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Smell & Quim › Jesus Christ

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Shelleyan aka Twilight      mardi 25 mai 2021 - 21:47

lp • 6 titres

  • 1Skunk pussy
  • 2Old enough to bleed, old enough to butcher
  • 3Bum cleaver
  • 4Beaver full of spunk
  • 5Eight fuckers
  • 6Beaver (second coming)

extraits vidéo

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enregistrement

Beaumont Street Studios, Huddersfield, Grande-Bretagne.

line up

Milovan Sdrenovic, Paul Nonnen

remarques

chronique

Généralement, ce n’est pas pour l’humour que l’on se tourne vers l’indus noise…Quel dommage, pour peu qu’on sache le goûter (aucune allusion salace, vermisseaux !) et l’apprécier bien noir, il y a bien un peu de substantifique moelle à extraire…En 1987, un duo féminin, Mel and Kim, cartonne dans les charts; la même année, deux loustics nettement moins sexy et limite flippants, Milovan Sdrenovic et Paul Nonnen, fondent Smell and Quim (‘L’odeur et la chatte’ grosso modo) et établissent leur propre label Stinky Horse Fuck, histoire de situer la source de leur poésie. Inspiré par Throbbing Gristle, le collectif réuni autour du duo infernal se fait remarquer par ses shows avec déguisements étranges et les thèmes abordés: nécrophilie, pornographie, alcoolisme, scatophilie et autres joyeusetés comme c’est l’usage dans le genre. Une première cassette sortira en 88 avant d’élever l’ambition avec un 1er véritable LP. Le groupe pratique un indus à l’ancienne construit sur des grincements de guitare, des notes extra lourdes de basse, des boucles de bruits, des percussions métalliques, des frottements, du tripatouillage d’effets et des vocaux bizarres, comme sur la première piste avec une technique de chanter la bouche pleine de liquide. La méthode n’est pas tant dans la montée en puissances que d’établir une atmosphère (aux limites du cabaret situationniste parfois ) d’emblée, de laisser tourner, avec quelques variations quelque peu ludiques (petites notes claires sur ‘Skunk pussy’) renforçant malaise et humour noir. On songe volontiers aux travaux les plus expérimentaux des Virgin Prunes, à une version soft de Whitehouse ou aux débuts de Current 93. On devine une vision scénique dans ces compositions bruyantes, hypnotiques, portées tant par la musique que par une scansion qui semble ne jamais fatiguer. Bien sûr, quelques faux-semblants épicent le propos, ainsi l’intro douce de ‘Eight fuckers’ vite couverte par quelques accords saturés d’effets. Chaque face parait tourner autour d’une pièce de première importance dépassant allègrement les dix minutes; sur la B, on frise même les vingt sur ‘Eight fuckers’, parfait avec ses effets de répons de voix (accentuant l’aspect théâtral). Pour autant, les titres et certains passages (la reprise de ‘Beaver’ sonnant comme un chant d’ivrogne indus) témoignent d’un sens de la provocation typiquement punk, limite potache malsain (le chelou, certes, celui qui sculpte avec ses glaires ou veut montrer ses slips souillés à la petite voisine) différent de la hargne de Whitehouse ou Con-Dom. Ce qui n’allège en rien l’aspect pervers, tordu, dégoulinant de foutre et de caca, de cette musique délicieusement toxique et moins chiante que Whitehouse.

note       Publiée le mardi 25 mai 2021

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