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Sleaford Mods › Eton alive

cd • 12 titres

  • 1Into the payzone
  • 2Kebab spider
  • 3Policy cream
  • 4OBCT
  • 5When you come up to me
  • 6Top it up
  • 7Flipside
  • 8Subtraction
  • 9Firewall
  • 10Big Burt
  • 11Discourse
  • 12Negative script

extraits vidéo

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line up

Jason Williamson (chant), Andrew Robert Lindsay Fearn (musique)

remarques

https://www.sleafordmods.com/

chronique

Styles
post punk

Comment un système injuste peut-il se perpétuer ? Par l’éducation. On développe un sentiment d’excellence, de castes, des écoles à haute réputation supposées préparer la crème du pays. Eton, Grande-Bretagne, est l’un de ces endroits. Très coûteuse, l’école accueille et forme l’élite politique du pays, des élèves destinés à occuper des rôles-clé dans les institutions britanniques. Le jeu de mot est clair, pour le prolétariat britannique, elle est l’un des symboles de la Grande-Bretagne de classes. Une inspiration parfaite pour les Sleaford Mods qui signent un de leurs meilleurs albums, très post punk et plutôt sombre. C’est hallucinant de voir comment les mecs parviennent à rafraîchir la même formule encore et encore. Le ton est moins à l’humour noir, plus sérieux, les boucles sont d’une qualité exceptionnelle, plus rondes, moins dans le haché hip-hop, avec des sonorités plus obscurs, froides, tristes. Jason Williamson se révèle étonnamment émotionnel avec même quelques titres franchement prenants (‘When you comme up to me’ chanté), la colère sourde éclate moins mais elle n’en est que plus menaçante. D’ailleurs, on ne s’alarme pas, le duo n’a pas mis une goutte d’eau dans sa bière, il n’en baisse pas les bras, conserve une intégrité farouche et balance toujours un torrent de vitriol qui laissera des cicatrices là ou il faut (‘Flipside’, ‘Into the payzone’, ‘Subtraction’). D’un point de vue réalisation, ‘Eton alive’ me semble l’un des essais les plus équilibrés du groupe, parfaitement dosé entre sa part la plus violente et l’autre plutôt rampante, visqueuse, le disque s’écoute d’une traite, sans faiblesse, avec un regain d’énergie vers la fin et des moments groovy as fuck. Cet aspect mélodique et sombre sied à merveille à cette étrange métissage de post punk et de hip-hop délivré depuis maintenant près de 15 ans par les Sleaford Mods qui n’en ont pas fini de pisser leur poésie des petites gens dans le caniveau ou les chiottes infectes d’un pub miteux où personne de Eton ne mettra jamais les pieds.

note       Publiée le jeudi 9 septembre 2021

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Note moyenne        2 votes

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Damodafoca › mercredi 22 septembre 2021 - 10:27 Envoyez un message privé àDamodafoca

Sur le papier, ça n'a rien pour plaire en concert : un mec qui éructe vulgairement sur scène pendant qu'un autre appuie sur "play" et s'occupe surtout de sa bière (parait qu'en plus il a arrêté de boire). Pourtant, y a un truc assez dingue qui se passe et ça fonctionne. Meilleure exemple : ma femme n'aimait pas du tout sur disque, et sur scène elle a adoré. Du coup elle est fan.

Shelleyan › mercredi 22 septembre 2021 - 08:17 Envoyez un message privé àShelleyan
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Vu aussi, étonnamment, ça vaut franchement le coup en live. IL y a comme l'a dit Giboulou, ce gimmick du mec qui pose son laptop sur une pauvre caisse, lance le morceau et se dandine avec une main dans une poche et une bière dans l'autre (je me suis demandé si c'est toujours la même main dans la même poche ou s'il y a variation ^^). Ca fait partie de l'esthétique Sleaford Mods. Le chanteur assure à fond, il capte l'attention de par le charisme de son flow et sa conviction. Un très bon moment.

Note donnée au disque :       
Giboulou › mardi 21 septembre 2021 - 19:58 Envoyez un message privé àGiboulou

Je les ai vus en 2015 au Primavera et c'était franchement sympa. Bon le mec qui envoie le son a clairement le meilleur job du monde: il lance le morceau et bouge la tête en buvant une binouze... Après ce concert, il y avait Shellac et Steve Albini a dit sobrement qu'il s'agissait du meilleur groupe du monde.

GrahamBondSwing › mardi 21 septembre 2021 - 19:13 Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Mmmh... Je découvre, et je vois qu'il y a un public si j'en crois les stats sur spotify. Clairement il faut faire l'effort de s'intéresser aux textes et faire des efforts, moi, c'est pas mon fort. Tout ce que je peux dire c'est que ça ne ressemble à rien de ce que je connais. Ça vaut le coup en live ?