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Destruction › Sentence of Death

cd 1 • 6 titres • 19:36 min

  • 1Intro
  • 2Total Desaster
  • 3Black Mass
  • 4Mad Butcher
  • 5Satan's Vengeance
  • 6Devil's Soldiers

line up

Schmier (chant, basse), Mike (guitares), Tommy (batterie)

remarques

chronique

Y sont pas touchants les Dédés, avec leurs falzars en similicuir et leurs cartouchières ? Et ces écarts de gambettes école Phil Lynott et Elvis Hallyday, c'est pas beau ça ? Y a de la vaillance sous ces méga-tignasses, nom d'un pentagramme en pâté de foie ! 1984, c'était pas Orwell : manspreading, terrorisme capillaire et fétichisme militaire. Le tout dans un cimetière... Belle mentalité ! Le jeune métalleux d'alors ose vestimentairement, dans le sillage de Sir Kilmister et Lord Halford, s'inspirer de la guerre. Qui plus est allemand, même si presque suisse comme Destruction, à quelques kilomètres près ! En ces temps reculés où je n'étais qu'un résidu de néant encore loin de songer à postuler comme gamète, de jeunes hardos moins sociaux que les autres découvraient au fil de leurs gammes les saveurs enivrantes du Malin. Ils étaient encore sous le choc de Venom et de Slayer, et enregistraient des disques comme celui-ci. C'est quelque chose l'adolescence, tournée vers le bas comme ces crucifix... Essayez de pas trop focaliser sur les cheveux (ils en sont fiers comme des Brian May de la pampa, mais le dessin d'Eternal Devastation les mettra mieux en valeur) et appréciez plutôt l'alchimie artisanale de cette pochette, et de cette musique laide, muée par les forces souterraines. Les débuts de Destruction, c'est bien ce qu'on peut qualifier de "proto black metal", presque autant que ceux de Sodom. Moins que Bathory, mais plus que Slayer, si vous préférez... Et avec une intro "Belzébuth est fan de Van Halen" qui présente déjà le démonstratif mais passionné Mike, cette salade de doigts généreuse jusqu'à être nauséeuse. Les deux autres se contentent de remplir le peu d'espace restant, avec leurs moyens respectifs... Schmier imite-t-il un oiseau de proie sur "Total Desaster" (sic) ? J'en sais rien mais ça a de la gueule. Bancal, autant que déjà techniquement pété, tel est bébé Dédé. Désuet, mais assez délectable. Ça manque un peu de moelleux mais c'est tonique, on l'sent descendre. Il est taquin, on s'y ferait vite ! Autant je suis pas fana de ce groupe, autant l'apéritif de leur discographie se déguste, même si j'ai une légère préférence pour Infernal Overkill, par-delà boule et jaune. Dédé fera par la suite de plus en plus technique et de moins en moins occulte, son metal sera de moins en moins cornu et de plus en plus biscornu, mais ça ne le rendra pas forcément meilleur. Ici il y avait encore une fraîcheur, si j'ose dire, un son roots (même si moins que sur la première version Bestial Invasion of Hell), le son du juvénile Destruction encore baigné dans le morbide, et de ce guitar-hero piégé dans les catacombes, se défendant comme il peut contre les ossements à coups de cascades de notes aussi enchevêtrées que ses tifs.

note       Publiée le mardi 26 janvier 2021

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Rikkit › jeudi 28 janvier 2021 - 00:43  message privé !

Réécouté pas plus tard que la semaine dernière, plus jouissif que les premiers Sodom perso, c'est le bazar mais ça joue un poil plus précis tout en gardant tout l'arsenal infernal des autres teutons. Total Desaster quoi.