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Ravencult › Morbid Blood

cd • 10 titres • 39:33 min

  • Side Morbid
  • 1Sacrilege of death02:52
  • 2Possessed on burial ground03:20
  • 3Hail revenge04:25
  • 4Morbid blood04:07
  • 5Winds of damnation04:44
  • Side Blood
  • 6With hunger in eyes02:55
  • 7Snakes crawl03:50
  • 8Black rites of execration04:05
  • 9Sworn to the unspoken oath04:31
  • 10The gates of bloodshed04:44

extraits audio

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enregistrement

Enregistré au Toxik Funeral Studio, Athènes, Grèce.

line up

Linos (chant), S. (guitares, basse), J. Maelstrom (batterie)

Musiciens additionnels : Chris Moyen (artwork)

remarques

Versions gatefold LP noir, or (avec poster) ou rouge clair (Die Hard version, 111 ex. avec patch)

chronique

Ah la Grèce... Ses eaux bleu profond, ses îles-constellations de la Mare Internum, berceau historique de l'Europe, patrie de Sophia, inspiration de la voisine Byzance, creuset de la domé...damo...le truc qui permet d'ouvrir sa gueule là...Mouais, paye ton image d’Épinal hein : la Grèce c'est aussi la pollution, la récession, la mise en pratique de l'ostracisme, une certaine emprise orthodoxe, le régime des Généraux (le truc qui permet de faire fermer la gueule des autres) etc. Rien de surprenant à ce que le metal extrême y ait fait florès, et particulièrement le black. Qu'ils fassent dans le grandiloquent (et pompeux, comme Nightfall), épique et complexe (Septicflesh) ou carrément blasphématoire (Rotting Christ), les Grecs apportent une saveur unique à un genre déjà protéiforme. Ce qui nous amène à Ravencult, entité cristallisée principalement autour du guitariste S. (Stefanos Fakatselis) et dont le nombre de changements de line-up lui vaudrait presque une médaille olympique. Réunis en 2001, les Grecs produisent deux démos de pur black metal dans la grande tradition nordique, la seconde plus réussie malgré le handicap d'un premier chanteur incroyablement pénible (non sérieux, testez) répondant au patronyme de Jim (hum...). Handicap éradiqué grâce au convaincant vocaliste Linos dès le EP suivant, Armageddon Rising en 2004 et un très bon Temples of Torment en guise de premier album en 2007. Ce dernier place Ravencult dans la ligne de mire des Américains de Hells Headbangers, octroyant au groupe une plus grosse distribution et un budget à la mesure de son potentiel. Et donc, bang! Morbid Blood, déflagration jouissive de black mâtiné de thrash débarque en 2011. Le son plus ample donne une épaisseur inédite aux Grecs, les rapprochant d'un Watain au meilleur de sa forme, et cette petite touche légère mais bien présente de black'n'roll ("Sacrilege of Death", "Morbid Blood", "Black Rites of Execration") participe d'un envoûtement immédiat et surtout durable ! Rouleau-compresseur ou bulldozer ? Ravencult l'a compris, pas de camp à choisir et pas de quartier : son black metal est infusé d'une énergie contagieuse, faussement légère (la sombritude à des tripes, vous le savez pertinemment) et franchement si vous n'obtenez qu'une demi-molle au passage de "Hail Revenge", "With Hunger In Eyes" ou "Sworn To the Unspoken Oath", vous êtes priés d'aller consulter au plus vite. La posologie indique également que l'orgasme peu se voir prolongé ostensiblement par l'observation attentive du magnifique artwork du demi-dieu Chris Moyen qui achève d'adouber cette bandante galette. Et c'est là tout la différence entre "aller voir" et "se faire voir" chez les Grecs !

note       Publiée le jeudi 1 avril 2021

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