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Schrödinger › Last days on earth

cd • 10 titres

  • 1Phantom
  • 2Bloody eyes
  • 3Fallen
  • 4Slow death
  • 5Last night
  • 6Visions
  • 7Murder
  • 8Eden
  • 9So far
  • 10Dying sun

line up

Ernesto Carapia (chant, basse, synthé, électronique), Carlos Carapia (guitare, synthé, programmation)

remarques

https://swissdarknights.bandcamp.com/merch

chronique

Erwin Schrödinger ? Tout le monde connaît l’expérience de pensée avec le chat, grosso modo l’idée que tant que la boîte n’a pas été ouverte (symbole de l’observation) nous poussant donc à un choix, le félin pourrait être dans deux états à la fois, mort et vivant. Allez voir sur Wikipedia si vous avez des doutes ou des questions. Ce qui est certain, c’est que les Schrödinger mexicains interrogent quant à la notion de temps et de géographie. Quiconque imaginerait une machine à remonter le temps pourrait aisément prendre ce disque sous le bras et retourner à la fin des années 80, plus précisément en France quand des formations telles que Little Nemo, Mary Goes Round s’emparaient des bases de la cold wave pour les remodeler avec une approche moins froide, plus organique, pop également mais version spleen, et le placer sans trop de risque. Il ne s’agit bien entendu pas de coller une étiquette purement passéiste à ce combo car leur production sonne moderne, assurée, mais quelque chose dans leurs mélodies me rapporte immédiatement à des formations françaises, y compris récentes telles que Je t’Aime sans que je ne puisse l’expliquer réellement. Peut-être cette tessiture de chant assez peu typique des régions latines habituellement, ces touches de clavier fraîches plus que froides, rêveuses même (‘Visions’, 'Dying sun') ? Cette manière de s’inspirer de la cold wave mais en épurant les aspects les plus glauques et les plus désenchantés ? Il y a en effet chez Schrödinger une attaque assurée et combative, très dansante rythmiquement, pas spécialement sombre (ni joyeuse d’ailleurs) évoquant parfois le Clan of Xymox des débuts dopé aux amphétamines et moins atmosphérique. L’ensemble joue son rôle, c’est bien composé, efficace, bien produit mais, aussi, un peu monotone sur le long terme. La faute à des rythmiques axées sur des déclinaisons d’un même schéma, des constructions certes efficaces mais un peu linéaires, manquant de rebondissements singuliers permettant à telle ou telle chanson de résonner plus que telle autre (même s’il n’est pas trop difficile de sélectionner des hits sur ce skeud, ‘Murder’, par exemple ). Un album très honnête, suffisamment percutant, étonnant quant aux émotions dégagées et son lieu géographique peu coutumier de ce style de musique mais manquant aussi d’un certain charisme. 3,5/6

note       Publiée le mardi 13 juillet 2021

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Richard › mercredi 14 juillet 2021 - 07:11 Envoyez un message privé àRichard

C'est parce qu’on parlait de Touching Pop (on ne fera jamais mieux qu'Asylum Party) que je me suis précipité sur cette galette. Au final, je n'y entends que de très très loins échos et l'ensemble est un peu redondant, voire ennuyeux, sans cette petite faille qui susciterait un intérêt nettement plus vif.

Message édité le 14-07-2021 à 10:20 par Richard

Note donnée au disque :