Des compositions ingénieuses, une rythmique ambitieuse, le duel entre le violon et la guitare de John habile. Du coup, il reprend à mes yeux une place en haut de la pile des albums majeurs des années 70. J'ai également "Visions Of The Emerald Beyond" dans ma discothèque, il va falloir que j'y jette une oreille attentive.

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boumbastik Envoyez un message privé àboumbastik

Je sais pas pourquoi, mais ça me fait irrésistiblement penser à Magma. Ça vous le fait aussi, ou bien déliré-je ? Sinon, toujours aussi intense et débridé, 5 ans après ma 1ère écoute. Cobham est déchaîné.

darkmagus Envoyez un message privé àdarkmagus

la montée en puissance sur "One Word", c'est quelque chose de terriblement jouissif, même si c'est terriblement simpliste.

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