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Destruction › Infernal Overkill

cd 1 • 8 titres • 39:26 min

  • 1Invincible Force
  • 2Death Trap
  • 3The Ritual
  • 4Tormentor
  • 5Bestial Invasion
  • 6Thrash Attack
  • 7Antichrist
  • 8Black Death

line up

Schmier (chant, basse), Mike (guitares), Tommy (batterie)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
thrash metal
Styles personnels
kvlt !!!

Le thrash est un de mes combustibles vitaux, malgré les prises espacées... Mais je ne suis peut-être pas le mieux placé pour parler de Destruction, puisque je suis longtemps parti du principe que Kreator et Sodom étaient amplement suffisants dans la section teutonne du genre. Moins branlo-techniques, plus efficaces ? Facile donc de dire en quoi Dédé est un groupe de thrash qui ne me fascine pas beaucoup, et pour lequel j'éprouve l'intérêt mécanique du commissaire-priseur devant un tapis persan à estimer. Le tapis persan c'est les notes de Mike bien sûr. Y a du vomi verdâtre sur le tapis ? Bien sûr c'est Schmier. Alors avec mes airs de dédain, pourquoi j'en parle du Dédé, hein ? Parce que sans les premiers Destruction, j'ai l'impression qu'il manque une pièce du puzzle thrash dans ces archives, qu'il manque un Tormentor dans la boîte à Tormentor, et je veux réparer cela, car en tant qu'archiviste je suis Construction... Et s'il faut retenir un Destruction long format, c'est assurément Infernal Overkill. Il serait un peu tarte de nier le plaisir aigrelet procuré par ce premier album aussi véloce que féroce. Ne serait-ce que pour le riff galopant sur "Death Trap", et tous ces riffs plutôt bien retranscrits par cette pochette gozerienne et délicieusement vieille école à la Petagno du pauvre (ce qui va bien avec le titre motörheadien). Le thrash de Dédé sur Infernal Overkill, c'est comment ? Je procéderais par musicien : le batteur je sais pas trop s'il a plus de caractère que celui d'AC/DC, et s'il sait frapper juste, mais il fait bien crépiter mes tweeters. Le chanteur-bassiste quant à lui est du type grenouille glaireuse (en un mot : batracrade), moins occulte que celui de Sodom même s'il y a du démon dans sa gnaque, et incarne fort bien cette période de transition entre speed/thrash et black-metal - le metal extrême des origines en somme. Mais, plus encore que cette diction germano-crapoteuse : Mike, astiqueur de manche notoire. Ses solos certifiés "n'importe quoi sous forme électrique", ou encore Tipton-Downing 2-en-1 mais bourrés, forment un dédale assez unique... C'est cette guitare élastique et prompte au chaos mélodique, qui fait le sel de Destruction. C'est à la fois sa personnalité et sa damnation : elle peut faire un effet hallucinatoire, surtout à fort volume ("Thrash Attack" !), ou elle peut tartiner sur la rythmique au point de filer la migraine. Infernal Overkill oscille donc sans cesse entre l'accroche martiale et le barbouillis épique... Mais sa cinétique ne sera plus jamais aussi roborative. Dans le genre cheveux qui tombent comme un solo sur la soupe, Obituary feront encore mieux, mais ce Mike était presque une faction à lui seul, comme une hydre de phalanges-scoubidous. C'est la fête à la branlette, ouais, mais on suit les riffs sur ce champ de bataille en cadavres de bouteilles... Et puis entre nous, mieux vaut encore s'envoyer cette petite saloperie d'Infernal Overkill, que n'importe quel album d'Overkill tout court !

note       Publiée le mardi 26 janvier 2021

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Gouzi › mercredi 27 janvier 2021 - 22:03 Envoyez un message privé àGouzi

Je dirais même plus : ze ainvisible force ov trve jouissive Iveule darkness . Tout simplement incontournaible

zugal21 › mercredi 27 janvier 2021 - 18:44 Envoyez un message privé àzugal21

Zi innevinnecibeul force of Iveule

Note donnée au disque :