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The Stranglers › Dark matters

cd • 11 titres

  • 1Water
  • 2This song
  • 3And if you should see Dave...
  • 4If something's gonna kille me (it might as well be love)
  • 5No man's land
  • 6The lines
  • 7Payday
  • 8Down
  • 9The last men on the moon
  • 10White stallion
  • 11Breathe

extraits vidéo

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line up

Jean-Jacques Burnel (chant, basse), Baz Warne (chant, guitare), Dave Greenfield (claviers, choeurs), Jim Macaulay (batterie, percussions, choeurs)

Musiciens additionnels : Matt Bourne-Jones (trompette)

remarques

chronique

Pour certains groupe changeant de personnel aussi souvent qu’on change de shampoing, c’est moins flagrant mais quand il s’agit d’une formation tournant avec les mêmes musiciens depuis parfois près de quarante ans, chaque perte transforme le combo en peau de chagrin avec un aspect pincement de coeur pour le fan. Dans le cadre des indéboulonnables, les Stranglers s’en sortaient pas mal avec le trio rythmique/clavier et voilà que l’an dernier Dave Greenfield tirait sa révérence (alors que Jet Black était la retraite car trop vieux pour tenir encore les baguettes), non sans avoir eu le temps de jouer des touches sur un ultime essai. Tant mieux car il peut être fier de ce ‘Dark matters’, pas un chef-d’oeuvre mais un solide album néanmoins et sans doute ce que les Stranglers ont sorti de meilleur depuis ‘Norfolk Coast’ ou pour la résumer différemment depuis que décision a été prise de remplacer Paul Roberts à l’interne. Rien de poussif ici, les Hommes en Noir paraissent avoir testé les boissons énergisantes, c’est inspiré et ça démarre très fort avec coup sur coup ‘Water’ et surtout le sombre ‘This song’, ce dernier typique du style Stranglers avec un Dave Greenfield en folie derrière ses claviers avec un point final lourd, glauque en plages d’orgue. La chanson suivante est plutôt niaise mais on pardonne, elle est dédiée au musicien décédé justement (on sent à quel point cette perte est douloureuse) et ses potes ont décidé d’éviter le pathos pour conserver un souvenir lumineux de leur ami. ‘If something’s gonna kill me’ renoue même avec l’envie ‘expérimentale’ des 80’s avec synthés de cristal, boîte à rythmes, feeling étrangement mélancolique (superbes nappes en arrière-plan), du Stranglers de grande classe comme ils l’étaient époque ‘Féline’. Ma piste favorite est celle d’après, les Etrangleurs retrouvent un mordant limite punky avec un refrain épique, mélodique, grandiose qui me transporte. Le presque tendre ‘The lines’ m’ennuie profondément mais tout dépendra de la sensibilité de chacun car c’est une belle confession d’un homme vieillissant avec des textes simples et profonds (niveau paroles, un effort est notable sur cet opus). Et ça repart avec un bon ‘Payday’, on a vraiment l’impression que les mecs sont inspirés et s’éclatent réellement à enregistrer ces compositions. ‘Down’ est une autre pièce calme mais cette fois la tristesse qu’elle dégage est vraiment bouleversante. Pour boucler le disque, le combo va nous livrer deux titres pêchus, ‘White stallion’ se teintant même d’une certaine audace niveau vocal et sonorités avec un côté new wave délectable. ‘Breathe’ inclut tout, du calme, de la tempête, du beau, du grinçant, comme si les Stranglers voulaient finir par un mini résumé de leur carrière. Parce que, théoriquement, cette fois c’est bien fini puisque ne reste des débuts que Jean-Jacques Burnel et ça finit franchement avec les honneurs avec’Dark matters’… A tel point qu’on en viendrait presque à espérer que le Français et son second (Baze Warne) soient tentés de poursuivre. Presque.

note       Publiée le vendredi 8 octobre 2021

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