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Compilations - Bandes originales de films › Stranger than paradise

9 titres - 35:28 min

  • 1/ Bella by Barlight (3:22)
  • 2/ Car Cleveland (3:11)
  • 3/ Sad Trees (0:53)
  • 4/ The Lampposts are Mine (1:51)
  • 5/ Car Florida (3:04)
  • 6/ Eva & Willie's Room (2:03)
  • 7/ The Good and Happy Army (3:19)
  • 8/ A Woman Can Take You to Another Universe : Sometimes she Just Leaves You There (1:24)
  • 9/ The Resurrection of Albert Ayler (16:21)

enregistrement

"Stranger than Paradise" : St.Ignatius Episcopalian Church, New York City, USA, 1984 / "The Ressurection of Albert Ayler" : 39th Street Music, New York City, USA, 1984

line up

Curtis Fowlkes (tombone sur 9), Jill Jaffe (alto sur 1-8, violon sur 9), Arto Lindsay (guitare sur 9), John Lurie (saxophone alto et soprano sur 9), Eugene Moye (violoncelle sur 1-8), Mary Rowell (violon), Kay Stern (violon sur 1-8), Tony Garnier (basse sur 9), E.J.Rodriguez (percussions sur 9), Toni Nogueira (percussions sur 9), Douglas B.Bowne (batterie sur 9)

remarques

chronique

C'est avec ce film que Jim Jarmusch a commencé à prendre du coffre et de l'assurance. Cette histoire sur pellicule noir et blanc qui tient autant du road movie que de la comédie noire ou du pamphlet beatnik jouit de la présence capitale de John Lurie, musicien émérite au sein des Lounge Lizards, qui, non content d'en écrire la musique, interprète également le rôle titre. Ce groupe de faux jazz aux relans punk que sont les Lounge Lizards et leur goût prononcé pour toutes les musiques parallèles va jouir d'une réputation accrue suite à cette collaboration notable. Pourtant, Lurie est seul à en composer la musique, et elle s'écarte singulièrement de l'énergie qu'il développe habituellement avec son frère Evan, Arto Lindsay et Anton Fier. Composée, dirigée et orchestrée par ses soins, la musique de "Stranger than Paradise" est d'une sobrieté et d'une froideur implaccable, que seul un quatuor à cordes pouvait traduire avec autant de beauté. "Bella by Barlight" (référence évidente et parodique du standard "Stella by Starlight") est le fil rouge de la session et promène son phrasé langoureux, mélancolique et mélodique au milieu de crispations telles que "Car Florida" ou "The Good and Happy Army". La présente réédition cd inclut également la longue plage inédite "The Resurrection of Albert Ayler" en hommage au saxophoniste free le plus controversé de l'histoire et l'on retrouve ici, non seulement un peu de l'esprit d'Ayler (en moins extrême toutefois) mais aussi surtout celui des Lounge Lizard où Lurie retrouve son saxophone, mais aussi ses collaborateurs habituels. La richesse polyrythmique et harmonique déployée par le titre contraste avec l'austerité des titres de la bande originale, tout en conservant cette atmosphère tendue (parallélisme accentué également par la présence de violons), mais ce décalage rend l'expérience globale du disque encore plus intéressante, comme la cerise sur le gâteau.

note       Publiée le samedi 7 septembre 2002

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Potters field › mardi 3 février 2009 - 17:36  message privé !

je la trouve bien severe cette note...