Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesPPortal › Avow

Portal › Avow

détail des votes

Membre Note Date
Nokturnus      samedi 5 juin 2021 - 22:52
Rastignac      vendredi 4 juin 2021 - 11:31
Ntnmrn      mercredi 9 juin 2021 - 23:06
Procrastin      vendredi 11 juin 2021 - 16:04

cd • 6 titres • 43:00 min

  • 1Catafalque10:00
  • 2Eye05:36
  • 3Offune05:07
  • 4Manor of Speaking09:49
  • 5Bode07:00
  • 6Drain05:28

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

L'album est sorti simultanément avec un autre intitulé "Hagbulbia".

line up

Horror Illogium (batterie, guitare), The Curator (voix), Aphotic Mote (guitare), Ignis Fatuus (batterie)

remarques

Sorti en cd, fichiers numériques en ligne, vinyle.

chronique

Styles
metal extrême
death metal
Styles personnels
sympathy for ze horrib

Le monstre méchant est de retour, il ne me manque pas pourtant, mais à chaque fois qu'il ouvre la bouche je regarde toutes ses dents fixement, je ne peux plus bouger, les yeux se la jouent soucoupes volantes et je tapote du talon de manière maniaque, j'ai comme la tête qui s'élargit quand les guitares commencent, continuent et semblent rester quand on est très à cheval sur ce besoin de tout garder en soi, un peu comme si tout le monde voulait être une maman alien, ou une maman singe, avec de la vie qui est arrivée par ici ou par là et qui se développe, un peu comme si ce monde n'était finalement qu'une histoire racontée par un virus qui a détraqué ma mémoire et l'a remplacé par un récit encore trop horrible pour ne pas voir derrière les fêlures, les failles, pour ne pas réaliser que cette vie a été co-produite par une entité malfaisante, dont l'objectif, la raison d'être même est de projeter sur les consciences esseulées, déboussolées et ennuyeuses un réseau de tentacules fines, tellement fines qu'elles en deviennent transparentes comme des vermicelles fondant dans l'eau salée, disparaissant petit à petit, nous laissant penaud devant une mare indéfinissable, trouble et granuleuse, avec de la vie qui s'y développe au bout de quelques jours d'attention, entraînant des années d'études pour prendre en main ce réel qui a muté au fond de l'assiette. Oui, encore une fois, Portal me rend maboul, mais ne vous inquiétez pas, c'est un peu comme une bande-annonce de la catastrophe : on vous donne juste un succédané, un avant-goût, ça peut être intéressant, mais pour réellement s'imprégner il faudra tout regarder du début à la fin, désolé ! Chez Portal, cette "démo" d'une possible réalité se veut étouffante, définitive, déconstruite, fondante, dégoulinante, comme des bouts de chairs au fond d'un laboratoire maudit ou mon foie un samedi quand il n'en peut plus de tout ce gras. Portal rampe dans les oreilles, plante ses grandes griffes à l'aide de riffomachines n'ayant plus aucun autre sens que celui de barbouiller l'auditeur de pestilence, en duo avec des régurgitations de percussions et de basse aussi vrillée qu'un putain de scolopendre enfoui dans une souche et attaqué par des myriades de fourmis stakhanovistes. Quant à la voix... je sais que tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des terreurs nocturnes, je vais donc plus parler aux initiés, mais vous l'entendez ce vrombissement ? Ce drone guttural entre rêve et paralysie de la semi-conscience ? Ce son non-terrestre qu'il faudra bien apprivoiser pour vivre ? Voilà, à peu près. De toute manière je ne sais plus pourquoi je chronique du Portal : tous leurs albums sont bons. C'est un peu comme l'Australie vue de mes mirettes myopes : vaste, maudit, flippant, beau. Écrasant !

note       Publiée le vendredi 4 juin 2021

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Avow".

notes

Note moyenne        4 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Avow".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Avow".

boumbastik › vendredi 4 juin 2021 - 20:21  message privé !

Yeah la chro !