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Vanilla Fudge › Vanilla Fudge

  • 1967 • Atco 7567-90390-2 • 1 CD

cd • 11 titres • 42:37 min

  • 1Ticket to ride05:40 [reprise des Beatles]
  • 2People get ready06:30 [reprise des Impressions]
  • 3She's not there04:55 [reprise des Zombies]
  • 4Bang Bang05:20 [reprise de Cher]
  • 5STRA (Illusions of My Childhood — Part One)00:20
  • 6You keep me hangin' on07:20 [reprise des Supremes]
  • 7WBER (Illusions of My Childhood — Part Two)00:23
  • 8Take me for a little while03:27 [reprise de Trade Martin]
  • 9RYFI (Illusions of My Childhood — Part Three)00:23
  • 10Eleanor Rigby07:40 [reprise des Beatles]
  • 11ELDS00:31

line up

Carmine Appice (batterie, chant), Tim Bogert (basse, chant), Mark Stein (chant, claviers), Vince Martell (guitares, chant)

remarques

chronique

Styles
rock
psychédélique
Styles personnels
reprises flower-power psychés

Vanilla Fudge est un groupe culte américain, débutant en plein flower-power au beau milieu des années 70 à New York, et toujours en activité à l'heure actuelle. Ce n'est que très récemment que j'ai découvert ce groupe via leur premier album. Et sans aller jusqu'à dire que ça a été une révélation, j'ai été impressionné par ce que j'ai entendu. Et puis, niveau pedigree, il ne faut pas omettre que le batteur ici, n'est autre que Carmine Appice qui sera par la suite un frappeur de choix pour nombre de grosses pointures (Rod Stewart, Jeff Beck, Cactus, Ozzy Osbourne, Ted Nugent et même les Pink Floyd entre autres !). Ce groupe sur ce disque a quand même une sacrée particularité. Cet album éponyme n'est constitué que de reprises de morceaux des années 60. Mais là où c'est marrant, c'est qu'ils se sont amusé à ralentir tous les tempos ! On a donc des versions de standards tels que "Ticket to ride", "Bang Bang", "You keep me hangin' on" ou "Eleanor Rigby" en mode lent avec un clavier particulièrement mis en avant donnant un côté psychédélique très prononcé. Et faut bien avouer que les premières écoutes sont énormes ! Comment arrivent-ils à jouer de cette manière ? Franchement c'est bonnard ! En plus, le groupe n'hésite pas à inclure des interludes plus ou moins freestyle entre les morceaux ajoutant encore à l'ambiance décontractée du rendu, comme si le groupe était en répèt' et qu'on enregistrait leur session. Les morceaux sont étirés et un titre comme "You keep me hanging on" avec sa structure à géométrie variable, quasi-progressive, est exceptionnel ! Il s'agit du morceau le plus abouti ici, tellement intense et prenant, à des années-lumières de la version speed des Supremes (et si vous comparez à la version disco/pop de Kim Wilde, le contraste est encore plus saisissant !). L'ambiance 60's est à son paroxysme sur ce disque avec une production symptomatique de l'époque, proche des premiers Beatles ou de la folk de Bowie, assez brut et lointain, donnant un petit cachet daté parfois un peu trop kitsch. Et c'est un peu ce qui transpire au fil des écoutes. En fait, passé l'effet de surprise de découvrir ces morceaux super connus dans ces versions, on se rend compte que l'album manque un peu de rythme justement et qu'il possède quand même de sacrées lourdeurs, notamment sur "Take me for a little while", "She's not there" ou l'intro interminable et répétitive d'"Eleanor Rigby" qui sont les morceaux les plus faibles du disques. On nage un peu trop dans ces tempos lents et on aimerait parfois que ça soit par moment un peu plus rapide, surtout avec ces interludes aux claviers qui ajoutent encore au psychédélisme ambiant. Et les rares fois où justement, ça s'énerve un peu comme sur "You keep me hanging on", c'est magistral. Vraiment, ce titre est un pur chef d’œuvre ! Aussi, ce qui m'a frappé à l'écoute de ce disque, c'est de se rendre compte qu'on a là la principale influence de Deep Purple sur leur premier album, "Shades of Deep Purple", qui suit un schéma similaire avec nombre de reprises jouées à un tempo plus lent que les versions originales. L'album possède un côté novateur pour l'époque, mais par certains points, il a assez mal vieilli, et de ce fait en devient assez inégal. Reste quand même des versions super originales de titres connus, jouées par d'excellents musiciens (cette base rythmique Tim Bogert/Carmine Appice est quand même énorme - Jeff Beck ne dira pas le contraire...) et sur l'ensemble, l'album est bon, mais je reste persuadé qu'ils auraient pu faire un disque encore plus abouti.

note       Publiée le jeudi 7 octobre 2021

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notes

Note moyenne        4 votes

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Coltranophile › mardi 12 octobre 2021 - 13:53 Envoyez un message privé àColtranophile

C'est sur qu'il est foutraque, inégal, tout ce qu'on veut mais il a un charme qui tient et quelques moments superbes dont, bien sur, la version de "You Can Keep Me Hangin'On" au-dessus du reste.

Pour reprendre un peu la causerie qui avait débuté sur le "Shades Of Deep Purple", ce qui me frappe, avec le temps, c'est le jeu de billard qui a eu lieu avec la réception américaine de la scène anglaise et la reprise qui s'en est faite par les Britanniques. Le groupe qui me parait assez incontournable pour son influence ici est Cream, même si je suis loin d'être un inconditionnel du groupe. Le son de basse/batterie a clairement eu un impact sur cette musique et, une fois trituré à la sauce US, le retour au bercail a donné lieu a autre chose encore (chez Sabbath même, j'entends souvent l'influence de Cream). Une petite recommendation pour amateurs de basse bondissante (j'imagine toujours que c'est une Rickenbacker): sur le dernier album de The Move, "Message From the Country", il y a deux titres remarquables: "The Words of Aaron" et "It Wasn't My Idea to Dance", qui me font penser qu'ils sont pas passés à coté de Vanilla Fudge non plus.

Message édité le 12-10-2021 à 14:11 par Coltranophile

Note donnée au disque :       
nicola › jeudi 7 octobre 2021 - 20:02 Envoyez un message privé ànicola

Attention à ne pas confondre les deux frérots : Carmine a bien joué avec Jeff Beck et Tim Bogert (décédé récemment) au début des années 70 pour deux albums (un en studio, l’autre en concert) ; Vinnie a, lui, joué avec Black Sabbath.