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Mark Lanegan › Somebody's Knocking

cd 1 • 14 titres • 56:55 min

  • 1Disbelief Suspension
  • 2Letter Never Sent
  • 3Night Flight To Kabul
  • 4Dark Disco Jag
  • 5Gazing From The Shore
  • 6Stitch It Up
  • 7Playing Nero
  • 8Penthouse High
  • 9Paper Hat
  • 10Name And Number
  • 11War Horse
  • 12Radio Silence
  • 13She Loved You
  • 14Two Bells Ringing At Once

informations

produit par Alain Johannes

line up

Alain Johannes (guitare, basse, programmation, melodica, percussion, saxophone, synthétiseuer, chœurs), Mark Lanegan (chant), Rob Marshall (basse, programmation, guitare, piano, synthétiseur), Sietse von Gorkom (basse, programmation, guitare, mellotron, orgue, percussions, effets, synthétiseur)

Musiciens additionnels : Greg Dulli (guitare, chœurs), Martin Jenkins (programmation, synthétiseur), Martyn LeNoble (basse), Freek Cerutti (basse), Tom Nieuwenhuijs (batterie), Shelley Green (chœurs)

chronique

rock / new wave / blues / post punk / lanegan 'disque bleu' caporal

"Y a pas de mauvais Lanegan." Je sais pas quel imbécile a écrit ça, mais il aurait mieux fait de se faire porter pâle ce jour-là. On sent sur Somebody's Knocking, d'abord la suite des aventures neo-années 80/synth-lanegan de Phantom Radio et Gargoyle, mais aussi ce fumet cold rock à la Iggydiot, sans doute inspiré par son poteau Joshua - et bien sûr le Bubblegum et le Blues Funeral. Et toujours plus de New Order lanéganisé, par ce Mark le cul entre deux ou trois époques, qui laisse traîner ses songes sur les trames electro-pop-rock... Sauf qu'ici la sauce sonne un peu... Moche. Endimanchée. "Letter never sent" est affreuse, on dirait Mark bourré en karaoké (je HAIS ce morceau)... "Night Flight in Kabul", avant que je ne m'y fasse, m'est apparue comme tube-kloug (rien que ce titre, déjà), avec une ligne de basse harponneuse mais un arrière-goût craignos ! Bref c'était pas gagné avec l'apéro première impression, et j'ai été bien emmerdé avec le caractère "croûteux" de cet album au début. Pas tellement le vieux rock d'intro, plouc et marlou à souhait (et même con comme du Plastic Bertrand vu d'ici) ou l'aspect un peu Stephan Eicher de la sélection (j'aime bien Stephan Eicher, y en avait dans la radiocassette quand j'étais petit). Plutôt la raideur et la gaucherie que j'y ressentais, et l'aspect lo-fi forcé, avec la voix de Mark qui avait plus l'air d'une grossière champignonnière à polypes que du gosier tanné dont nous savourions le lent vieillissement. Oh oui, ce Lanegan-là passait toujours de traviole dans mes oreilles... Et puis... Passée ma première impression de Lanegan disgraillon, je m'y suis attaché à cet ingrat-gracieux Somebody's Knocking, notamment grâce aux lignes de basse, à la guitare batcave boucanée de "Dark Disco Jag", ou à cette "War Horse" de pas grand chose, mais apte à squatter ma caboche pendant plusieurs lunes. Et après une accoutumance assez pénible, j'ai savouré un Lanegan démarqué des autres, avec sa fusion retro-rouillée à lui, son mix de touches synthétiques et de sales cordes, vocales comme électriques... Avec son charme plus gourd et rugueux, sans être avare en moments contemplatifs inspirés (le New Order sublimé au blues de "Playing Nero", superbe, la mimi "Paper Hat", ou ce final troublant). Une sorte de Lanegan des docks, vieux loup-garou de mer, corsaire new wave attendant la livraison de mélodies eighties en containers, en clopant dans le brouillard lourd d'un matin d'hiver... "Gazing from the Shore" ? Un Lanegan à la fois mentholé et craspec avec son magnétisme de brigand popfolkblues, plus âpre que Phantom Radio ou Gargoyle. Granuleux. Si quelques passages me semblent toujours en carton, plusieurs me parlent donc désormais pas mal, avec leur côté baroudeur rêveur aux visions hybrides, et certains passeraient à l'aise dans une version alternative de Trainspotting (vous voyez pas Mark prendre la poudre d'escampette avec Renton sur "Penthouse High" ?) embaumant ma chambrée d'une bonne odeur de Lanegan tourbé et fumé. Bref, inutile de tourner autour du pot catalytique : ce vieux filou m'a encore eu, et son carnet de voyage ne manque pas de sel.

Bon
      
Publiée le jeudi 18 février 2021

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Lord Tom Envoyez un message privé àLord Tom

Oui contexte idéal, il est venu discuter dans la salle après concert le Lanegan des Docks ^^ très sympa, soirée mémorable. C'est vrai que sur certains titres le curseur lofi est poussé un peu trop loin et dessert la voix (Letter never sent... Trop cagibi) globablement très bon album artisanal

Raven Envoyez un message privé àRaven
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Voir Lanegan sur la tournée de ce disque précisément, aux relents si portuaires, dans une salle qui s'appelle les Docks (tiens je vois que j'ai placé ce mot en chro tant j'en ai la vision à l'écoute...) ??! Gros veinard ! #Jaloux.

Message édité le 19-05-2025 à 21:26 par Raven

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Lord Tom Envoyez un message privé àLord Tom

Je l'avais vu sur cette tournée, au Docks de Lausanne. En live ça rendait très bien, Disbelief suspension, Stitch it up et surtout Penthouse high. Penthouse house sacré titre! En longeant le Lac Léman de nuit, le côté Miami Swiss Vice était la.

Raven Envoyez un message privé àRaven
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"Sway now Sister sway"... j'adore ce passage !

"Skeleton Key" : elle est belle oui... Mais pour moi plus encore celle qui suit, "Daylight in the Nocturnal House". Émotions qui renvoient à Whiskey. Enfin on en reparle bientôt.

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allobroge Envoyez un message privé àallobroge

Un pur délice ce Lanegan, un petit coté Sisters, NO, qui ne peut que faire basculer le corbac du bon coté du 4 !

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