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Thanatos (Italie) › Supplizi musicali

cd • 14 titres

  • 1Stato 1
  • 2Stato 2
  • 3Nothing change goth v.
  • 4Juan Ruiz de Mendoza
  • 5Dolce la morte prende
  • 6Nottambula (ora suprema)
  • 75-5 indocile
  • 8Assurdo
  • 9Arsenico
  • 10Inedia
  • 11Carnefice
  • 12Nothing change rock v.
  • 13Ultimi sforzi di vita
  • 14Anime perdute e spiriti dolorosi

extraits vidéo

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enregistrement

Studio Centro Musica, Italie.

line up

Josef S (chant), Fabiano M (guitare), Giorgio G (basse), Gianfranco R (batterie)

remarques

chronique

A quel moment le cynisme tue-t-il la passion ? Quels éléments nous font-ils prendre conscience que la vie, c’est sérieux, qu’il faut mettre la révolte en sourdine ? Aucune idée et je m’en fous. Mes oreilles exercées seraient supposées m’indiquer que ce premier opus de Thanatos (les Italiens, pas les Américains) sent le premier jet. Les plans sont convenus, de l’intro grinçante, avec cymbales croissantes, spasmes de basse, au départ appuyé à la grosse caisse avec balayages à la gratte puis départ en trombe; même le chant nappé de réverb’ est prévisible. Or ce n’est pas ce que mon coeur me suggère. Je ne vois que passion, conviction, sans doute un brin cliché mais tellement délectables. Tout le contraire de notre époque. A quel moment le goth a-t-il cessé d’être séditieux ? Jamais probablement mais nul doute qu’il s’est dilué en chemin à en juger par certains groupes contemporains plus observateurs de leur nombril que du monde. Là, j’imagine tellement le chanteur de Thanatos les mains crispés sur son micro hurlant son désespoir à la face du ciel (du plafond du club minuscule plutôt) en adoptant des poses théâtrales vêtu de ses plus beaux oripeaux sombres tandis que ses collègues jouent l’air recueilli dans la pénombre en fixant le sol ou le fond de la salle. Et ça fait plaisir, pas de cynisme blasé mais de la foi, un peu mise en scène sans doute mais un show c’est fait pour ça aussi. ‘Supplizi musicali’ respire cette fougue obscure, ce besoin de se servir de l’art pour en découdre. Guitares deathrock, basses lourdes, batterie guerrière et un chanteur qui vit ses paroles, crie quand il faut, y met du coeur (on songe volontiers à Artica d’ailleurs). Outre ses propres compositions impeccables de noirceur, le combo propose une excellente reprise deathrock du ‘Nothing changes’ de Death in June pas piquée des hannetons, témoin de cette ouverture d’esprit caractérisant souvent la scène italienne. Non, je ne serai jamais blasé à l’écoute de morceaux dans lesquels les musiciens mettent ainsi leurs tripes (Putain, ‘Nottambula’, une machine de guerre !), je veux encore frissonner en les imaginant vêtus de noir accrochés à leur micros ou cramponnés à leurs instruments, se trémoussant de manière théâtrale parce que la scène, les disques, c’est ça et que l’art révèle des vérités de manière plus vraies que la vérité elle-même; ‘Chaque masque raconte la vérité’, pour citer leurs compatriotes de Chants of Maldoror. Seul petit bémol, le son légèrement faiblard, un mastering plus punchy eût été bienvenu; rien pourtant qui ne doive vous dissuader de l’écoute de ce skeud qui m'emballe toujours et encore depuis près de vingt ans.

note       Publiée le jeudi 30 septembre 2021

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