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Mark Lanegan › Houston - Publishing Demos 2002

cd 1 • 12 titres • 38:54 min

  • 1No Cross
  • 2Two Horses
  • 3When It's In You (Methamphetamine Blues)
  • 4High Life
  • 5I'll Go Where You Send Me
  • 6Grey Goes Black
  • 7The Primitives
  • 8Blind
  • 9Halcyon Daze
  • 10Nothing Much To Mention
  • 11A Suite For Dying Love
  • 12Way To Tomorrow

enregistrement

Avril 2002, Sound Arts Recording Studio, Houston TX

line up

Mark Lanegan (chant), Mike Johnson (guitares), Ian Moore (guitare, sitar), Bukka Allen (claviers, accordéon), Steve Bailey (basse), Keni Richards (batterie), Mickey Raphael (harmonica)

remarques

chronique

Styles
blues
folk
rock
Styles personnels
lanegan sour mash

Avec Lanegan, même les chutes de contreplaqué ont de l'intérêt. Y aura même du bois massif, pour qui sera gentil. Moteur sous le copeau, car même si tout n'est pas indispensable ici, ce Lanegan "errances au Texas" est gouleyant. Le blues-rock 100% classicos aux doigts jaunis par le tabac lui va aussi bien qu'à Danzig (d'ailleurs la guitare de "Two Horses" me rappelle une certaine "Anything") et cette crudité d'americana de rade ravitaillé par les corbeaux est enrobée d'une réverb enivrante, appuyée par une batterie de bon bûcheron... Plaisir simple, mais voix unique. Du Lanegan moins singulier qu'avec Johannes, plus basique oui, mais sans que ce soit un gros mot. Des démos ? Non : des chansons qui tiennent toutes seules. Moins guindées et c'est pas forcément un défaut. Z'ont de la mâche, ces copeaux. Ces chansons datent d'entre Field Songs et Here Comes That Weird Chill, et Mark les a jugées dignes d'être ressorties des tiroirs, lavées un brin et gravées... Ce qui sans rien ajouter d'essentiel à sa discographie fait dans le bonus fortement qualitatif. L'occasion d'entendre le "Metamphetamine Blues" dans sa version originelle aux antipodes du Bubblegum, piano-rock aérien et adorable, avec Mark en chérubin plutôt qu'en margoulin. Mais aussi du standard laneganien succinct mais prenant resté dans la poussière, dès "No Cross". Et cette "High Life", aux airs pas si lointains de "Where did you sleep last night", avant que l'accordéon cafardeux ne vienne nous enfoncer le museau dans le verre... Bercé par l'austérité rugueuse de "The Primitives" et "Blind", ou traîné sur le plancher du saloon par le blues country-rock poisseux de "I'll go where you send me". Si vous avez l'impression d'avoir déjà entendu toutes ces chansons mille fois, c'est normal : Houston ne prétend pas réinventer la poudre à couper le beurre mais évoquer des clichés crevassés, des génériques de début ou de fin ou de début de la fin ("Way To Tomorrow" !), des trucs à la Cash un pied dans la tombe un peu. Je le ressors surtout quand je ne sais pas quel album de son auteur mettre, et là il fait son office, en tant que Mark rudimentaire et rustaud mais indéniablement bon. Ce Lanegan en hobo, traversant la savane texane drapé dans son cache-poussière, je le sais, reviendra rôder aux solstices.

note       Publiée le mercredi 24 février 2021

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Raven › jeudi 25 février 2021 - 18:11  message privé !
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Oui. Je crois que c'est une affaire de côté de l'Atlantique où c'est usité, comme color/colour.

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torquemada › jeudi 25 février 2021 - 18:00  message privé !

Je n’avais même pas remarqué ! D’autant plus que les 2 mots ont le même sens.

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Raven › jeudi 25 février 2021 - 17:26  message privé !
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Leurs titres se différencient subtilement, à ces deux-là. Grey ici, Gray sur Blues Funeral.

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torquemada › jeudi 25 février 2021 - 08:15  message privé !

Très marrant d'entendre la première version de "Methamphetamine Blues", ça donne vraiment une idée du tournant artistique que Lanegan a opéré. A noter que "Gray Goes Black" n'a strictement rien à voir avec le morceau de "Blues Funeral".

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