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Andavald › Undir skyggðarhaldi

cd 1 • 5 titres • 36:27 min

  • 1Forspil
  • 2Afvegaleiðsla
  • 3Hugklofnun
  • 4Undir Skyggðarhaldi
  • 5Eftirspil

line up

I. (guitare, batterie), M. (guitare lead), G. (basse), Jón (batterie), A.F. (voix)

Musiciens additionnels : Sveinn Alxander Sveinsson (voix additionnelle), Dulvitund (synthés), K.P.V. (synthés)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
mid tempo / dépressif

Des Islandais qui sortent de nulle part, ou presque. Kvarforth enrhumé au chant ; Ondskapt dépressif à la guitare ; Xasthur à l’ambiance. Un concentré de ce que le black metal mid tempo a donné de meilleur. Le premier disque sort 5 ans après la formation du groupe, tout est carré. Intro/outro sobre ; arpèges malicieux ; leads hypnotiques 100% mineur ; et trois longs titres qui tissent des toiles d’araignée dans lesquelles on se love volontiers. L’entrée en matière se fait en douceur sur l’excellent « Afvegaleiðsla », où l'atmosphère se pose au fil des répétitions. Le spectre de Deathspell n’est jamais très loin, et les mélodies dissonantes de l’époque Paracletus traînent de-ci de-là. La batterie, avec un sens « jazzy » du placement de caisse claire, frappe un rythme tranquille, sournoisement entraînant. Et puis, cette performance vocale, qu’en dire ? Impressionnante de bout en bout. Un chant de gorge très froid, comme un cri rauque sans cesse étouffé. Inhumain, ou plutôt, qui ne paraît humain que dans ses moments de folie. Il faut l’écouter sur le troisième titre, « Hugklofnun », naviguer entre les glaires et la toux, le rire et les pleurs, pour se répandre en hurlements paroxystiques en fin de morceau (« no fun », en effet). Le triplé gagnant se clôt sur « Undir skyggðarhaldi », avec le seul blast du disque, des arpèges hypnotiques, et puis cette rupture en milieu de morceau avec la ligne de basse qui se met à serpenter, et le batteur qui embraye dessus tout en finesse, alternant ride et hihat... c'est beau. Et ça fait mal aussi parce que c’est court, trop court ! Satan sait que les trois quatre dernières années de black metal ont été plutôt vache maigre, que le genre a l’air de se tarir, que les grands noms tombent un peu dans la redite ou partent explorer d’autres voies, mais voilà, Andavald straight outta nihilo et mine de rien, ravive un peu la flamme. Une certaine essence du black est contenue dans ce petit joyau islandais, même si on n'est pas dans les « standards » du style. Andavald est à mettre au panthéon des groupes tordus, blackeux jusqu’au bout des orteils précisément parce qu’ils s’offrent une certaine liberté musicale. 2021 : c’est l’heure où les gens sérieux peuvent commencer à parler de l’année 2019. Et s’il fallait faire des tops, peut-être bien qu’Undir skyggðarhaldi en caresserait les sommets.

note       Publiée le mercredi 6 janvier 2021

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Shelleyan aka Twilight › jeudi 7 janvier 2021 - 01:01  message privé !
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Pas mal de bonnes choses, niveau musique et atmosphère mais ce type de voix ne me plait pas du tout, hélas...