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Protomartyr › No passion All technique

  • 2019 • Domino REWIGCD154 • 1 CD digipack

cd • 13 titres

  • 1In my sphere
  • 2Machinist man
  • 3Hot wheel city
  • 43 swallows
  • 5Free super
  • 6Jumbo's
  • 7Ypsilanti
  • 8Too many jewels
  • 9(Don't you) call me out my name
  • 10How he lived after he died
  • 11Feral cats
  • 12Wine of ape
  • 13Principalities

remarques

https://protomartyr.bandcamp.com/

chronique

Tout est dit dans le titre, non ? J’ai réellement besoin de développer ? Précisons pour les néophytes qu’il va de soi que le disque est à l’inverse mais ça fait partie de cet humour noir faussement blasé inhérent à l’identité de Protomartyr. Je me sens en plume, on va donc étoffer le propos surtout que les conditions d’enregistrement de cet opus sont de celles qui participent à la légende. Selon les musiciens, ils seraient entrés ensemble pour la première fois en studio avec une session de quatre heures louée, une caisse de bière, dans le but d’enregistrer quelques chansons pour en faire un mini. Au lieu de ça, suivant les conseils de l’ingé-son, ils vont tenter d’enregistrer un maximum de morceaux dans ce court laps de temps avec au final près de vingt chansons. Largement de quoi presser un LP à 225 copies sur un label répondant au doux nom de ‘Urinal Cake Records’, vite sold out. Si tout est exact, le résultat est plus que satisfaisant, cru et brut bien sûr, mais témoignant d’une véritable vision artistique cohérente que le groupe n’a eu de cesse de perfectionner depuis. 2011, dans la ville sinistrée de Detroit, Protomarytr réinterprète l’héritage de Gun Club et Birthday Party en version garage trash. Sens acéré de la mélodie, du riff assassin mais aussi de la construction d’un morceau, les musiciens assurent glissant de tremblements syncopés, épileptiques (‘In my sphere’, ‘Hot wheee City’…), à du punk très post (‘Free super’, ‘Ypsilanti’) mais témoignent aussi déjà de cette étrange mélancolie au sein de la tempête (‘How he lived after hais death’). Enregistrement limité dans le temps ne signifie pas mauvaise qualité sonore, la production colle parfaitement au sens de l’urgence sans en faire trop ni dans la saleté ni la propreté. Spontané, intense, le disque met en valeur le timbre grave de Joey Casey, jamais blasé, jamais passionné, juste habité entre les guitares crissantes de ses camardes, malmené par une rythmique jamais confortable et pourtant fluide. A l’écoute de cet opus, le fait que le combo ait sorti de si bon albums par la suite relève de la plus pure logique…

note       Publiée le mardi 14 septembre 2021

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