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Marc Seberg › Le chant des terres

cd • 10 titres

  • 1L'Eclaircie
  • 2Le chant des terres
  • 3Don't fail me
  • 4Si j'avais su te dire
  • 5Aurore
  • 6Recueillement
  • 7E.Rope
  • 8Les Ailes de verre
  • 9l'Eclaircie (maxi version)
  • 10Une dernière fois

extraits vidéo

informations

line up

Philippe Pascal (chant), Anzia (guitare), Pascale Le Berre (clavier, voix), Pierre Corneau (basse), Pierre Thomas (batterie)

chronique

Chez les obscurs, les disciples du gris, les esthètes de la nuit, on traque le mot, comme elles et eux, mais pas pour les mêmes raisons, surtout quand on est chroniqueur. Trop facile, le second disque de Marc Seberg qui démarre avec une chanson intitulée ‘L’Eclaircie’, on pourrait spéculer et raconter un paquet de choses plus ou moins intéressantes en démarrant avec un tel appât. De fait, avec l’arrivée de Pascale Le Berre au clavier, le groupe secoue la dépouille de Marquis de Sade qui lui couvrait lourdement et brillamment les épaules, cisèle mieux ses contours, ose moins de brut, plus de mélodie; le phrasé de Philippe Pascal se fait plus fluide sans perdre de sa verve torturée. Plus que de changement, on parlera d’évolution, la cold wave remplace le post punk écorché, l’ombre des Cure plane. Une batterie roulante, retenue, un peu jazzy dans ce jeu bridé, des guitares fraîches, une basse ronde, pour la partie officielle, sympathique mais pas la plus intéressante à mon avis. Autant énumérer les temps forts de cet album: ‘les Ailes de verre’, ‘Don't fail me’ témoins de l’apport mélancolique du clavier, gorgés de tristesse, hivernaux et organiques dans leur rendu. Moins confortables pour le grand public aussi. Le groupe se paie même le luxe d’adapter avec talent un poème de Baudelaire avec ‘Recueillement’; entre âmes paumées et noires, on se comprend, qu’importe l’époque. Après, je ne vais pas mentir, j’aurais souhaité que ce disque fût plus beau, plus écorché, déchirant dans ses mélodies, il n’est que meurtri, avec panache de surcroît. C’est beaucoup déjà pour une formation ayant émergé de l’underground d’un pays qui vénère Indochine plus que Taxi Girl. Et il y a le magique ‘Aurore’ dont les harmonies sonnent comme des vagues s’écrasant contre les récifs, ‘E. Rope’ dont les fluctuations évoquent le vol des goélands portés par les vents le long des falaises. Une musique d’éclaircie plus que de lumière, de littoral salé, intranquille, forte à défaut d’être majestueuse, anthracite plus que grise, à l’image de sa pochette. 4,5/6

note       Publiée le jeudi 22 juillet 2021

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    Seedzel Envoyez un message privé àSeedzel

    Attention, pochette mensongère. La réalité est bien loin du naturel et de la pureté de l'iode : enregistrement noyé dans une réverbération numérique du plus mauvais goût, son de batterie (ou plus certainement de pad midi) immonde dont même A-ha ou Modern Talking n'auraient pas voulu à l'époque, du synthé insipide à tout les étages, Etc. L'incommensurable talent de Philippe Pascal s'est pris en pleine face le pire des 80'. Sa poésie qui respirait tant dans l'écrin parfait du Marquis de Sade se retrouve ici enfermée dans une production en toc. Dommage car derrière le talent du bonhomme est toujours bien là.

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    Richard Envoyez un message privé àRichard

    Dans son genre, on ne fera jamais mieux que "L'Eclaircie".

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