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Pimmon › Kinetica

cd • 10 titres • 52:54 min

  • 1Hexham Scent7:01
  • 2Between The Heart4:33
  • 3Circumlocation7:33
  • 4Emapanar : Redactar5:15
  • 5Froda3:32
  • 6Lime Pow4:06
  • 7Directory Is Empty7:25
  • 8Buzz Like Blue Children4:51
  • 9Indigo_Upper3:52
  • 10West Spaghetti West4:52

informations

Enregistré entre 1998 et 1999. Détails non renseignés

line up

Paul Gough (sons numériques, assemblage analogique)

chronique

Bis repetita… Nouveau label pour Pimmon (les Belges de (K-RAA-K)³ cette fois-ci), et nouvelle collection d’expérimentations absconses. Kinetica poursuit les travaux de Bryan Gough là où Waves and Particles s’était arrêté ; tout juste perçoit-on une évolution du son, plus délicat que sur son très rugueux prédécesseur. Quelques plages telles que son ouverture Hexham Scent” laissent apercevoir par leur sensibilité mélodique un futur plus lointain qu’Assembler, qui allait clore le chapitre “glitch abstrait dans ta gueule” de Pimmon ; montrant au passage que Pimmon n'était pas tout à fait un glitcheur pur, il avait aussi une casquette d'inventif artiste électro-acousticien, sans pareille pour faire surgir l'impossible et cultiver une singularité sonore rare, entre le plasticien et le savant fou. Mais il y a globalement bien peu à se mettre sous la dent ici, encore moins que sur le déjà brouillon Waves and Particles. Le “son” Pimmon est là, on ne pourra l’enlever à aucune de ses releases mais l’encéphalogramme de l’auditeur reste désespérément plat sur une bonne partie de l’album. Allez, je retiendrai “Froda”, pur exercice de malaise pimmonien (où suis-je ? Et comment puis-je partir ?). Mais le reste ne lui fait vraiment pas honneur : “Circumlocation” flirte avec le lowercase mais sans la profondeur sonore qu'il est indispensable de lui associer, en résulte un drone qui peine à être autre chose qu'assommant. “Lime Pow” a le niveau de bizarrerie attendu (ce son granuleux et sous-mixé !) mais peine à maintenir l'intérêt ; “Emanapar : Redactar” préfigure elle aussi des prochains travaux plus mélodiques mais se montre trop rudimentaire. Presque tout se montre moins inspiré qu'à l'accoutumée, et dans ces conditions, les 52 minutes passent terriblement lentement. Bryan Gough était heureusement sur le point de régler la mire, et allait magiquement trouver tout le mordant qui lui faisait défaut sur ses premiers essais glitch.

note       Publiée le dimanche 26 mai 2024

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