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Clipse › Lord willin'

cd • 15 titres

  • 1Intro
  • 2Young boy
  • 3Virginia
  • 4Grindin'
  • 5Hot damn'
  • 6Ma, I don't love her
  • 7Famlay freestyle
  • 8When the last time
  • 9Ego
  • 10Comedy central
  • 11Let's talk about it
  • 12Gangsta lean
  • 13I'm not you
  • 14Gridin' (remix)
  • 15Grindin' (selector remix)

extraits vidéo

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enregistrement

StarTrak Studios, Windmark Recording Studios, Mastersound Studios, Virginia Beach, USA. Silent Sounds Studios, Patchwerk Recording Studios, Atlanta, USA.

line up

Pusha T (MC), Malice (MC), The Neptunes (production)

Musiciens additionnels : Pharell Williams (musique), Faith Evans (chant), Jermaine Dupri, Ab-Liva, FamLay, Jadakiss, Roscoe P. Coldchain, Fabolous (MC)

remarques

chronique

Styles
hip-hop

Clipse, c’est déjà un peu un truc bancal dès le départ. Subjectif: le timbre de Malice est tellement banal et dénué de caractère qu’il se fond au milieu des guests, seul Pusha T avec sa voix de canard sérieux, pourtant jamais réellement impliqué émotionnellement, l’emporte à chaque fois et c’est lui qui donne pas mal de corps aux titres. Objectif: Clipse, sans les Neptunes, ça ne colle pas vraiment. Deux vers sont donc dans le fruit ‘Lord willin’ (pourtant recommandable et digne d’achat), la patte Neptunes trop étouffante (qualité/défaut, c’est ça le hic) et l’impression d’un disque solo de Pusha T avec le frérot en guest. Evidemment, on me rétorquera qu’il est facile de juger rétrospectivement vu la carrière de Pharell Williams qui n’en était pas encore là à l’époque. C’est vrai mais du coup le skeud et sa production sonneraient un brin datés. Il faut dire que l’aspect pouvant interloquer aujourd’hui c’est le côté non émotionnel de ce rap-là. Un rap de narrateur/témoin concentré sur ses rimes et leur contenu, ne s’impliquant pas dans le quotidien qu’il évoque. Clipse n’est pourtant pas un cas d’école et c’est aussi ça qui fait le charme. ‘I go by the name of Pharell from the Neptunes, and I just wanna let y’all know the world is about to feel something that they’ve never felt before…’, c’est là qu’on entre dans le lourd…'Grindin', un beat glacial, sec, limite martial, quelques bruits, c’est tout…Le reste, c’est les deux frères qui le créent, flow jamais coléreux mais pas loin, cette limite qu’ils ne s’autorisent jamais à franchir. A mon sens, c’est là que Clipse assurent le mieux, dans cet aspect de pose froide qui crache les mots, avec des intrus parfaitement adaptés. On citera l’excellent ‘When the last time’ rythmé au fouet avec ses loops chelou, son étrange boucle féminine toxique comme une fée Clochette sous substance qui se glisse de temps à autre; ‘Let’s talk about it’ tient aussi la route dans un genre pas si éloigné mais moins inspiré, plus banal. Mon gagnant du tiercé est plutôt ‘Hot damn’ pourtant plus groovy en apparence mais je lui trouve une putain de tristesse vicieuse dans la descente de cuivre du sample, renforcée par le flow sans faille de Pusha et des guests…Un peu à l’image du clip, on danse le visage impassible tandis qu’un mec se fait courser par les keufs. Là où Pharell fait chier (je devrais dire les Neptunes mais on va pas se mentir, qui rappe, danse avec les potes, montre sa gueule dans les clips…), c’est quand il veut montrer sa culture musicale (énorme au demeurant, on est d’accord) en balançant des trucs plus légers et groove ainsi sur le ‘Ma, I don’t lover her’ en duo avec Faith Evans sonnant comme du Mineapolis sound de troisième zone. La palme revient à l’insupportable ‘Young boy’ avec sa touche macadam cowboy post 70’s, parfait tue-l’amour en ce qui me concerne et qui m’aurait presque découragé de poursuivre l’écoute. Heureusement, les titres mentionnées ainsi que d’autres moins prenants mais sympa tels que ‘Ego’, éventuellement ‘Comedy central’, équilibrent mais pour ma part le disque finit par sonner un peu long. Cette production froide, chromée, ces flows impeccables mais peu chargés en émotion finissent par traîner la patte, surtout que les petites incursions funk ont à mon sens ruiné une potentielle atmosphère plus chargée, sombre, très crédible, représentant ma face favorite de Clipse leur plaçant le cul entre deux chaises pas claires. N’en reste pas moins une poignée de morceaux cassant la baraque, suffisamment audacieux pour justifier l’achat.

note       Publiée le dimanche 19 septembre 2021

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Le Pape des zozos › dimanche 3 octobre 2021 - 21:22 Envoyez un message privé àLe Pape des zozos

Peut-être que le corbeau était en arrêt maladie ?

luapluap › lundi 20 septembre 2021 - 19:47 Envoyez un message privé àluapluap

Twillight qui chronique Clipse, étonné <3.