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Static-X › Project: Regeneration Vol. 1

cd • 12 titres

  • 1Regeneration 1:00
  • 2Hollow 2:43
  • 3Worth Dyin For 3:27
  • 4Terminator Oscillator 3:14
  • 5All These Years 3:56
  • 6Accelerate 2:48
  • 7Bring You Down 3:35
  • 8My Destruction 3:29
  • 9Something Of My Own 2:53
  • 10Otsego Placebo 4:20
  • 11Follow 3:09
  • 12Dead Souls [feat Al Yourgensen] [4:45]

enregistrement

Ulrich Wild

line up

Wayne Static (RIP), Xer0, Tony Campos, Koichi Fukuda, Ken Jay

Musiciens additionnels : Al Jourgensen

remarques

chronique

Styles
indus
metal
Styles personnels
furie post-mortem

Que de sales choses se sont passées pour le groupe en dix-neuf ans. Quatre albums à la qualité decrescendo suivront jusqu'à la rupture finale de Static-X en 2009 pour des brouilles profondes sur fond de drogues, alcool et contrats. Après un album solo Wayne Static partira avec ses rancunes dans la tombe, à la suite d'une overdose en 2014. Sa femme, qui le fournissait, le rejoindra en 2016. J'oubliais, quelque part entre temps, leur ex-guitariste Tripp Eisen plaidait coupable pour actes sexuels sur mineurs. La classe. Et pourtant, les années aidant, les membres originels (sans le pédophile) se proposent d'enregistrer et de finir tout un tas de morceaux dont les vocaux avaient déjà été enregistrés et de donner la meilleure conclusion à leur amitié problématique avec Wayne qui était pour le meilleur et pour le pire l'esprit du groupe.

Sautons l'intro inutile et projetons-nous directement sur 'Hollow'. Quelle énergie ! Comme le disent bien des commentaires, "En quelle année sommes-nous ?" Static-X, post-séparation et post-mortem, sort son meilleur album. Allez comprendre. Un travail d'orvèvre de la part des membres qui ont assuré la production et ont poussé jusqu'à s'adjoindre un nouveau chanteur, un certain Xer0, au timbre si proche qu'il est difficile de des distinguer. Ils ont même poussé le vice en lui collant un masque de Wayne zombifié, coupe de cheveux inclus, pour les live. Humour noir, qu'ils assument parfaitement. Du second au sixième titre, c'est montée en puissance jouissive et étonnemment sombre et intense. 'Worth Dyin For' maitrîse bien son oscillation entre mélodie et bourrinage, tout comme 'All These Years' qui prend vraiment son temps, même sur les formats si courts chers au groupe. Et en sandwich, 'Terminator Oscillator' et 'Accelerate' tatanent bien efficacement, surtout le second avec sa cymbale sur chaque temps qui donne cette impression de matraquage sans fin. Le son de guitare, souvent le point fort du groupe sonne plus gras que jamais. L'électronique, pas souvent le point fort du groupe, se glisse vraiment bien ici même dans sa simplicité, les petits effets stéréo en bonus (faut vraiment avoir été ado dans les années 2000 pour apprécier le panoramique des "yeah, yeah, yeah" sur 'My Destruction'). Sur 'Bring You Down' c'est tout Prong qui revient, du son aux mélodies. 'Otsego Placebo' bourrine comme pas possible même s'il manque l'espèche de chappe gothique qui colorait la première moitié du disque. Et qui vient pousser la chansonnette sur 'Dead Souls', comme pour donner son approbation? Ce bon vieux Alain Jourgensen, qui contrairement à Wayne a survécu à ses nombreuses années de défonce même si sa voix (ou ce qu'il en reste) en témoigne. Pour moi c'est la grande réussite d'un projet dont je n'attendais rien, et qui dit vol.1 dit suite à venir, dont je n'attends rien non plus, comme cela pas de risque d'être déçu. En attendant c'est un cinq boules enthousiaste, je prends mon pied et il aura fallu six albums et la mort du chanteur pour qu'enfin leur potentiel se révèle, jusqu'à saturation sans doute.

note       Publiée le samedi 24 avril 2021

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Wotzenknecht › lundi 26 avril 2021 - 20:59 Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Nul doute que certains plans coincident avec l'époque Eisen, et tu mets bien le doigt sur le souci. Sinon le chanteur d'appoint est fortement soupçonné d'être Edsel du groupe Dope que je ne connais absolument pas.

Note donnée au disque :       
torquemada › lundi 26 avril 2021 - 19:59 Envoyez un message privé àtorquemada

Je partage totalement le premier paragraphe mais moins l'enthousiasme sur l'album (que j'ai certes écouté d'une oreille très distraite). Ce qui est marrant c'est que cet album devait être chanté par des invités et qu'ils ont soit disant retrouvé des bandes de Wayne Static qui ont permis de s'en passer, sauf que j'ai l'impression d'entendre Jonathan Davies sur tous les morceaux. Vu que Davies trafique sûrement énormément sa voix, ça ne doit pas être étonnanant mais je ne retrouve pas le timbre des deux premiers. Quant au "pédophile", il aurait apparememnt initié cette reformation et co-composé la plupart des morceaux d'archive utilisés avant de se faire jeter dehors par un groupe qui sentait visiblement le futur boulet...