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Doom › Doomed From the Start - The Demo's Album

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taliesin      samedi 1 mai 2021 - 13:23
Marco      samedi 1 mai 2021 - 11:36
Shelleyan aka Twilight      samedi 1 mai 2021 - 21:09
Klarinetthor      lundi 3 mai 2021 - 14:59

cd • 27 titres • 52:20 min

  • Demo 1 (Rich Bitch Studios 27/8/87)
  • 1Relief01:23
  • 2Slave to convention00:59
  • 3Fear of the future01:50
  • Demo 2 (Redspot Studios 27/11/87)
  • 4A dream to come true01:18
  • 5Exploitation01:42
  • 6Beat the boss01:42
  • 7Obscenity01:22
  • 8After the bomb01:31
  • 9Terminal filth wimpcore killer01:35
  • Demo 3 (Phantom Zone Studios 26/5/88)
  • 10Life-lock01:33
  • 11A dream to come true01:10
  • 12Circles00:44
  • 13Black monday01:34
  • 14Sold out "scene"01:53
  • 15Bury the debt (not the dead)01:28
  • 16Agree to differ04:32
  • 17Diseased01:11
  • 18Nazi die02:03
  • 19Police bastard01:31
  • Demo 4 (Greatest Invention demo, Fulton Street Bradford April 92)
  • 20Reality0:48
  • 21Worthless nothing02:01
  • 22Happy pill01:41
  • 23Trash breeds trash02:19
  • 24Dropout04:04
  • 25Dig your grave01:56
  • 26No justice02:56
  • 27Canvas of lies05:54

enregistrement

Angleterre, 1987-1992.

line up

Jimmy (bass sur1-3), Pete (Basse sur 4-10), Jon (chant), Stick (batterie), Bri (guitares, chœurs)

remarques

Les éditions vinyles d'avant 1996 ne comportent pas la demo 4 mais trois titres live 1987. L'édition vinyle remasterisée en 2011 chez Antisociety ne reprend que les demos 1 à 3 sans les titres live.

chronique

Styles
hardcore
punk
crust
Styles personnels
crust-ille sous la dent

Lorsque Doom apparaît dans la galaxie punk à la fin années 80, le paysage musical à profondément changé. Les années Reagan et Thatcher ont renforcé la contestation (pour ne pas dire "décuplé"), et il ne s'agit plus seulement de s'opposer à une autorité mais à un mode de pensée particulièrement vénéneux. La scène punk a depuis quelques années déjà embrassé une approche plus agressive, dans les pas des Discharge, Extreme Noise Terror et autres Amebix. Quelles soient crust, grind ou hardcore, ces influences ont profité de la porosité de scènes intialement organisées en chasses gardées. Certains sont les géniteurs d'un genre intégral (la bombe Napalm Death), d'autres ratent leur virage stylistique (la débâcle Discharge après 1986) et des petit nouveaux comme Doom s'affairent à trouver leur niche. Clairement influencé par le D-Beat de Discharge à leurs débuts (Demo 1, au son étonnamment limpide), les Brummies accueillent même en leur sein un Mick Harris encore peu connu, passage éclair qui leur confirme que s'ils veulent un son plus agressif, le grindcore n'est pas leur option favorite. En conservant la rage des vocaux typés Extreme Noise Terror et l'énergie du D-Beat les Anglais développent la formule crust initiée par les Concrete Sox et autres Antisect peu de temps avant eux. La suite est connue, le groupe attire l'attention du tout jeune label Peaceville et enregistre une première démo dont deux titres figureront sur la compilation Vile Peace. Suivent une autre démo, le premier album chez Peaceville toujours (War Crimes-Inhuman Beings) et des concerts à profusion (sans oublier un passage chez le mythique John Peel, grand admirateur de leur crustcore sans concession). Un line-up changeant et les habituels problèmes inhérents à toute entité musicale auront raison de Doom en 1990. Une renaissance en 1992 avec les membres originels débouche sur plus d'enregistrements et de concerts et le groupe est toujours actif de nos jours. Que dire de ces démos si ce n'est qu'elles raviront les fans d'archives avant tout, les différences avec les versions "finales" n'étant pas du tout frappantes, tant dans la production que l'interprétation. Ce qui n’entache en rien le plaisir éprouvé par cette tornade de missiles punk parmi les plus énervés de l'époque (et plus "musicaux" que ceux de Extreme Noise Terror par exemple), et puis Doom c'est quand même "Police Bastard", "Exploitation", "Nazi Die", "Circles" ou "Agree To Differ", pour s'en tenir à une ridicule poignée de titres. Si les derniers enregistrements montrent un groupe quelque peu en pilotage automatique, il reste que leur colère demeure à ce jour toujours aussi salutaire et leur héritage tout aussi digne d'intérêt comme en témoignent les excellents Police Bastard (créé par Jon Pickering à son départ de Doom), Extinction Of Mankind voire le Septic Tank de Lee Dorian. All Hail Doom!

note       Publiée le samedi 1 mai 2021

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Klarinetthor › lundi 3 mai 2021 - 15:12  message privé !

oh là là Canvas of lies. Globalement bien réussi le ralentissement des années 90 (je sais pas si ça tenait au changement de circulation des substances), on est plus proche de Saw Throat ou de Godflesh d'un coup.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › lundi 3 mai 2021 - 14:59  message privé !

Rich Bitch studios... only in Birmingham et récemment fermé, au mitan des années 2010. Le son est globalement bien pourri hélas pas possible de mettre les mêmes notes qu'aux virtuels War Crimes et Bury the debt. Mais c'est impossible de couper quand c'est parti. Et longue vie à John Doom et ses encores très récents projets, Police Bastard oui, SOre throat fin 80s, Cain début 90s, Rainbow Grave ces dernières années.

Note donnée au disque :