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Iceage › Plowing into the field of love

  • 2014 • Matador OLE 1068-2 • 1 CD digipack

cd • 12 titres

  • 1On my fingers
  • 2The lord's favourite
  • 3How many
  • 4Glassy eyed, dormant and veiled
  • 5Stay
  • 6Let it vanish
  • 7Abundant living
  • 8Forever
  • 9Cimmerian shade
  • 10Agains the moon
  • 11Simony
  • 12Plowing into the field of love

extraits vidéo

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enregistrement

Silence Studio, Koppom, Värmland, Suède.

line up

Elias Bender Rønnenfelt (chant, guitare, piano), Jakob Tvilling Pless (basse, mandoline), Dan Kjær Nielsen (batterie, percussions), Johan Surballe Wieth (guitare, viole),

Musiciens additionnels : Asger Valentin (trompette)

remarques

https://iceagecopenhagen.eu/

chronique

Etonnant, ce troisième album, ou peut-être pas tellement…Une rage domestiquée ? Pas sûr. Après deux albums sur le tranchant du rasoir, le petit frère de Nick Cave débarque en ville, avec une colère désinvolte dans la voix, une légère morgue en prime. Il semble ne jamais s’arrêter de débiter ses mots comme s’il avait un paquet de choses à révéler dans un laps de temps imparti, comme s’il en avait marre mais que ça le faisait déjà chier de le dire. Musicalement, les influences Warsaw ont davantage fait place à Nick Cave and the Bad Seeds (les débuts), histoire d’explorer en profondeur l’art de la tension, de la dissension (‘How many’ qui donne l’impression d’une boîte de carton trop remplie qui va se déchirer et vomir sa cargaison de trucs bizarres) avec quelques trouvailles rafraichissantes telles que l’aspect cowpunk de ‘Lord’s favourite’, l’ajout fugace de trompette sur le tendu ‘Glassy eyed, dormant and veiled’, le piano hivernal du final de ‘Against the moon’, la viole de ‘Forever’…Tout en paraissant apprivoiser son post punk déglingué, rageur, Iceage ne fait que brouiller les pistes, cette impression de perdre le contrôle à tout instant perdure, sentiment renforcé par le chant toujours aussi intranquille, limite inharmonieux, semblant n’exister que pour lui-même quitte à partir à la ramasse. Et pourtant, tout colle, il y a juste assez de bride sur le cou, juste assez de retenue. Etrange climat, oui, comme si le groupe ne maîtrisait plus son jeu et en perdait la direction par moment, cavalant à toute vitesse pour se ratrapper. Voilà pourtant une musique riche, gorgée de détails, de nuances, perpétuellement en mouvement même dans ses cassures qui ne sont que des reprises de respiration. Beaucoup de morceaux se détachent, les torturés ‘On my fingers’, ‘Cimmerian stade’, l’étrange ‘Glasyy eyed, dormant and veiled’, un ‘Let is vanish’ flirtant avec le punk sombre, un ‘Forever’ qui paie son hommage aux Cure autant qu’à Nick Cave… Ce groupe dégage un truc vraiment mystérieux et spécial, il a une manière unique de composer sa musique, comme s’il ne maitrisait rien, que les musiciens ne s’écoutaient pas vraiment et pourtant cette tension furieuse, bouillonnante, finit par donner un disque impeccable dont on ressort complètement essoufflé.

note       Publiée le vendredi 2 juillet 2021

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Aladdin_Sane › lundi 5 juillet 2021 - 11:37 Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Un groupe vraiment étonnant, il se dégage effectivement une impression de "décalé" quand ils jouent généralement. Cela peut rebuter ou bien séduire si l'on aime sortir des sentiers battus. Le petit dernier "Seek Shelter" est très réussi également.

Note donnée au disque :