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The Stooges › Fun House
informations
Elektra Sound Recorders, Los Angeles, Etats-Unis, mai 1970.
line up
Dave Alexander (basse), Ron Asheton (guitare), Scott Asheton (batterie), Iggy Pop (chant), Steven Mac Kay (saxophone ténor).
chronique
Du métal lourd en train de fondre, Iggy qui se répand en imprécations sardoniques, des compositions primaires et brutales dont les structures explosent et se liquéfient en improvisations incandescentes, avec le fuzz envahissant de Ron Asheton, le marteau-piqueur de Scott, l'apport du saxophoniste Steven McKay, qui part en roue libre et s'impose immédiatement comme un vrai membre du groupe... Ce disque est le plus emblématique des Stooges. Et c'est aussi leur meilleur, un manifeste rouge de colère et noir de haine. Maison du plaisir ou maison des fous, antre du jouir et de la souffrance d'où sortent des hurlements tonitruants captés en live avec prise de son directe. Nous sommes en 1970 et jamais le rock ne s'était autant fait violence. Tout ce que la musique populaire compte de plus rageur, sombre et brutal vient de là (je laisse à chacun de le soin de trouver ses références). La force du premier opus est pour ainsi dire décuplée. Cela se ressent dès les deux premiers titres : son plus profond, rythmique plombée... de ce heavy-blues primaire émane déjà l'intoxication du souffre, la brûlante noirceur du basalte. Et puis le volcan se répand plus violemment encore en épaisses couches de lave : dans "T.V. eye", Iggy est véritablement en transe, aidé en cela par le riff oppressant et répétitif de Ron... un damné ; et la possession démoniaque se pousuit sur le génialissime "Dirt", vipère musicale rampante et venimeuse ; "1970" donne une suite à "1969" puissance 10 ; "Fun house" n'est ni plus ni moins qu'une jam session de free rock enragée ; et puis tout s'achève sur un "L.A. blues" qui voit le groupe se répandre en giclées bruitistes foudroyantes juste avant l'épuisement définitif. Un des grands moments de l'histoire du rock.
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notes
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commentaires
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- L affreux buvera › Envoyez un message privé àL affreux buvera
Disque fondamental. Pilier des musiques actuelles, du rock, voire du Metal. Depuis sa découverte, dans les années 70, je ne fais que le recommander. Si il n’y avait qu’un seul disque de rock à écouter, cela serait celui-là. Une pochette emblématique. Un flow qui fera école, entre susurrement et cri. Guitare fuzz. Section rythmique implacable. Écouter le pattern blues rythmique e Dirt. Et surtout le dernier morceau: LA blues qui influencera tout un pan du Metal Extreme (Dommage que par manque de place, la version longue n’a pu être mise)
- Note donnée au disque :
- No background › Envoyez un message privé àNo background
Première écoute en 2024... Et une chose m'a sauté aux oreilles : New dawn fades c'est Dirt !
- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Bien vu, une fois n'est pas coutume.
- Note donnée au disque :
- nicola › Envoyez un message privé ànicola

Un gens snob c’est le contraire d’un gens bon, voire d’un gens Bono.
- Note donnée au disque :
- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Je parlais de me faire suspecter de snobisme sur un site de snobs. Fin de l'histoire. Grand bien soit fait à tous les gens honorablement sombres.
- Note donnée au disque :
