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The Body › I've Seen All I Need to See

cd • 8 titres • 38:16 min

  • 1A Lament05:54
  • 2Tied Up and Locked In02:55
  • 3Eschatological Imperative04:37
  • 4A Pain of Knowing05:40
  • 5The City Is Shelled05:38
  • 6They Are Coming04:44
  • 7The Handle/The Blade03:38
  • 8Path of Failure05:10

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré par Seth Manchester à Machines With Magnets (octobre 2019). Masterisé par Matt Colton, Metropolis Mastering.

line up

Lee Buford (batterie), Chip King (guitare, voix)

Musiciens additionnels : Chrissy Wolpert (voix, piano), Ben Eberle (voix), Seth Manchester (programmation, claviers)

remarques

Sorti en cd, vinyle et fichiers numériques. Le nom de l'album est une citation de la première strophe de la chanson "Day Drinker" par Adam Faucett. Illustration par Alexander Barton.

chronique

Styles
hardcore
metal extrême
noise
Styles personnels
bourrinade en dentelles

"Cher ami, il y a de la friture, je ne vous entends pas très bien". Telle pourrait être l'épitaphe de cet album voire de la carrière de The Body, qui semble mettre un point d'honneur à figurer la transmission imparfaite de l'information. Il manque de tout, c'est une vraie passoire : l'intelligibilité des mots, le silence adéquat pour les intégrer, le temps imparti pour digérer... tout cela est englouti par les hoquets de cette musique qui, dans son entame, se joue de nos habitudes sensorielles un peu comme lorsque Type O- faisait croire à l'auditeur que le CD sautait au début de "World Coming Down"... quoi, y a pu de réseau ? Ben non, y a pu, et c'est donc à la noise, au métal, à la répétitivité inspirée des tribalidualismes neurosiens de nous l'expliquer encore une fois. C'est peut-être ce qui pourrait gêner aux entournures, ce besoin de nous dire et redire les choses, nous expliquer comme un vieux prof qui radote mais ça va, j'ai compris, mais j'entends aussi qu'il y a encore du monde à éclairer, des consciences à imprimer sur cet amas de caillasse tournant à toute vitesse autour de milliers de bombes atomiques explosant en permanence, brillant trop fort sur nos tronches d'agoraphobes adeptes de noise, de métal, de punk, de danses primitives et de répétitivité ! Il semble aussi aller de soi(n) que cet album doit s'écouter très, très fort. Les collages de bruits de bouches sur basses sur percussions se transforment en sorte de symphonie tonitruante dès qu'on met les potards non pas à 11 mais à 12, mesdames et messieurs, et je peux vous dire que vous pouvez y aller ! Vous avez le droit ! J'ai souffert pour vous pauvres pêcheurs, faites pas gaffe aux voisins, "c'est pour moi". C'est très bien produit donc vous pouvez également vous mutiler le cerveau avec un casque "hi fi" comme on dit. Dans le respect des gestes cadenas, des gestes enchaînés, des individualisations forcenées, des camisoles du respect. Enfin... voilà le bruit, "le son", sa substance, son existence, sa réception, "c'est le genre qui fait ça" : cette énumération colle bien à The Body, et s'il fallait le ranger dans une case bien précise, ça serait chez moi celle de "euh... encore un machin qui me fait trop cogiter. Ou peut être que mon cerveau est bien trop bavard, je dois être une sorte de bipolaire, "schizo maniaco psy-psychotique" comme dirait JJ". En quelque sorte, voici de la musique plus que maline : de la musique qui prend la tête, qui fait peut-être douter. De la musique puissante, efficace, mais pas très affectueuse, quand même.

note       Publiée le jeudi 4 février 2021

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Note moyenne        2 votes

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Procrastin › dimanche 11 avril 2021 - 03:14  message privé !

Bien cool, mais paradoxalement assez confortable.

Note donnée au disque :       
Damodafoca › jeudi 4 février 2021 - 18:50  message privé !

Un de ces groupes qui provoque encore quelque chose dans les formations à guitares. En plus, ils ont un discours assez intéressant. Hyper fan de ce nouvel album, dégueulasserie sonique.