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The Soft Moon › Criminal

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Shelleyan      mardi 20 juillet 2021 - 18:25
magnu      mardi 20 juillet 2021 - 20:18
allobroge      mercredi 21 juillet 2021 - 06:58
Aplecraf      mercredi 21 juillet 2021 - 12:12

cd • 10 titres

  • 1Burn
  • 2Choke
  • 3Give something
  • 4Like a father
  • 5The pain
  • 6It kills
  • 7Ill
  • 8Young
  • 9Born into this
  • 10Criminal

extraits vidéo

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enregistrement

La Distillera Studio, Bassano del Grappa, Vicenza, Italie, 2017.

line up

Luis Vasques (chant, musique)

remarques

https://thesoftmoon.bandcamp.com/

chronique

Rome ne s’est pas faite en un jour, l’exorcisme de Luis Vasques non plus. Timidement, le jeune homme s’est aventuré dans le monde, en s’entourant de fantômes tout d’abord, d’obscurité ensuite, laissant ses rythmes sauvages, ses torsions sonores parler à sa place. Avec ‘Deeper’, sa voix avait commencé à prouver son existence réelle, pour ‘Criminal’, elle explose. Plus de faux-semblants, de masques, de brumes, The Soft Moon réunit toutes ses influences, ses marques de fabrique: un goût pour le post punk mais également l’expérimentation, une fascination pour l’aspect tribal du rythme, une chirurgie plastique au sein des circuits électroniques pour leur greffer des cellules humaines, modifier leur ADN pour observer quel type d’hybrides peuvent en naître, l’envie d’écrire des chansons. Le résultat est du Soft Moon typique, moins dans l’urgence et l’essoufflement (continuant donc la voie amorcée depuis l’opus précédent), même si certains titres demeurent hyper dansants (l’excellent ‘Like a father’, du pur EBM old school de haut vol avec des incursions rock indus). C’est un peu comme si Trent Reznor (oui, on y revient souvent) jouait du post punk; traduisez: l’aspect mélodique s’est solidifié sans perdre la fibre expérimentale. La mélodie, voilà bien ce qui manquait au départ… Du rythme, des atmosphères mais peu d’accroches à chantonner. Désormais localisé à Berlin, l’Américain se montre plus sûr dans son écriture, il compose de vraies chansons; cela ne l’empêche pas de les punir en les passant ensuite dans un maximum d’effets, torsions, idem pour sa voix. Il y a quelque chose d’une flagellation dans ces morceaux, une manière de pincer, tordre, griffer, pour chasser le démon tapi que les mots seuls ne parviennent pas réellement à chasser. De ce point de vue, Vasques n’est pas encore prêt pour une mise à nu. ‘Criminal’ est pourtant son meilleur disque, le plus charpenté, le plus cohérent. Les sentiments, s’ils se retranchant encore derrière la technologie ne parviennent plus à se dissimuler totalement et la colère éclate même parfois (‘It kills’, le sauvage ‘Born into this'), de même que la tristesse (‘Young’, ‘Criminal’). Trop pour notre artiste ? Alors qu’il livre avec ce quatrième disque, son meilleur travail à ce jour, il s’empressera de se réfugier en solo dans un album instrumental assez glaçant et cinématographique. Rien d’un choix pour la facilité.

note       Publiée le mardi 20 juillet 2021

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