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Iceage › Beyondless

  • 2018 • Matador OLE-1326-2 • 1 CD

cd • 10 titres

  • 1Hurrah
  • 2Pain killer
  • 3Under the sun
  • 4The day the music dies
  • 5Plead the fifth
  • 6Catch it
  • 7Thieves like us
  • 8Take it all
  • 9Showtime
  • 10Beyondless

extraits vidéo

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enregistrement

Kungsten Studios, Gothenburg, Suède.

line up

Elias Bender Rønnenfelt, Jakob Tvilling Pless, Johan Suurballe Wieth, Dan Kjær Nielsen

Musiciens additionnels : Lars Greve (saxophone), Morten Jessen (trombone), Kasper Tranberg (trompette), Nils Gröhndal (violon), Sky Ferreira (voix)

remarques

chronique

Styles
post punk

‘Hurrah’ ?!? Non mais sérieux, les gars ? Ah ben si, vous y allez en débutant ainsi…En même temps, votre vision d’un chant intitulé ‘Hurrah’ ne résonne pas comme celle du commun donc on va pouvoir s’entendre. Avec leur quatrième essai, Iceage franchissent encore un cap, incapables qu’ils sont de stagner. Bien sûr que ça tourne toujours autour du post punk, qu’ils soit goth, punk, pop, mais en explorant de nouvelles nuances. Cette fois, en surface (seulement en surface, petit(e)s imprudent(e)s), ça semble plus propre, plus domestiqué. Le souci est qu’au final, on finit quand même à ‘bout de souffle’ comme les jeunes gens de la génération Godard; alors que s’est-il passé ? Premier point, le son ne laisse jamais regarder par la serrure tant il est chargé et riche, même si moins saturé que par le passé. Le groupe lâche en effet son artillerie: cuivres, violon, piano qui ne sont jamais là pour occuper l’avant-scène, plutôt boucher le moindre orifice (j’ai mentionnée le jeu de batterie incroyablement imaginatif ?). A moins d’un silence, la musique tapisse avec plusieurs couches, même quand on n’y prête pas attention. C’est traître car d’un autre côté, Elias Rønnenfelt a moins de choses à dire, il s’autorise de brèves pauses, sonne moins décalé face à ses collègues mais sa voix ne se départit pourtant jamais d’un halo dandy mi-torturé mi-blasé. Il y a une forme de grandeur dans ce disque qui se présente comme une soirée mondaine, pleine de gens bizarres, où l’on sert des petits fours et du champagne, qu’Elias et les autres boivent à la bouteille en enfournant les amuses-seules sans autre manière. ‘Beyondless’, c’est entre 4 et 6h du matin, la dernière salve d’énergie, quand on refait encore le monde ou qu’on le conchie avec un sursaut de panache, de colère, malgré l’alcool, la vue qui se trouble, l’équilibre de plus en plus bancal. Ca peut devenir grinçant, insistant (‘Catch it’ avec ses discrets couinements de saxophone), grandiloquent avec une haleine chargée (l’excellent ‘Thieves like us’). On aurait presque envie de croire au bonheur (‘Take it all’) mais évidemment, ça échoue comme en témoigne la fanfare post punk déglinguée de ‘Showtime’. Langue pâteuse, crevé, le jour se lève, on se sent triste, les violons, le piano, émergeant tour à tour du grésillement de la musique, culpabilisent…Tu ne feras rien de ta vie, encore une nuit et une journée de gueule de bois gaspillées…A quoi bon vieillir de toute manière, c'est moche.

note       Publiée le lundi 5 juillet 2021

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