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Pimmon › Waves and Particles

cd • 10 titres • 60:21 min

  • 1Etude Per.dll5:05
  • 2Zwischen Die Sprünge7:24
  • 3@ Five 2 Six3:44
  • 4Lime Min6:08
  • 5Sakas6:32
  • 6Moosehoch3:25
  • 7Cafu5:46
  • 8Little Fleet8:03
  • 9Eeleemon Scheme 36:04
  • 10Depended On [Off]8:06

informations

Non renseigné

line up

Paul Gough (PC, synthétiseurs [Roland SH101 et Korg MS20], composition)

Musiciens additionnels : Zac Gough (composition sur la 7)

chronique

Attention à vous mouiller la nuque en cas d'écoute de Waves and Particles après Copper Hats : le deuxième opus « d'importance » de Pimmon (et le premier véritable CD) pète immédiatement à la gueule de l'auditeur avec un « Etude Per.dll » bruyant et imprévisible. Paul Gough était droneur, il présente ici sa casquette de glitcheur dans la lignée des artistes les plus hirsutes de Mego (General Magic, Pita ou Hecker)l. Dès cet opus, Pimmon se présente comme un projet abhorrant la facilité sonore et en recherche de beauté dans des fréquences inhabituelles. On ne saurait parler de mélodie pour son repoussant-fascinant morceau d'ouverture, mais il y a indéniablement un phrasé, une séquence dotée de notes dans cette boucle ; le tout évolue d’ailleurs vers une boucle plus éthérée, bien qu’encore rudement saturée. Waves and Particles a tout de l’acte de naissance, violent par essence plus que par visée. Bryan Gough expérimente dans tous les sens, souvent au mépris de toute cohérence d’ensemble : le jeu avec des ultrasons de « Lime Min » va plus loin que le simple glitch, se rapprochant de l’électroacoustique improvisée en son versant réductionniste, et montre qu’on a hâtivement rapproché le projet Pimmon d’une étiquette-effet de mode. « Zwischen Die Sprünge » le voit s’essayer à une transe qui tient plus du battement de cœur que de toute forme de techno, et tourne un peu à vide même si elle constitue l’un des premiers essais un peu mélodiques de Pimmon ; et… Je pourrais citer chaque morceau, chacun porteur d’une idée plus ou moins bien mise en œuvre, mais je passerais alors de l’écueil fondamental dans lequel tombe cet album : abandonner sur le seuil de la porte son auditeur.

Car si Pimmon est déjà l’artiste ultra-créatif qui allait bientôt produire de la magie pure, qu’il a probablement eu besoin de « Waves and Particles » pour apprendre à marcher avant de courir, cet album est trop long, mal agencé et incohérent. Il contient encore des expérimentations indigentes comme » Sakas » ou « Cafu » (gratouillis électroniques pauvres et sans queue ni tête), qui forment un vrai ventre mou. Après les premiers morceaux qui surprennent forcément -rien n’étant banal ici- mais avant la belle plage finale qu’est « Depended On [Off] ». Un morceau proche du Autechre le plus abstrait, mais que les Anglais de Sheffield n’auraient jamais produit… Car à ce niveau d’expérimentation, tout est affaire de choix, et donc de pure sensibilité. On a à nouveau droit à de passionnants et insensés phrasés électroniques, qui poussent l’auditeur à se représenter une complexe machinerie qui mettrait en jeu sa structure et son existence pour arriver à dialoguer avec l’humain… De la pure poésie sonore, gorgée d’une fascinante électricité sonique, qui donne avant l’heure le ton de l’époustouflant album Assembler que Bryan Gough s’apprête alors à concocter.

note       Publiée le dimanche 26 mai 2024

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