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Billy Idol › The roadside EP

cd • 4 titres

  • 1Rita Hayworth
  • 2Bitter taste
  • 3U don't have to kiss me like that
  • 4Baby put your clothes back on

extraits vidéo

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enregistrement

Studio America, Pasadena, Californie, USA; Ruby Red Productions, Venice, Californie, USA.

line up

Billy Idol (chant), Steve Stevens (guitares, guitare sèche)

Musiciens additionnels : Butch Walker (guitare, basse, claviers, programmation, batterie, percussions, choeurs), Blair Sinta (batterie sur 'Rita Hayworth')

remarques

chronique

Styles
rock

Il fait plaisir à voir notre Billy, on le sent épanoui, heureux, il est comblé de jouer les grands-papas gâteau, les rides lui vont bien, il a la pêche, on le devine bouillonner de créativité et plus proche de ses fans que jamais à l’heure où justement il ne peut plus jouer en concert pour eux. J’ai l’impression que la sortie de son autobiographie l’a bien aidé à tirer un trait sur certaines choses et à régler ses comptes avec ses démons, à commencer par lui-même. Car Billy n’est pas du genre à se victimiser, il assume et ne se montre pas tendre vis-à-vis de ses comportements. Il n’oublie pas qu’il est artiste et c’est un bonheur de le voir proposer des lives acoustiques sur le net avec son ami et complice Steve Stevens. Les deux hommes demeurent fidèles à eux-mêmes la soixantaine dépassée, ongles noirs et longs cheveux pour Steve, brosse peroxydée pour Billy et cet amour du rock’n’roll palpable. Pas de désuétude fleur bleue pour autant, notre exilé anglais a toujours des choses à dire à en juger par cet Ep enregistrés en trio et si l’on peut sourire des allusions aux Dents de la Mer et Rita Hayworth, les paroles n’en demeurent pas moins incisives. C’est aussi du Billy lambda, efficace, sans prise de tête, bien rock dans le feeling avec un zeste de production 80’s pour le goût (les choeurs, la frappe grandiloquente), très radio friendly. L’homme se montre plus profond sur le road blues mélancolique de ‘Bitter taste’, ça coule tout seul, le ciel est là au dessus de la tête, on a les cheveux au vent mais d’où vient alors cette morsure près du coeur ? Je parlais des années 80; avec la chanson suivante, on y revient à 100 %, hormis la voix un peu cassée (mais complètement d’attaque et jouissive), on se croirait projeté en arrière dans le temps que ce soit dans les coeurs féminins, la batterie binaire, les riffs de Steve Stevens; sympa, moi j’adhère. La composition la plus réussie à mes yeux demeure pourtant la dernière, plus calme à nouveau mais définitivement tristounette (magnifique jeu de gratte, prévisible mais irrésistible). Billy ne joue pas les bluesmen authentiques, il est juste lui-même, un ex-punk passionné de rock, de blues, ayant passé par la new wave, le hard rock, un rat de l’underground devenu superstar et inconsciemment cette brassée d’influences agit sur son écriture. Oui, il me fait plaisir, Billy, cet ep, c’est vraiment le Martini dry coupé d’une olive que tu dégustes seul à côté de ta bagnole dans un verre en plastique avec la route 66 qui s’étale à perte de vue devant, derrière et au dessus…

note       Publiée le mercredi 20 octobre 2021

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Note moyenne        5 votes

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SEN › samedi 23 octobre 2021 - 09:47 Envoyez un message privé àSEN

C'est Billy Idol ça s'écoute sans aucun déplaisir, c'est peut être un peu trop tranquille par contre, j'attendais peut être des morceaux un peu plus rock !

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GrahamBondSwing › vendredi 22 octobre 2021 - 21:33 Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Ben oui, ça s'écoute tranquille... Tiens, "Bitter Taste", avec son petit gimmick qui rentre dans la tête, comme papa dans maman, cumule déjà 2 Mo d'écoutes sur la plateforme de streaming n°1... J'ai toujours vu Billy Idol comme un personnage à part, un punk anglais, un peu showman, certainement fasciné par les archétypes des rebelles américains des fifties, déraciné, débarqué sur le strip de Los Angeles où le règne du glam metal a débuté. Et regardez-moi ces pochettes d'albums : du jeune homme à la plastique parfaite, le regard par en-dessous, jusqu'aux dernières en noir et blanc (clin d'oeil fifties ?) et enfin une forme de sagesse qui perce dans les yeux... toute sa vie peut se deviner dans cette succession de portraits.

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Flesheaters › jeudi 21 octobre 2021 - 19:20 Envoyez un message privé àFlesheaters

entièrement d'accord avec ta critique

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Richard › jeudi 21 octobre 2021 - 05:22 Envoyez un message privé àRichard

C'est dans les vieux pots...Billy tient vraiment bien le cap et ceci reste éminemment respectable.

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