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Nosferatu › Lord of the flies

cd • 8 titres

  • 1Torturous
  • 2Ascension
  • 3The Tempest
  • 4Witching Hour
  • 5The Gauntlet
  • 6Six Feet Below
  • 7Darkness Brings
  • 8Lord Of The Flies

extraits vidéo

informations

The House In The Woods, Bletchingley, Surrey, Grande-Bretagne, août-septembre 1997.

line up

Dominic LaVey (chant), Damian DeVille (guitare, programmation), Doc Milton (basse)

Musiciens additionnels : Rat Scabies (batterie saur les titres 1, 2 et 4)

chronique

Peut-être serait-il plus agréable pour tout un chacun que je débute une chronique d’un disque de Nösferätü sans persifler mais j’avoue que c’est plutôt difficile. Tenez, là encore, une pochette cheap où les mecs croient qu’il suffit d’un plan rapproché sur une serrure ancienne, avec une fois de plus des couleurs moches. Tiens, d’ailleurs, cette pochette, elle me fournit prétexte à une autre pique…Quand un groupe doit afficher son featuring en aussi gros que son propre nom, ça sonne un peu mort de faim, non ? Un peu comme ces albums avec un sticker gros comme le poing avec le nom du producteur…Ca envoie quand même le signal que le blase du groupe ne suffit pas en lui-même. Dans le cas présent, c’est vrai que l’invité est prestigieux puisqu’il s’agit du batteur des Damned mais ça ne fait qu’amener de l’eau à mon moulin…’Hé, hé, pssst, z’avez vu, cette fois, Rat Scabies joue avec nous, notre album ne peut qu’être bon’. On va pas s’emballer trop vite non plus parce qu’en réalité, il ne joue que sur trois des huit morceaux, ce qui ne rend que plus pathétique encore cette couverture et son lettrage jaune infect, comme si c’était l’opus de la dernière chance. Il est clair que le jeu de Rat apporte un punch indéniable aux compositions en question et heureusement que nos vampires en carton ont eu la bonne idée d’user d’une boîte plus lourde que d’habitude (pas d’ironie cette fois, c’est un vrai progrès) sinon la transition eût pu être choquante. Pour être honnête, ‘Lord of the flies’ n’est pas un mauvais album, il est mieux produit, plus sombre, moins froid; bien sûr le trio n’a toujours pas compris que les petits sons synthétiques n’ont rien d’angoissant, Damian DeVille demeure prisonnier de ses tics de composition hérités du heavy mais trève de méchanceté gratuite, voilà clairement leur meilleur album depuis ‘Rise’ (qui a soufflé que c’était pas difficile ? Fi des moqueries, on a dit). Dominic LaVey chante bien, les chansons sont solides, témoignent d’un minimum d’envie de renouvellement (la double pédale programmée sur l’intro de ‘Darkness brings’), d’efforts (laborieux) pour densifier les atmosphères. Le contrat est rempli, sans excès de zèle, mais soyons beau joueur. Pas suffisamment pour en faire le combo culte que certains cherchent à vendre néanmoins. Nösferätü demeurent encore et toujours un projet de série B (n’est pas Dr Arthur Krause qui veut) qui tout en arborant bien haut le fanion ‘gothic’ demeure prisonnier du mot ‘rock’ dans son écriture (comme bien d’autres formations des 90’s), ce qui lui dénie l’audace dont il aurait besoin pour marquer la différence et mériter les galons suggérés par son nom. Quant on pense aux brûlots glauques laissés par les Sisters of Mercy, Fields of the Nephilim, Siouxise and the Banshees qui avaient les Stones, les Beatles, Bob Dylan, pour modèles, que penser de ces groupes qui, eux, revendiquaient clairement l’étiquette gothique pour se montrer si timorés dans l’exploration de cet aspect sombre ?

Bon
      
Publiée le jeudi 11 février 2021

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